Dark Beauty

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A l'approche du bal de fin d'année chez les sorciers, tous les coeurs semblent s'enflammer. Mais le bonheur ne sera que de courte durée, puisqu'une série de meurtres vient entacher la réputation de la Witchcraft Academy. Alexia tentera de découvrir qui se cache derrière ces sanglants assassinats, au risque de perdre à jamais celui qu'elle aime. Entre mensonges et trahisons, Lexi parviendra-t-elle à lever le voile sur les sombres secrets de sa famille ? Heureusement pour elle, Rachael et Lola se révèleront être de fidèles amies...
Publié le : mardi 26 janvier 2016
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EAN13 : 9791026203674
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Daphné Hapend

Dark Beauty

Tome 2 - Trahisons

 


 

© Daphné Hapend, 2016

ISBN numérique : 979-10-262-0367-4

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TOME 2

Trahisons

 

 

 

 

 

 

 

 

« Qui vit de combattre un ennemi, a tout intérêt de le laisser en vie ».

Friedrich Nietzsche.

 

1.

 

Je suis dans une pièce sombre, éclairée par quelques bougies donT la cire s’écoule lentement sur le sol, mais je ne suis pas effrayée. Un jeune homme se tient devant moi, un genou à terre. Son visage m’est familier, mais il est légèrement incliné vers le sol et j’ai du mal à le discerner. Il semble terrifié par ma présence mais j’ignore pourquoi. Soudain, je répète une formule dont je ne comprends pas les termes. Il implore ma pitié, mais il est déjà trop tard, son corps s’effondre sur le sol. Etrangement, je ressens une profonde jouissance, comme si le fait de lui avoir fait du mal était grisant pour moi. Je m’approche de lui et le fait basculer sur le dos pour apercevoir son visage et découvre avec stupeur qu’il s’agit de Duncan. Non ! Je ne veux pas faire de mal à Duncan, ni à personne d’autre, je ne veux pas être comme mon père !

*

Je me réveillai en sursaut, horrifiée par ce que je venais de voir, mais rassurée par le fait qu’il ne s’agissait que d’un cauchemar. Que venait-il de se passer ? Aurais-je rêvée d’un évènement du passé ? C’était comme si je voyais à travers les yeux d’un autre. Etaient-ce les yeux de mon père ? Jake et moi n’avions pas avancé dans nos recherches et mon père semblait toujours introuvable. Il faut dire que le simple fait de prononcer son nom provoquait une certaine peur dans le regard des gens, alors en parler leur était impossible.

— Est-ce que ça va ? Chuchota Rachael depuis son lit.

— Oui, ce n’était qu’un cauchemar. Tu devrais te rendormir.

Elle hocha la tête et ferma les yeux, replongeant doucement dans les bras de Morphée. Je demeurai assise en tailleur sur ma couverture, contemplant la lune par la fenêtre de la chambre. Mon souffle était encore haletant, mais les battements de mon cœur commençaient à ralentir. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ce père que je n’avais jamais connu et ce, malgré toutes les horreurs qu’il avait pu faire. Je ne voulais pas devenir comme lui, mais j’avais besoin de réponses qu’il était le seul à pouvoir me donner. Sachant que je n’arriverai pas à retrouver le sommeil, je décidai d’aller faire un tour dans le château, bien que le fait de se promener dans l’école la nuit nous soit interdit. J’enfilai mes bottines et me glissai à pas de loup hors de la chambre.

Le couloir était si sombre que je peinais à voir mes pieds. J’empruntai les escaliers qui menaient au rez-de-chaussée et m’assis sur la dernière marche. La tranquillité du château à cette heure avancée de la nuit aurait pu en effrayer plus d’un, mais pour moi, elle était rassurante.

— Mais qu’est-ce que tu fais ? Me lança Rachael qui venait d’apparaître dans mon dos.

Je sursautai et lui fis signe de la main de baisser d’un ton avant que quelqu’un ne nous entende.

— Je croyais que tu dormais ? Rétorquai-je à voix basse.

— C’était le cas, jusqu’à ce que j’aie une prémonition où je te voyais te lever et quitter la chambre. Du coup, j’ai attendu et je t’ai vu passer devant moi.

