Damnation 8 le Retour du Corbeau

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Hors des murs magiques, les armées de Milmort se massent dans les plaines d'or... Après leur arrivée remarquée au sein d'Anîm, les apprentis de Lume et d'autres s'entraident pour sauver leurs vies.
La suite des aventures de Silarôn Belor, et de ses compagnons.
Publié le : jeudi 28 février 2013
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1. Le Retour du Corbeau Le monde aurait pu se résumer à cette cage. Les souris dansaient dans la lueur d’un feu mourant, se faufilant entre les parois de pierre. Des barreaux bloquaient la porte de la liberté. Un bruit de pas retentit. Dans une cellule, un géant guettait l’arrivée du geôlier. Il n’était autre qu’Élam, dépouillé de ses armes, avec pour seule compagnie, des rats aux petits yeux oranges. Un sentiment d’impuissance terriblel’avait grignoté davantage que ces rongeurs agaçants. À peine arrivée dans cet endroit maléfique, il avait dû se rendre aux mages noirs. Ces derniers ignoraient la signification du terme « hospitalité ». La princesse Léna et Oriana avaient été conduites ensemble dans une chambre, et faites prisonnières. Pour d’obscures raisons, cela allait sans dire. Élam savait qu’elles allaient bien grâce à son lientélépathie avec sa Prémiscine, mais l’avenir devenait de plus en plus sombre pour sa protégée de jour en jour. Que voulaient les mages noirs à Oriana ? Pour la princesse, cela ne faisait aucun
doute sur leur attention : ils allaient la livrer à Milmort pour sauver leurs vies.  Élam se serait bien occuper de réduire leurs affreuses existences en lambeaux, mais on l’avait attaqué avec de nombreux sorts d’immobilisation. Il en avait eu le dos raide pendant près d’une journée entière. Aujourd’hui, il montrait les dents. Les barreaux avaient été enchantés magiquement pour être indestructibles. Le Roc se sentait incapable de contrer ce sort pour ouvrir la porte de sa cellule. Plus que tout, ses armes lui manquaient le plus. Les savoir à son côté lui donnait une impression de force omniprésente.  Les pas se rapprochèrent. Élam, en prenant garde à ne pas toucher les barreaux, se tordit le cou pour voir le couloir. Au fond, une porte à moitié pourrie s’ouvrit sinistrement. Un jeune homme apparut, le regard vif et las à la fois. Plus que tout, de la détermination scintillait au sein de ses prunelles. Une
épée étrange paradait sur son flanc, mais son geôlier ne s’en souciait guère. Il poussa son prisonnier dans une cellule à côté de celle d’Élam, son visage éternellement caché sous son capuchon. Inutile d’essayer de vous servir de votre épée contre ces barreaux, vous ne feriez que vous infliger des souffrances inutiles. Nous avons étudiés votre lame pendant que vous dormiez et, si nous avons été incapables de la toucher, nous avons pu mettre au point un maléfice capable de contrer sa puissance, voire de la retourner contre son détenteur, expliqua le mage sur un ton froid. Silarôn ignora son interlocuteur. Il avait aperçu la silhouette imposante du Roc dans la geôle qui jouxtait la sienne et se demandait comment on pouvait être aussi grand et large à la fois. Tandis que son geôlier s’éloignait, il recula dans l’ombre et s’assit sur une paillasse malodorante. Un pichet d’eauétait assailli par les petites créatures poilues contre le mur de pierre froide. Seule la lueur tremblotante d’une torche éclairait les lieux. Désireux de savoir quel était son compagnon d’infortune, Silarôn se rapprocha des barreaux. Ces derniers étaient entourés d’une aura malsaine. Autant ne pas prendre le risque de les toucher. Qui êtes-vous ? demanda Silarôn après une longue minute de silence. Et vous ? répondit poliment le géant d’une voix de stentor.Si je vous le disais, vous vous mettriez à rire…se Mon ns de l’humour se limite auxde bataille. Vous pourriez champs me dire que vous êtes un simple fermier que je n’en serais pas le moins du monde étonné, commenta le Roc sur un ton nostalgique. Je déteste cet endroit…faudrait être fou pour le trouver agréable, mais je suis bien fermier, Il avoua Silarôn après un bref instant de silence. Et que faites-vous ici ? Ce n’est pas un endroit pour les fermiers !  Jesuis un mage… Enfin, il semblerait que j’en sois un. Mes pouvoirs étaient restés latents pendant des années. Ils m’ont enfermépour discuter ici tranquillement de mon sort. Il semblerait que Milmort n’ait pas digéréperte la de son frère.
