Daphné et le karaté

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Daphné est plutôt timide et manque de confiance en elle. Elle trouve sa vie grise et ennuyeuse. Elle a peu d’amies, sans compter qu’elle est le souffre-douleur de « Maxime La Terreur ». Pour tromper son ennui, sa mère lui remet le livret des activités sportives et récréatives offertes dans la ville. Daphné se découvre alors un nouvel intérêt qui va transformer sa vie. Comment s’y prend-elle pour que le petit nuage noir qui planait au-dessus de sa tête cède la place à un arc-en-ciel de bonheur ?
Publié le : samedi 21 mai 2011
Lecture(s) : 22
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782896825653
Nombre de pages : 114
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Micheline Lanthier
Daphné
et le karaté

Daphné
et le karaté

collection météorite
Daphné
et le karaté
roman
Micheline Lanthier
Pour la publication de ce livre, Bouton d’or Acadie a
bénéficié de l’aide financière du Conseil des Arts du
Canada, du Patrimoine canadien par l’entremise du
partenariat interministériel avec les communautés de langues
officielles, et de la Direction des arts du
NouveauBrunswick.
Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation
réservés pour tous les pays.
Titre : Daphné et le karaté
Texte et illustrations : Micheline Lanthier
Conception graphique : Lisa Lévesque
Papier ISBN 978-2-923518-31-2
PDF ISBN 978-2-89682-215-7
ePub ISBN 978-2-89682-565-3
erDépôt légal : 1 trimestre 2008
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À Réjean
et à ma muse, Jade
Mot de l’auteure
Comme la plupart des mamans,
j’ai participé bénévolement à
différentes activités de ma fille. J’ai
ainsi côtoyé beaucoup de jeunes
comme toi, des Sarah, des Daphné,
des Chloé et, évidemment, quelques
«Maxime La Terreur». J’ai également
rencontré plusieurs professeurs: de
ballet, de théâtre, de piano, de soccer
et, tu l’auras deviné, de karaté. Des
personnes formidables. Tu sais, des
gens qui savent nous mettre à l’aise
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et nous font sentir importants. Tu
connais sûrement un professeur
comme ça.
Pendant des années, tous ces
gens ont su toucher mon cœur et
imprégner mon esprit. Un jour,
cependant, ils ont déclenché un
vrai vacarme dans ma tête, au
point où j’ai cru que mon petit
cerveau allait éclater. C’est alors
que Daphné et les personnages de
ce roman se sont mis à me parler.
Ils me suivaient partout et me
chuchotaient continuellement leurs
secrets à l’oreille. Désormais, il n’y
avait plus moyen pour moi de
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regarder un film tranquille ni
même, à mon grand désespoir,
d’arriver à dormir !
J’ai dû, pour avoir un peu de
répit, tailler mon crayon et écrire
ce roman afin de te raconter leur
histoire. À toi maintenant de la
découvrir, et à moi le bonheur de
pouvoir enfin dormir !
Bonne lecture.
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Sarah Maude a encore
remporté une médaille en patinage
artistique. Une médaille d’or, ce
n’est pas rien !
J’envie énormément Sarah
Maude. Non pas parce qu’elle fait
du patinage ; moi, je déteste ça. En
fait, j’envie Sarah Maude parce
qu’elle a beaucoup d’amies. De
plus, elle est assez jolie. Elle a de
grands yeux noirs et des cheveux
hyper-longs. Tu sais, le genre de
filles qu’on voit dans les publicités,
qui font tourner les regards et qui
rendent les garçons complètement
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gagas. Quant à moi, je suis plutôt
quelconque. Du genre fantôme, tu
vois ce que je veux dire? Dans un
groupe, personne ne me remarque :
je suis la fille invisible. Mes parents
ont beau me dire que je suis
mignonne, il y a des jours où
j’aimerais bien lui ressembler.
Sarah Maude marche comme une
princesse, les épaules droites, la
tête haute. Personne ne l’embête.
Elle n’a pas l’air snob, non. Elle a
juste l’air… l’air bien.
En fait, j’ai l’impression de
n’avoir jamais rien d’intéressant à
dire. Sarah Maude, elle, parle de
