Camille Pigel et l'équipage mystérieux

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Camille, Silke et James, adolescents issus de différents pays européens, entament un voyage initiatique dans un sous-marin, à bord duquel ils doivent mener une quête pour retrouver des objets. Mais le danger rôde. Réussiront-ils à rentrer chez eux ?
Publié le : jeudi 4 février 2016
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EAN13 : 9791026203919
Nombre de pages : non-communiqué
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Claude Carroué

Camille Pigel et

l'équipage mystérieux

 


 

© Claude Carroué, 2016

ISBN numérique : 979-10-262-0391-9

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À SDH from SDT et K da Gr8.

 

Une Camille mouillée

La pluie tombe à gros torrents le long de la Chaussée de Louvain. Il n'y a pas un chat dans la rue. Camille Pigel se dit que c'est bien son jour de chance ! C'est vrai qu'une telle drache au mois de mai, au moment même où elle met le nez dehors, c'est rageant ! Elle décide qu’il est temps de quitter le porche sous lequel elle est abritée depuis une dizaine de minutes. Il suffit de courir vite pour ne pas être trempée. La jeune fille brune s’élance en pestant contre cette mauvaise note qui lui a valu cette corvée d’aller chercher le pain du soir pour la famille. Elle sent bien que son jeans commence à être très mouillé. Non vraiment, les quelques mètres la séparant de la boulangerie ne devraient lui prendre qu’un instant. Voyons, elle a récemment obtenu la médaille d’argent aux soixante mètres inter-collèges. Et Camille aurait sans doute gagné si la vainqueur n'avait pas eu d'aussi longues jambes !

Elle s'élance enfin. Mais voilà, les pavés de Bruxelles sont déjà recouverts d’eau et sont pour beaucoup branlants. L'eau cache les aspérités des pavés à ses yeux marron. Elle glisse, ses pieds se dérobent alors sous elle. Elle essaye de reprendre son équilibre et la chute semble bien longue.

Elle laisse tomber la monnaie pour acheter le pain. Les pièces roulent le long du caniveau, semblent hésiter, puis, décidées, tombent à travers la fine grille de la bouche d'égout. Elle peut dire adieu à son argent de poche maintenant ! Et la jeune fille n'a pas remarqué qu'une des pièces qu’elle a laissé échapper présentait une marque bien singulière.

Camille se protège la tête et ses poignets s’apprêtent à rencontrer durement le sol. Mais la chute ne vient pas.

Elle ressent de forts picotements tout le long de son corps et a l'impression d'être tirée sans ménagement par les chevilles. Son cœur bat très fort. Elle effectue un roulé-boulé les yeux fermés, et s'évanouit quelques secondes.

Pourquoi le choc n’est-il pas celui escompté ? Que signifie cette forte odeur d’huile et de linge sale ? Et surtout, d’où viennent ces lattes de parquet en bois qu’elle aperçoit du coin de sa paupière droite ?

Elle se relève doucement, sans rien de cassé, regarde autour d’elle et ne peut s’empêcher de laisser échapper un cri de stupéfaction.

 

Un James déridé

Le soleil tombant rougit les cheveux de James. Ce grand garçon blond de douze ans n’apprécie guère les ballades sur les rives aménagées au bord de la Tamise, avec ses bancs ornés de têtes de sphinx. Spécialement lorsqu’elles sont bondées le week-end, ce qui est précisément le cas en cette fin de samedi. C’est à peine si l’on peut apercevoir un mime qui prend un malin plaisir à reproduire les gestes d’un garde royal. A vrai dire, la passion de James, c’est la peinture. Alors rester exprès à Londres, tandis qu’il pourrait, comme il le fait habituellement, s’escrimer à reproduire les mouvements saccadés des ailes des moineaux se posant sur la pelouse de la résidence secondaire familiale dans la banlieue londonienne, cela le contrarie beaucoup. Il aura bien le temps de découvrir plus en profondeur la capitale anglaise quand il sera étudiant en beaux-arts au Royal College of Art ! La foule bigarrée qui arpente les rues anglaises lui fournira une multitude infinie de modèles pour ses dessins.

Le London Eye, la grande roue au cœur de la capitale de Sa Majesté, achève d’égayer totalement son humeur morose. Il finit par admettre qu’Uncle Georges et Aunt Pauline ont bien eu raison de l’amener : comme c’est gai de se retrouver tel un géant à contempler les vénérables Big Ben, une énorme horloge sur une tour, et Buckingham Palace, la résidence de la famille royale, sans oublier le mystérieux siège du MI6, les services secrets. Il en oublie même ses griefs contre ses parents qui, une fois encore, ont du s’absenter pour des raisons professionnelles.

Et puis le ciel est dégagé, il fait bon et il a même retiré son polo griffé Ralph Lauren violet et au col vert pour le mettre sur ses épaules.

Il accepte bien volontiers d’aller dans le parking quasi désert à l’autre bout de la rue mettre les pièces dans le parcmètre afin de régler le stationnement.

« Cling » résonne la première pièce de 5 pence, « cling » lui répond poliment la seconde en écho. James attendra longtemps le « cling » devant sanctionner le passage de la troisième pièce. Celui-ci ne viendra jamais. Le vertige qu’il s’est flatté d’avoir ignoré durant son séjour sur la grande roue le gagne instantanément. Sa tête lui paraît tourner comme une toupie. Le son étouffé qu’il perçoit comme dans le lointain n’a rien en commun avec les bruits de la grande ville. Il a juste le temps de noter qu’il est privé de l’usage de la vue depuis quelques secondes avant de s’évanouir.

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