Vous l’avez tué ?Ma magie s’est révélée au mauvais moment, au mauvais endroit et il avait tué mon père. Je vois, observa le Roc d’une voix plus douce. Mes condoléances. Je m’appelle Élam et comme on dit, l’ennemi de mes ennemis est mon ami. Alors que proposez-vous pour sortir d’ici ?barreaux absorbent une certaine quantité de magie. Ils sont par Ces essence destructibles, déclara Silarôn en reprenant espoir. Reste à savoir si mon pouvoir sera assez fort !  Nos deux pouvoirs devraient en être capables, renchérit le Roc. Je suis un mage, moi aussi, sauf que je n’appartiens à aucun de vos ordres. Je viens de la Confédération. Je suis de la couleur Rouge et vous ? Du Bleu. Vraiment ! s’exclama-t-il sur un ton ébahi. Alors allons-y, ces affreux barreaux ne devraient pas nous poser de problèmes ! Je ne peux pas, je suis encore trop faible, regretta Silarôn pour modérer les ardeurs du Géant. Je suis resté de nombreux jours dans le coma, entre la vie et la mort. Pour l’instant, je suis incapable d’utiliser la magie.C’est dommage… Cela veut dire que nous allons passerun long moment ensemble, marmonna le Roc, déçu. Autant partir sur de bonnes bases. Dîtes moi, comment vous êtes-vous retrouvé ici ? Silarôn commença à raconter son histoire. Élam tut la sienne, en partie, ne révélant que le minimum autorisé.
* * *  Deux jours plus tard, les armées se massaient au pied de la colline qui abritait Anîm depuis la nuit des temps. Des tentes avaient été disséminées sur la plaine, formant une série de taches rouges sur une toile d’herbes brûlées. Les
guerriers aux armures rouilléesattendaient l’arrivée de leur souverain. Milmort ne devrait pas tarder. Il y avait là toute une assemblée de mercenaires, de soudards et quelques gardes royaux.Perdal n’avait jamais possédé une force armée aussi importante de toute son histoire ; étant en paix avec la Confédération. Les Barons du Nord perdaient trop de temps à se combattre les uns les autres pour représenter une menace. Àl’Est, les Monts Hélibel étaient une étendue sauvage à la faune impressionnante et à l’Ouest, on trouvait l’océan Garanéen, connu de l’autre côté du continent Exodus, sous le nom de l’océan des Reflets. Au même endroit, les landes Vagabondes, une étendue désolée, étaient entrecoupées de falaises d’une hauteur prodigieuse et de récifs infranchissables.