ses compétitions, de ses médailles,
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de ses sorties avec ses amies. Il y
a toujours des tonnes de filles
autour d’elle. Comme des mouches
autour d’un pot de miel. Moi, je
suis tellement timide qu’à la récré
les filles me fuient. Je suis une
catastrophe, un cataclysme d’ennui.
Alors, lorsque la cloche sonne, je
me retrouve immanquablement
seule. Toute seule !
Aujourd’hui encore, je passe la
récré en comptant les minutes et
en observant les élèves qui jouent
et s’amusent. Misère! Qu’est-ce
qu’ils ont tous de plus que moi?
Jamais je n’ai trouvé un quart
d’heure aussi long.
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Bzzz… bzzz… bzzz.
Mais c’est quoi, ce
bourdonnement ? Désespoir ! Pourquoi
estce seulement les taons qui me
courent après !
Ce midi, Anne-Sophie Tremblay,
mon enseignante, annonce que
nous devons nous regrouper en
équipe de deux pour faire le
prochain travail. Ouach ! Je déteste
travailler en équipe. Il n’y a jamais
personne qui me choisit. Je suis
toujours celle qui reste. Chloé
aussi. Beurk! Chloé, mademoiselle
«Plus-Que-Parfaite». Chloé, qui
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excelle dans tout et qui ne se gêne
pas pour s’en vanter à tout le
monde. Beurk, beurk et re-beurk!
Je dois vite me trouver quelqu’un.
J’ai beau chercher dans tous les
coins et recoins de la classe, plus
personne n’est libre sauf…
—Bon, Daphné, Chloé, vous
êtes les dernières. Vite,
rapprochez vos pupitres.
Mon cœur bondit dans ma
poitrine. Ouach! Me voilà encore
une fois coincée avec Chloé,
mademoiselle Plus-Que-Parfaite.
—Bon. (Madame Tremblay
commence pratiquement toutes
ses phrases par ce mot…) Vous
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avez la période pour faire le
travail, dit-elle en remontant ses
lunettes, qui pendaient sur le bout
de son nez.
Elle poursuit en nous
informant que nous devons discuter
d’une de nos activités préférées en
prenant, chacun son tour, le rôle
de l’intervieweur et celui de
l’interviewé. Au sourire de Chloé, je
peux voir qu’elle est enchantée.
Elle pourra ainsi, encore une fois,
parler de ses nombreux exploits.
Et c’est de sa voix de crécelle
qu’elle se dépêche de m’expliquer
qu’elle fait de la natation tous les
mercredis depuis deux ans. Sur ce,
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elle ouvre son pupitre et en sort
une photo. Et je la vois, elle, en
maillot de bain rouge sur un
podium, avec au cou une médaille
de bronze. Chloé Plus-Que-Parfaite
avec une médaille de bronze ! Moi,
j’ai beau m’échiner à pratiquer
la brasse, mon style est loin de
ressembler à celui de la petite
sirène!
—C’était l’automne dernier.
J’ai suspendu ma médaille au
babillard de ma chambre,
ajoute-telle.
Et patati, et patata. Je hoche la
tête de temps à autre, histoire d’être
polie et de paraître intéressée.
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Impossible de toute façon pour
moi de placer un mot, car Chloé
est un vrai moulin à paroles.
Aujourd’hui, cela ne me dérange
pas vraiment, car je n’ai rien
d’intéressant à raconter. Quel ennui!
Je jette un coup d’œil sur
l’horloge: 3 h 17 min. Dans trois…
deux… un…
— Dring !
Ouf! Sauvée par la cloche! La
torture est enfin terminée.
—Bon, à lundi matin, hurle
madame Tremblay à travers le
bruit des pattes de chaise qui
crissent et les exclamations de joie
des élèves. Et surtout, n’oubliez
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Daphné est plutôt timide et manque de confiance
en elle. Elle trouve sa vie grise et ennuyeuse. Elle a peu
d’amies, sans compter qu’elle est le souffre-douleur de
« Maxime La Terreur ». Pour tromper son ennui, sa mère lui
remet le livret des activités sportives et récréatives offertes
dans la ville. Daphné se découvre alors un nouvel intérêt qui
va transformer sa vie. Comment s’y prend-elle pour que le
petit nuage noir qui planait au-dessus de sa tête cède la
place à un arc-en-ciel de bonheur ?

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