Cet ouvrage et des milliers d'autres font partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour les lire en ligne
On lit avec un ordinateur, une tablette ou son smartphone (streaming)
En savoir plus
ou
Achetez pour : 15,99 €

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

Partagez cette publication

Màlàl Bah
C’est moî qu’îl épouserà Roman
C o l l e c t î o n
C’est moi qu’il épousera
Encres Noires Collection fondée par Maguy Albet et Emmanuelle Moysan La littérature africaine est fortement vivante. Cette collection se veut le reflet de cette créativité des Africains et diasporas. Déjà parus Dia (Hamidou),Les sanglots de l’espoir, 2016. Ali Ahmed (Youssouf),Le mystère du second temple, 2015. Batumike (Cikuru),De fil en exil, 2015. Ambassa Olinga(Philippe),Ayangma, 2015. Wa Bwanga (Bwanga),Tumultes mémoriels. Debout Congo ! Il est temps de se ceindre les reins, 2015 Costa (Aurore),La complainte de l’Iroko, 2015. Kingué (Angèle),Pour que ton ombre murmure encore..., 2015. Wekape (Lottin),Je danserai pour toi ce soir,2015. Gnaama (Bali Banka),L’homme de cuivre,2015. Kavungu (Aristote),Il ne s’est presque rien passé ce jour-là, 2015. Sermé Tiémoko (Rémy),Pleurs dans la nuit, 2014. Hama (Baba),Kalahaldi, 2014.  Ces douze derniers titres de la collection sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site www.harmattan.fr
Malal BAH
C’est moi qu’il épousera
Du même auteur La veuve violée,Les Grilles d’Or, 2011. (Grand Prix de l’AIRF)
L’auteur a bénéficié pour la rédaction de ce livre d’une résidence d’écriture à la Villa Marguerite Yourcenar et d’une bourse du Conseil Général du Nord.
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08729-0 EAN : 9782343087290
À celle qui m’a offert son cœur, Souadou, ma bien-aimée.
Condé descendit de la luxueuse voiture qu’il conduisait et vint ouvrir la porte pour sa fiancée. Halimatou sourit. Elle sauta dans ses bras, l’embrassa et prit sa main. Ils se dirigèrent vers le portail de la concession. Elle appuya sur la sonnette. Alors qu’ils attendaient, son fiancé la regarda. « Es-tu contente qu’on se marie ? demanda Condé. — Oui, mon cœur. J’en deviens folle. Je t’aime. » Le gardien ouvrit le portail et ils entrèrent. La concession leur était familière. La cour était très vaste. Deux allées partaient du portail. L’une aboutissait à la porte de la maison et l’autre, plus vaste, donnait sur le garage. Les deux allées étaient bordées de fleurs. Là-bas, dans un coin, un terrain de basket avec son panier unique chômait depuis la construction de l’édifice. Halimatou a toujours préféré la piscine qui se trouvait derrière la maison. Le reste de la devanture était un tapis de gazon toujours vert et bien tondu. Avant de prendre les deux marches d’escalier qui conduisaient à la terrasse, Halimatou appela : « Maman ! Où es-tu ? » Sa mère sortit de la cuisine. « Me voici, dit-elle. Je suis toujours heureuse de vous voir ensemble. »
9