 Dans ces conditions, Orianan’attendait pas d’aides de la part de ses compatriotes de la Confédération Roc. Elle avait déniché la princesse selon les directives de l’Oracle des Déesses, l’ayant reconnu au premier regard. Maintenant, il lui restait à découvrirl’élu mentionné dans la prophétie de l’Oracle. Hélas, elles étaient toutes les deux cloitrées dans deux salles adjacentes d’apparence austère.Au dehors, à travers une vitre sale, elle voyait les soldatss’agitertravers à leurs campements, à la manière d’une bande de spectres rayonnants dans la grisaille surnaturelle de ce début de journée. Léna se trouvait dans la pièce à côté, si proche et à la fois si éloignée. La Prémiscine l’entendait sangloter. Elle allait être livrée à Milmort. Oriana se doutait dececi, elle l’avait vu. Sa vision avait été rapide et vague, mais pas vaine.Elle savait à présent que l’éluqu’elle cherchait, était ici-même, quelque part. Et quelque chose lui avait paru très familier dans sa vision, un peu comme si elle connaissait ce jeune homme qu’elle n’avait entraperçu qu’un instant dans un flash aveuglant. Dans son dos, la porte s’ouvrit brusquement. Oriana, d’un bond précipité, se mithors de portée d’un sort, au cas où. Lemage hirsute et mesquin se nommait Baler. Il siégeait au conseil. Ses grands yeux sombres et maléfiques
l’effleurèrent à peine;il vérifiait que rien n’avait été dérobé ou brisé dans la chambre. Des cheveux gris s’effilochaient sur le crâne du vieillard à l’intelligence sans faille. Il l’avait interrogé denombreuses fois et avait même tenté de lui forcer à révéler ses secrets. Oriana avait résisté à sa magie avec une telleforce qu’il n’avait pas retentél’entreprise. Aujourd’hui, son sourire aurait fait fuir une nuée de corbeau. jeune damoisel Venez, le, il semblerait que quelqu’un soit très intéressé par vous, ordonna-t-il avant de lui jeter un sort d’immobilisation.Oriana ne le sentit même pas venir. Bientôt la volonté du vieillard s’imposa à la sienne et la poussa à lui emboîter gentiment le pas. En colère, la Prémiscine s’aperçut que toute résistance était vaine. Baler la fit traverser un dédale de galeries, d’escaliers et de couloirspleins d’ombres mouvantes, la menant toujours plus haut. Oriana était inquiète. Qui était cette personne ? Alors qu’ils passaient devant une gargouille grimaçante, Baler dit sur un ton méprisant : Il semblerait que vous allez nous aider à gagner cette guerre…Oriana frissonna mais ne réussit pas à faire fonctionner ses cordes vocales. En fait, Baler l’en empêchait grâce à son maléfice. Il semblait y prendre un malin plaisir. Enfin, ils atteignirent une porte richement décorée. Oriana fut introduite à l’intérieur. Le Soleil entraità flot par une grande fenêtre et illuminait un large canapé de velours, débordant de coussins écarlates. Sur ce dernier, un individu était assis, un verre rempli d’un liquide ambré entre les mains. Quand il releva la tête, Oriana manqua de défaillir. Des prunelles de braises rougeoyèrent dans la pénombre. ma chère, mon griffon et moi avons fait de la route rien que pour Oui venir vous voir. Qu’en dîtes-vous? Mais que vous êtes pâle, c’est à mourir littéralement ! Dalanor leva son verre en guise de salut, avant d’éclater d’un rire horrifiant.* * *
 Pendant ce temps, dans sa chambre, la Princesse Léna marchait de long en large comme une lionne en cage. Ils avaient emmené Oriana, la première femme qui ne lui avait pas menti dans son existence ! Des larmes de rage dévalaient ses joues. Ses cheveux de la blonde obscurité s’agitaient aux rythmes de ses mouvements convulsifs. Elle était venue ici dans le but de s’allier aux mages pour leur permettre de survivre ! En réponse, ilsl’avaient enfermé, l’abandonnant à unesolitude. Bientôt, Milmort viendrait. Les mages la terrible livreraient à l’odieux personnage et c’en serait fini de sa liberté et de Perdal. Qui sait ce qu’il lui ferait subir. Des histoires de viols macabres couraient dans le royaume. Léna avait entendu des femmes en parler à la Cour, plus horrifiées les unes que les autres. On ne lui avait jamais expliqué, à elle, ce que l’homme faisait exactement à la femme à ce moment là. Léna prenait véritablement conscience de son manque d’éducation. Comment pourrait-elle s’opposer à quelque chose dont elle ignorait presque tout ? Cette attente la rendait folle ! Ses tremblements étaient autant dus à sa colère qu’àpeur. Il fallait sa qu’elle fasse quelque chose. S’enfuir, se cacher, n’importe quoi ! Ou elle allait finir par devenir folle. Alors qu’elle s’approchait de la porte de sa chambre, l’horizon se fendit subitement. Un drap immaculé virevolta jusqu’à ses mains tendues. La magie était innée dans la famille royale.La Princesse s’en saisit avec brusquerie et maladresse à la fois. Elle lui donna la forme d’une auréole. Cette dernière déchiqueta la porte sur un éclat impénétrable, évacuant sa rage. Léna s’approcha del’entrée ravagée avec stupéfaction. Heureusement, elle reprit bien vite ses esprits et s’engouffra dans l’ouverture. Elle prit soin de rabattre son capuchon sur sa tête avant de disparaître vers les profondeurs obscures de la citadelle.
