Danse ! tome 27

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Tourner un téléfilm ? C'est chouette ! Nina est folle de joie. La voilà partenaire de Mo dans Prince hip-hop. Mais le succès de son amoureux fait -au moins- un jaloux. Problème "à l'approche"! Nina en a un autre : le métier d'actrice lui convient-il...vraiment ? Sa réponse décidera (peut-être) de son avenir...





Publié le : jeudi 2 septembre 2010
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EAN13 : 9782266209236
Nombre de pages : 69
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Anne-Marie Pol



Prince hip-hop




Tu danses,
tu as dansé,
tu rêves de danser…
Rejoins vite Nina et ses amis.
Et partage avec eux
la passion de la danse…
Pour Jacqueline Mirande, ma petite mère en littérature
Résumé de DANSE ! no 26 :
La victoire de Nina
Nina enrage : Olivier Fabbri, son père, lui a joué un sale tour ! Au lieu de la conduire à Paris après leur départ de Cannes, il l’a emmenée au fin fond de l’Aveyron chez Sunrâyi-Kâ-Lâlâ – l’ex-hippie grand-mère d’Émile Legat – où elle doit (théoriquement) se remettre de son opération de l’appendicite.
Une surprise : Mimilou est là !
N’empêche.
Entre le père et la fille, la situation est plutôt électrique. Rassérénée une minute par une lettre d’Odile (sa « belle-maman ») lui demandant de choisir le prénom du demi1, Nina supporte mal la vraie raison du voyage en France d’Olivier : un rendez-vous de travail à Paris ! Elle aurait donc pu rentrer directement avec lui et reprendre la danse chez Camargo ! Bouderie, larmes et colère. Résultat : son père repart sans l’avoir embrassée.
Mais…
Un coup de fil de Mo rend sa pêche à Nina ! Éric Torrès, le réalisateur du téléfilm Prince hip-hop, vient de renvoyer Helen Mark, la jeune Anglaise qui devait jouer le rôle principal. On lui cherche une remplaçante. C’est « l’occase à saisir », d’après Mo ; il meurt d’envie que Nina soit sa partenaire. Il faut qu’elle vienne passer l’audition… ! Pour ne pas décevoir son amoureux, Nina est décidée à affronter Olivier Fabbri. Hélas, impossible de le joindre ! Elle s’inquiète : s’il avait eu un accident sur la route ? Cette question (angoissante) lui permet de comprendre combien elle aime son père. Et elle réussit à convaincre Sunrâyi-Kâ-Lâlâ de la laisser partir à Paris pour le retrouver…
Une fois ensemble, père et fille se réconcilient enfin. À cette occasion, Olivier révèle à Nina un élément essentiel de leur histoire commune : il a été un enfant abandonné. Détail qui explique l’hostilité de Viviane Valois, son ex-belle-mère ; elle aurait préféré un mari plus prestigieux pour sa fille Aurore. De son côté, Olivier la soupçonne d’avoir trafiqué la mobylette avec laquelle, lui et sa fiancée, ont eu l’accident qui a empêché la jeune fille de continuer la danse.
Nina prouve à Olivier que sa grand-mère ne PEUT PAS être coupable. Il se laisse convaincre et, poussé (un peu-beaucoup) par Éva Miller, finit par accepter que sa fille passe l’audition. Elle est choisie.
Quelle joie !
Mais…
Nina va apprendre qu’une victoire n’est pas forcément totale…
1-
Futur demi-frère (ou sœur) de Nina.
1
Mo, Papa et moi
En sortant de l’école Camargo, j’ai envie de bondir et de tourbillonner. Mon cœur tape. Ses battements précipités scandent :
CHOISIE-CHOISIE-CHOISIE !
Aussi magique que le Sésame1 d’Ali-Baba, ce mot m’ouvre la porte sur un trésor :
— Le rôle féminin de Prince hip-hop
Et je serre la main de Mo. Très fort.
— … C’est pas génial ?
Il éclate de rire :
— Trois fois que tu le répètes ! Hé, ho ! tu rêves pas, Nina. C’est du vrai-de-vrai.
Oui.
Mais la réalité me fait drôle. La réussite surprend… souvent. Son contraire aussi – je vois. Les filles qui se sont présentées à l’audition s’éloignent, tête basse, le long de la rue Gît-le-Cœur. Ça m’attriste un (tout petit) peu. Quoique. Il fallait bien une gagnante. Et ce coup-ci, c’est moi. Voilà.
— N’empêche, chuchote Mo. Dans tout ça, y a un truc zarbi…
Vu mon air étonné, il précise :
— … La présence de Zita chez Camargo, tiens !
Et je fais : « Oh ! » Tout à ma victoire, j’avais oublié la Reine du Moi-Moi-Moi.
— Qu’est-ce qu’elle fichait à l’audition ? poursuit-il. Qui l’a convoquée ?
Bonne(s) question(s).
J’y réponds d’une voix hésitante :
— Mme Suzette, qu’est-ce qu’on parie ? Zita était une de ses chouchoutes.
— Tu as raison.
Nous échangeons un coup d’œil significatif.
Pas gênée, Zita Gardel ! Elle n’appartient plus à l’école ? Aucune importance ! Elle s’y est présentée sans complexe ! Sa copine Alice2 n’a pas eu le même toupet. Ah ! elle est forte, la Vip’… ! Soudain, ça me colle (presque) mal au cœur. L’aurai-je TOUJOURS dans les pattes ?
À penser à elle, une ombre grisâtre ternit ma joie.
— Fais pas cette tête ! rigole Mo. C’est TOI qui es prise, non ?
Cette évidence merveilleuse me rend le sourire.
Je n’ai rien à faire de Zita Gardel. RIEN. Et elle ne peut RIEN contre moi.
Compris, Nina ?
À cet instant, surgissant du passage, apparaît…
— Papa…
Il vient aux nouvelles ! Je crie à pleins poumons :
— … ON M’A CHOISIE !


