Dans l'enfer de Montlédier

De
Publié par

Après une rupture amoureuse, Julien de Laurac se réinstalle à Montlédier dans le château de ses ancêtres. Là, seul, dans une atmosphère sombre et médiévale, il commence à rédiger une oeuvre littéraire. Afin de trouver une inspiration nouvelle, il enquête sur l'histoire de sa famille et ne tarde pas à découvrir des notes prises par son grand-père qui font état d'un Saint-Trésor enfoui dans la tombe du frère rose-croix François de Chazal de la Genesté. A partir de cette découverte inattendue, le château de Montlédier s'anime la nuit d'une manière inquiétante et la vie de Julien devient un véritable enfer.
Publié le : mercredi 1 novembre 2006
Lecture(s) : 205
EAN13 : 9782336282640
Nombre de pages : 284
Prix de location à la page : 0,0135€ (en savoir plus)
Voir plus Voir moins
7 jours d'essai offerts
Ce livre et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois
DANS L’ENFERDEMONTLÉDIER
© L'HARMATTAN, 2006 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris
L'HARM ATTAN, ITALIAs.r.l. ViaDegliArtisti 15 ; 10124 Torino L'HARMATTANHONGRIE Könyvesbolt ; Kossuth L. u. 14-16 ; 1053Budapest L'HARMATTANBURKINAFASO 1200 logements villa 96 ; 12B2260 ; Ouagadougou 12 ESPACEL'HARMATTANKINSHASA Faculté des Sciences Sociales, Politiques etAdministratives BP243, KIN XI ; Université de Kinshasa – RDC L'HARMATTANGUINEE Almamya rue KA028 En face du restaurant Le cèdre OKB Agency Conakry - Rép. deGuinée BP 3470
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 2-296-01495-X EAN : 9782296014954
Christophe CHABBERT
DANS LENFER DE MONTLÉDIER
L'Harmattan Hongrie Könyvesbolt Kossuth L. u. 14-16 1053 Budapest
Roman
L’Harmattan 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris FRANCE Espace L’Harmattan Kinshasa L’Harmattan Italia Fac..des Sc. Sociales, Pol. et Via Degli Artisti, 15 Adm. ; BP243, KIN XI 10124 Torino LHarmattan Université de Kinshasa – RDC ITALIE
L’Harmattan Burkina Faso 1200 logements villa 96 12B2260 Ouagadougou 12
Du même auteur
Arthur Rimbaud, œuvres poétiques, Paris, Lacoste,Coll. « Parcours de lecture », 2000.
Arthur Rimbaud, œuvres poétiques, Lacoste,Coll. «Classiques », 2000.
Paris,
Bertrand-
Bertrand-
Malcolm de Chazal, l’homme des genèses, L’Harmattan,Coll. «Critique littéraire », 2001.
Petrusmok de Malcolm de Chazal : radioscopie « roman-mythique »,Paris, l’Harmattan, 2001.
Frédéric Parcheminier, poète du dedans,Paris, l’Harmattan,Coll. «Critique littéraire » 2003.,
Paris,
d’un
Àma femmeCatherine,
et à mes enfants,Gauthier, Quentin etClotilde.
Aux poètes René Depestre et Malcolm de Chazal
«At ille cum paululum inclinatus fuisset ad colligendum, rex, eleuatis manibus, securem suam capite eius defixit. « Sic, inquit, tu Sexonas in urceo illo fecisti ». Grégoire de Tours,Histoire des francs, 1 II.
I
Montlédier, 21 janvier 2002, 23 heures 40
La blessure
Julien s’éveilla à l’aube. Il ouvrit lesyeuxlentement. Du jour naissant, derrière les volets, il ne percevait qu’une lumière pâle, diffractée sur le mur, en rayures régulières. Il était las, encore engourdi par le sommeil. L’atmosphère avait quelque chose d’étrange. Curieusement, il pensa à celle qu’avait imaginé Malrauxau début deLa condition humaine. Ce roman, il l’avait détesté la première fois qu’il l’avait lu, ilyavait longtemps déjà. Ce matin-là, par une inexplicable analogie, il
1 «Alors qu’il s’était légèrement baissé pour le ramasser, le roi leva les bras et abattit sa hache sur sa tête. « C’est ainsi, dit-il, qu’à Soissons, tu avais levé la main sur ce vase ».
9
retrouvait l’ambiance particulière de l’Orient, sa violence sourde, sa magie barbare. Il ferma lesyeux, comme pour chasser le souvenir de cette lecture qui n’avait aucune espèce d’importance aujourd’hui. Au dehors, l’on entendait la mer. L’onde bruyante laissait entendre son fracas désordonné. Lentement, il tourna la tête. Jeanne dormait près de lui. Il percevait son souffle feutré entre deuxbourrasques rageuses. Il approcha la main de ce corps inerte et alangui qu’il aimait tant. Délicatement, il saisit le drap et le fit glisser le long des jambes de la jeune femme pour la voir encore. Tout s’était passé si vite. Son regard courait avidement sur cette chair frémissante. Les longs cheveuxnoirs de Jeanne tombaient en pluie fine, çà et là, enroulés comme des fils de soie. Il voulut s’approcher davantage. Ses lèvres, sur la peau, retrouvaient l’odeur qu’il avait perçue, hier, dans l’obscurité. Jeanne se réveillait peu à peu. Elle ouvrit enfin les yeux. « Je te déteste », dit-elle à mi-voix. Lui aussi, il l’aimait. Julien s’assit. La fraîcheur du bois sur son dos le fit tressaillir.Àcôté de lui, Jeanne semblait dormir à nouveau. Tout était calme. Elle le faisait mourir lentement.Etait-il prêt pour cette aventure ? L’amour, c’était bien de lui dont il s’agissait. Qu’en savait-il, lui, de l’amour ? Sa vie n’avait été qu’un long sophisme soutenu en continu par l’illusion que la littérature lui donnait de la réalité. Par veulerie ou peut-être par snobisme, il avait appris par cœur des pages entières deChateaubriand, de Baudelaire, d’Artaud, de Rimbaud et de tant d’autres 10
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.