2. Retour de Flammes
Catherine avait réuni autour d’elle tous les apprentis qui l’avaient accompagné lors de safuite. Elle marchait d’un bon pas dansun large couloir en direction des cachots. Les jumeaux avaient invoqués une armée de lutins braillards,avec l’aide des autres adolescents. Ils avaient formé des escadrons d’éclaireursbougons et tapageurs. Ces derniers avaient été dispersés dans toutes les directions et devaient venir les renseigner au moindre problème. Ted avait convoqué un Gobelai pour lui servir d’interprète aux baragouinages des petits peuples. Ce dernier avait des horribles oreilles comme celle d’un Lynx et des yeux de hiboux, grands et jaunes. Ses mains grisâtres se crispaient sur un bâton étrange où figuraient de nombreuses runes. Il portait aussi un couvre chef de plumes bleutées, qui dissimulaient sa figure ronde, austère et laide.D’après Tod, c’était un Gobelai magicien, une créature très rare chez ce peuple intermédiaire. Ted avait aussitôt sympathisé avec ce dernier qui se nommait « Manorengorsiasoldo », un nom que personne à part lui n’avait réussi à prononcer. Il lui fut finalement attribué un diminutif : Mano.  En tout cas, Mano semblait extrêmement s’amuser. Il écoutait tout en
souriant étrangement. Il faisait la taille des jumeaux et dépassait même certains apprentis. Mais il parlait toutes les langues existantes et pouvait faire apparaître du Feu. Ce qui restait très pratique dans des couloirs obscurs. Quoique fou, il était très civilisé, voire plus que la plupart des hommes qui peuplaient ce Royaume. Catherine fut prévenue lorsqu’une personne arriva dans leur direction. D’après Mano, elle courait sans savoir où elle allait. D’après l’odorat des Lutins, c’était une jeune femme.D’à peu près votre âge, femme blanche, assura Mano en s’adressant à Catherine.
Le Gobelai avait l’accent d’un paysan du Grand Sud. Ce qui faisait bien rire Tod de temps à autre. Il avait aussi l’œil d’un dément aux abois; et se contrôlait visiblement. Les Gobelais étaient des êtres instables. Où est-elle ?s’enquit Catherine d’une voix de velours.Elle ne se trouve qu’à une vingtaine de mètres sur notre gauche. Il y a un croisement un peu plus loin où nous pourrons l’attendre, répondit Mano d’une voix pleine de gravité. Le groupe atteignitl’endroit indiqué en même temps que Léna. Cette dernière tomba presque nez à nez avec le Gobelai. Son cri résonna longtemps en écho sur les murs de la maléfique citadelle. Il fallut tout le savoir faire Catherine pour la calmer. Mano, lui,hurlait de rire, au point d’être secoué de frissons; le pagne de feuilles qui lui servait de vêtements révélait par moment des pans de chairs disgracieuses. Un regard de Ted lui fit rapidement reprendre contenance. Mais ses grands yeux jaunes brillaient toujours et une larme de folie en perla. Tout va bien, ce n’est qu’un Gobelai, déclara Catherine en soutenant la Princesse. Je suis une Mage Blanche, à votre service. J’ai manqué de peu de mourir de peur en voyant cette affreuse créature !Je vous prieraid’être unpeu plus poli, rétorqua Mano, les humains sont aussi laids aux yeux de mon peuple que les Gobelais aux votre. Si un jour nous devons bâtir des liens, il faudra faire fis des différences corporelles.
Léna en ouvrit des yeux ronds. C’était extrêmement charmant. Elle s’excusa aussitôt comme on lui avait appris à la Cour. Le Gobelai gagna en suffisance. Vous êtes Noble ? demanda soudain Catherine. et magicienne, déclara aussitôt Léna en dévisageant son Certainement, interlocutrice. Je croyais que tous les mages blancs avaient été tués. Vous voyez bien que non, commenta Ted avec un grand sourire qui lui donnait l’air d’un garnement.Vous êtes certain de ne pas être un démon, jeune maître, s’inquiéta le Gobelai, hilare.
