Blague à part. Toute vérité est bonne à dire

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Dans une évocation narrative, mi-roman, mi-autobiographie, l'auteur met à disposition, à travers des lettres adressées à ses proches, une série de faits vécus et romancés par lui. Il les agrémente d'humour sans annihiler le sérieux des problèmes sous-jacents. Drogue, enrichissement illicite, intrigues, corruption et mensonge : c'est l'inversion des mœurs dans les domaines politique et religieux qui est décrite. C'est un livre à lire pour savoir si, blague à part, toute vérité est bonne à dire.
Publié le : mardi 5 avril 2016
Lecture(s) : 2
EAN13 : 9782140007378
Nombre de pages : 276
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BenoîtMOUNDÉLÉNGOLLO
BLAGUE À PART
TOUTEVÉRITÉESTBONNE ÀDIRE Édition revue et corrigée
Blague à part Toute vérité est bonne à dire Édition revue et corrigée
Benoît MOUNDÉLÉ-NGOLLOBlague à part Toute vérité est bonne à dire Édition revue et corrigée
- Congo
Du même auteur :
Du Coq-à-âne, préface d’Antoine Letembet Ambilly, Les Éditions Hemar, Brazzaville, 2002.
Libres pensées, textes et discours réunis, préface de Noël Kodia, Les Éditions Duboiris, Paris, 2004.
Un peu de tout, Les Éditions Hémar, Brazzaville, 2005.
À bâtons rompus, préface de Mukala Kadima Nzuji, Les Éditions Hemar, Brazzaville, 2008.
Lettres ouvertes, préface de Théophile Obenga, Les Éditions Hemar, Brazzaville, 2009.
À lire si vous avez un peu de temps, Les Éditions Hemar, Brazzaville, 2012,
Fantasmons ensemble un instant dans un SNOPRAC,Les Éditions Hemar, Brazzaville, 2013,
Je plaide non coupable, Éditions L’Harmattan, 2014,
Cocktail Molotov bourré de vérités détonantes qui explosent dans un SNOPRAC, Éditions L’Harmattan, 2015.
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-08760-3 EAN : 9782343087603
LETTRE D’UN DE MES NEVEUX, TENANT LIEU DE PRÉFACE
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CHER ONCLE, Je t’avais fait remarquer le risque de protestations, Qu’il y avait De la part de tes parents, amis et connaissances, À qui tu t’adresses en les citant nommément dans le livre, Ainsi que celui qui pourrait résulter, De la part de ceux qui ne le sont pas, – Mais – Qui auraient souhaité eux aussi, Être mis en vedette comme les autres le sont. Ayant entendu et compris tes explications ce jour-là, Je t’avais proposé d’écrire la préface de ce livre, Parce que j’étais vraiment séduit par son contenu. Comme tu avais refusé de me faire ce second honneur, Je t’envoie la présente lettre comme contribution, En espérant, ou en priant Dieu afin que, Tu daignes l’insérer dans ton ouvrage, Pour en compléter le contenu que je trouve insuffisant. – En effet – J’ai constaté l’absence du côté humaniste, – Qui te caractérise – Je te suspecte de l’avoir fait par modestie, – C’est pourquoi – À travers le témoignage que je viens porter ici, Sans vouloir te gêner dans ta discrétionJe voudrais contrebalancer tous les méfaits, Que tes persécuteurs ne manquent aucune occasion de saisir, Pour te nuire, te diaboliser et te déstabiliser moralement. – En dehors d’eux, Dieu merci – Il existe beaucoup de personnes qui reconnaissent, Ta générosité ainsi que ta charité naturelle. Je vais le démontrer sans les citer nommément, Ni nommer les bénéficiaires, Des services que tu as rendus de bon cœur. Sous cet angle tu vois que, BLAGUE À PART,
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TOUTE VÉRITÉ N’EST PAS BONNE À DIRE, – Contrairement à ce que tu soutiens – C’est pourquoi je m’oppose à toi, pour te contredire. Sur ce point.
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Sans que ce soit exhaustif, voici quelques faits : À un ami, parent de surcroit, qui ne pouvait pas le faire, – Parce que trop éprouvé – Tu t’étais proposé d’amener le corps de sa mère, De Brazzaville au village, éloigné de plus de 400 km, Sur une mauvaise route non-bitumée. – C’est ainsi que pendant le voyage – Tu t’étais embourbé avec le cercueil à 2 heures du matin, Pour t’en sortir après trois heures de travail et d’efforts inouïs.
Tu l’avais fait tout en n’assistant pas, Au banquet de noces d’un de tes amis avec son épouse, Alors que tu étais ce jour-là l’un des témoins du mariage. Je sais que ton ami, (l’éprouvé qui avait perdu sa mère), – Et non pas le marié – Te garde une reconnaissance infinie surtout que, Comme le sont tous les enfants qui aiment leur mère, Il nourrissait, et il continue présentement de nourrir, Un amour infini à sa défunte mère chérie, Qu’il continue à pleurer jusqu’aujourd’hui, Sans jamais oublier ton acte de charité fraternelle et amicale. BLAGUE À PART, PUIS-JE CITER LE NOM DE TON AMI PARENT? En me répondant négativement, comme je le sais, TU VOIS QUE TOUTE VÉRITÉ, N’EST PAS BONNE À DIRE.Tu sembles pourtant le nier, en soutenant le contraire.C’est pourquoi je m’oppose à toi, sans vouloir te nuire.