Ensuite…
Je suis devenue une bulle. Fragile et irisée. Je plane-voltige-dérive dans un ciel bleu-bonheur…
D’abord, mon père a dit à Mo : « Content de te connaître mieux. » Pas trop tôt en effet ! Depuis le temps. Ils se sont serré la main. Puis Papa m’a embrassée et… félicitée !
Il nous a emmenés « fêter l’événement ». On déjeune tous les trois ensemble dans un petit resto génial. Il y a du caviar d’aubergines, des boulettes de viande à la menthe et, au dessert, des loukoums roses et verts.
Ça me rappelle l’Égypte3.
Soudain, j’en ai presque la larme à l’œil.
— Tu repars quand ? je souffle à Papa.
— Dès demain soir, Bichette.
Je soupire. Il ajoute :
— … Mais je prendrai le temps de signer ton contrat avec Télé 31.
Là, je souris. Mo aussi, qui s’écrie :
— Vous verrez, Monsieur, on va faire un film… géant ! Vous ne regretterez plus que votre fille tourne.
— Bah… j’en ai pris mon parti. Bien obligé.
Ses restrictions m’agacent, mais Papa s’adresse (très) gentiment à Mo :
— Dis donc, si tu m’appelais « Olivier », toi ?
— Oui, Monsieur, répond-il.
Et on rigole – comme si c’était drôle !
À vrai dire…
Je suis plutôt chamboulée. Mon père fait TOUT pour être gentil. Comment lui dire que j’ai remarqué ses efforts et l’en remercier ? Sortir une phrase alambiquée ? Pas mon genre.
Et… l’idée !
Je déchire un morceau de la nappe en papier.
— Qu’est-ce qui te prend, Nina ? s’étonne-t-il.
— Tu vas voir.
Fouillant au fond de mon sac de danse, j’y déniche un Bic. Cachée par ma paume gauche, j’écris des « choses » sur mon bout de papier.
— Quoi ? demande Mo.
— Des noms pour mon demi.
— Lesquels, Bichou ?
— Top secret !
Je replie avec soin le débris de nappe et je le donne à Papa.
— C’est juste pour Odile et toi, je murmure. Mais tu ne le liras que là-bas… hein ? Vous déciderez ensemble du prénom qui vous plaît le plus…
— D’accord, ma petite chérie.
Mon père range le message dans son portefeuille. Et quand il relève les yeux, je trouve qu’ils brillent… beaucoup.
1-
« Sésame, ouvre-toi », formule qui, dans le conte Ali Baba et les quarante voleurs, permet au héros d’entrer dans la caverne au trésor.
2-
Alice et Zita, alias les Vipères Sisters, sont parties de l’école Camargo après « l’affaire des chaussons ». Voir Le miroir brisé, no 20 et Peur de rien ! no 21.
3-
Le père de Nina travaille au Caire. Elle-même y a séjourné. Voir du volume no 12 au no 17.
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