Superstition ridicule, rétorqua Tod. Vous me le redirez quand vous serez tombé sous les crocs d’un Makhas, renchérit Mano. Si vous restez vivant bien entendu, je vous ferai cuir des sauterelles. Parlez-vous de ces gros génies volants aux griffes plus longues que votre tête ? demanda la petite voix terrifiée d’une apprentie.suis sensé prendre cette comparaison sur mon crâne comme un Je compliment ? En tant que Gobelai, je pense qu’il en serait préférable, répondit Tod avec une expression moqueuse. Je ne fais pas parti d’une sous race, petit prétentieux, contesta le Gobelai sur un ton hautain. Bon, taisez-vous, nous avons notre ami à délivrer, intervint Catherine sur un ton autoritaire. nous approchions enfin du caractère philosophique du concept de Nous race et il a falluque…Le Gobelai s’interrompit en cafouillant, devant le regard de la jeune magicienne. Léna fut un peu étonnée que ce soit une fille plus jeune qu’ellequi commande une petite armée d’apprentis. Elle décida de lui faire confiance et de l’accompagner pour sauver ce garçon. De plus, elle pensait pouvoir retrouver Élam. Catherine n’y vit pas d’inconvénientsmais garda un œil sur Léna. Qui sait ? Quelques minutes plus tard, alors qu’ils allaient emprunter un escalier, Mano lança un cri d’alerte.D’obscures etd’anciennes créatures mal attentionnées vous attendent plus bas, commenta-t-il, en tremblant. Nîa, jura Catherine entre ses dents, ignorant le Gobelai effrayé. L’horrible jeune femme venait desurgir des ténèbres. Son charme sinistre fit même tressaillir la princesse Léna, qui avait pourtant rencontré Milmort à de
nombreuses reprises, un être des plus intimidants. Personne, pas même les invocations, n’avait senti l’aura deNîa. Elle fixait le groupe avec mépris. Vous n’avez rien à faire ici, c’est le conseil qui m’a envoyé vous intercepter. Je seraisravi de te tuer Catherine, mais ils m’en ont interdit,à moins que tu te rebelles. Dis-moi que tu vas le faire ! Mais très certainement ! Soudain, Catherine fut projetée en arrière contre le mur aux reflets hideux. Les jeunes Initiés s’écartèrent précipitamment. La jeune femme tournoya et heurta de plein fouet l’un de ses frères qui allait intervenir pour bloquer la magie ensorcelante de Nîa. Oh ! J’avais oublié de te dire, ils m’ont donnéles moyens de m’occuper de toi en cas de problème, ajouta Nîa sur un ton triomphant. Catherine fut brutalement plaquée contre le plafond. Le Gobelai se cacha derrière Ted, ne laissant entrevoir que son gros œil jaune. Les apprentis terrifiés s’écartèrentSeule Léna surgit entre Catherine et son précipitamment. assaillante ; sa fureur venant plisser ses lèvres douces. Catherine gémissait de douleur, environnéed’une aura violette. La mort ne sera pas le pire, je vais te faire tant souffrir que tu oublieras jusqu’à ton nom, jusqu’à ta vie, promit Nîa sur un ton mauvais.Les yeux sombres étincelèrent d’une lueur malsaine.Léna se dressa, Alors, libérant ses longs cheveux blonds aux mèches sombres de son capuchon. Sa paume fit éclater l’Horizon telle une avalanche de glace. Le voile immaculé prit une forme aiguiséeet fendit l’air dans une pluie d’étincelles. Le sortde Nîa fut littéralement coupé en deux et cette dernière repoussée en arrière sur un cri de stupeur.  Catherine glissa doucement le long du mur, du sang jaillissant de son nez La princesse avait un regard puret dure comme l’acier.Qui es-tu ? rugit Nîa, sur un ton brûlant de fureur, ensanglantée.
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