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Certains citoyens et certaines citoyennes, Te gardent dent pour n’avoir pas eu des maisons,
Du temps où cela dépendait de toi pour en avoir. Certes, mais, J’ai aussi entendu plusieurs témoignages, De gratitude, de remerciement et de reconnaissance, De la part de beaucoup de citoyens et citoyennes, Qui te bénissent et prient Dieu, Afin que ce Dernier t’accorde une longue vie, Agrémentée d’une bonne santé et de bonheur infini. Ils et elles ne l’ont jamais oublié, crois-moi. BLAGUE À PART, je ne cite pas leurs noms car, Tu le voisTOUTE VÉRITÉ N’EST PAS BONNE À DIRE, Je ne suis donc pas d’accord avec toi, Quand tu affirmes et soutiens le contraire. (4) Lorsque tu avais fait ton accident de circulation, Sur la route nationale n° 2, entre Ollombo et Gamboma, L’Aérodrome de Maya-Maya était noir de monde, À ton arrivée par hélicoptère évanoui que tu étais, Comme à ton départ et à ton retour de Brazzaville et de Paris, Avant et après tes soins en France dans un Hôpital Militaire. C’était la manifestation de ce que, d’après moi, Beaucoup de personnes te portaient dans leurs cœurs, Malgré les apparences qui sont souvent trompeuses, Elles continuent à le faire. On ne peut pas bénéficier d’une telle manifestation de sympathie, Si on n’a pas fait ou, si on ne fait pas beaucoup de bien, Envers ceux et celles qui te la témoignent si spontanément. BLAGUE À PARTTOUTE VÉRITÉ EST PEUT-ÊTRE BONNE À DIRE,Je suis d’accord avec toi, dans ce cas précis.(5) À Paris, j’ai rencontré un cadre Congolais, Qui m’avait rendu un service inestimable en ton Nom, Au motif que tu l’avais aidé à aller enterrer son père àSibiti, Capitale du Département de la Lékoumou,
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Parce qu’il s’était adressé à toi dans la détresse, Après l’accident de son père qui venait de tomber d’un palmier, En se fracassant les reins et la tête. Je te jure que ce cadre continue de jurer par toi. Il m’avait même dit que lorsque tu étais hospitalisé en France, Après ton accident sur la Route Nationale n° 2, De la Province où il vit, il était monté à Paris, Pour te rendre visite pendant ta convalescence. Ici, je me permets de citer seulement son Nom. Il s’appelle MABIALA, te souviens-tu ? BLAGUE À PARTTOUTE VÉRITÉ EST PEUT-ÊTRE AUSSI BONNE À DIRE, Je suis d’accord avec toi en partie.
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Beaucoup de Prêtres Catholiques y compris des Evêques, Et des Sœurs Religieuses, Parlent en bien de toi, je les ai entendus citer tes œuvres, Faites à l’endroit de l’Eglise et de leurs Communautés, Ainsi que les services que tu as rendus et que tu continues de rendre, Aux Séminaristes, dans l’anonymat, Surtout quand ils sont ordonnés Prêtres, Et qu’ils doivent célébrer leur première messe. Ici les faits existent bel et bien, je t’assure les personnes aussi, – Mais – Je ne peux citer ni les Evêques, ni les Prêtres, Ni les Séminaristes, ni les Sœurs Religieuses qui en parlent. – Alors – BLAGUE À PARTJ’ai raison de dire: TOUTE VÉRITÉ N’EST PAS BONNE À DIRE, Comme tu as aussi raison de dire : TOUTE VÉRITÉ EST BONNE À DIRE, Nous sommes donc quittes
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Il y a beaucoup d’exemples que je pourrais continuer à citer, En parlant par exemple de certaines veuves, des orphelins,
Des handicapés, des élèves et étudiants, Des simples paysans, paysannes, villageois et villageoises. Je pourrais aussi citer le nombre d’Écoles que tu as construites, Sans oublier que les habitants d’Oyo, Ont eu pour la première fois de l’eau courante, Grâce à ta générosité, Et que le premier avion qui a atterri dans cette localité, Etait un petit mono moteur qui était piloté par ton défunt cadet, Le lieutenant Jean Pierre ASSOUA, Qui l’avait fait sur une piste de 400 mètres, Aménagée par toi, aidé en cela par, Monsieur Maurice N’GUESSO, dit Vieux MOMO, Qui travaillait à l’époque à Hydro-Congo, – Mais – Comme je sais que je te gênerais énormément, Dans ta discrétion, Je m’arrête ici tout en te donnant raison, En soutenant comme tu le fais : BLAGUE À PART-TOUTE VÉRITÉ EST BONNE À DIREEt pourtant au fond de moi je me rétracte en disant : BLAGUE À PARTTOUTE VÉRITÉ N’EST PAS BONNE À DIRE
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Pour clôturer sur le fond de mon propos, Je te prie de m’excuser quand je te demande, De publier le contenu d’une lettre de remerciement, Que j’avais lue à ton insu sur ton bureau, – Je t’en demande pardon – En demandant également à son expéditeur de me pardonner, – Car – Je le fais sans avoir obtenu son autorisation préalable. – De toute façon – Je ne la signe pas de son nom, comme il l’avait fait, – Alors – Comme c’est un descendant des Apôtres de JESUS, Je suis pardonné d’office.
« Yaya Général »,
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