Elle vint s’asseoir à côté de moi et posa une main sur mon épaule.

— Alors, qu’est-ce qui t’arrive ? Me demanda-t-elle d’une voix inquiète. C’est à cause d’un cauchemar ?

J’hésitai un instant, le regard figé dans le vide droit devant moi et me décidai à tout lui avouer.

— J’ai rêvé de Duncan cette nuit. Je crois que c’était le jour où il s’est fait agressé, mais on aurait dit que c’était moi l’agresseur.

Elle me regardait avec de grands yeux ronds, sans aucune expression sur son visage.

— Je sais bien que ça a l’air ridicule, mais c’était vraiment comme si je lui avais fait ça moi-même. Insistai-je.

— Tu as rêvé de quelque chose qui s’est produit dans le passé ?

Rachael semblait étonnée de ma révélation.

— J’ai l’impression d’avoir rêvé d’un souvenir qui n’était pas le mien, mais celui de mon père. Nous savons toutes les deux que c’est lui qui lui a fait ça, il portait la signature magique des Blackwood. La véritable question c’est : pourquoi j’aurai rêvé de ça cette nuit ?

Rachael ne répondit rien et se contentait de m’écouter en silence. Durant un bref instant, je crus voir un léger sourire se dessiner aux coins de ses lèvres, mais dans l’obscurité, je ne pus en être sûre.

— As-tu une explication à tout ça ? Insistai-je, dans l’espoir qu’elle puisse m’apporter quelques éclaircissements.

Elle poussa un soupire en me caressant amicalement le dos, comme pour me réconforter.

— Selon moi, tu as une connexion psychique avec ton père, que tu l’ais connu ou non, il fait partie de toi. Dans le monde de la magie, ce genre de chose n’est pas inhabituel, le fait que tu penses beaucoup à lui ces temps-ci et que tu le recherches, doit forcément avoir une influence sur tes rêves. Ce que tu as vu ce soir était surement la vérité. Toutefois, aussi horrible soit-elle, elle peut être un indice pour le retrouver, comme par exemple le lieu où cela s’est passé.

— Il faisait sombre, je ne voyais rien d’autre que quelques bougies et Duncan.

— Des détails te reviendront peut-être plus tard, ne t’en fais pas.

Je posai ma tête sur son épaule et demeurai silencieuse, ne sachant quoi ajouter à sa réflexion. Rachael semblait se sentir très impliquée dans la recherche de mon héritage familial. Elle cherchait par tous les moyens à me mettre sur une nouvelle piste, ce qui pouvait parfois paraître étrange.

— On devrait retourner se coucher avant que la Fouine ne nous surprenne. Reprit-elle, tout en s’emparant de mon bras.

— Aucun risque, c’est l’heure de son feuilleton.

Je commençai à me redresser sur mes jambes et remarquai que Rachael me fixait avec étonnement.

— Comment sais-tu ça ?

Je me souvins alors que je ne lui avais jamais parlé de la fameuse nuit où j’avais suivi Harmony dans la bibliothèque et rejoins leur cercle de sorciers. Toute cette histoire devait rester secrète, même pour Rachael.

— Peu importe, laisse tomber.

J’empruntai l’escalier qui menait au dortoir, ne voulant pas prendre le risque de mettre les autres en danger. Certaines révélations pourraient les faire expulser de l’école sur le champ. Je savais que mon silence ne lui plaisait guère, la voyant ronchonner tout en haussant les épaules.

— Comme tu voudras.

Nous regagnâmes notre chambre le plus discrètement possible et je me glissai à toute hâte sous la couverture. Rachael fit de même, sans ajouter un seul mot, surement contrariée du fait que je ne lui ais pas révélé certaines choses, mais cela lui passera très vite. Je me sentais rassurée par notre conversation, ayant pu mettre une explication sur ce qui m’était arrivée. Je fermai les yeux et me rendormi aussitôt, exténuée par les longues journées que j’avais eu ces derniers temps, entre les cours, Jake et les recherches sur mon père. Le silence du château vint me bercer et plus rien d’autre autour ne semblait exister.

 

2.

 

Le cours de madame Campbell était un peu flou et je manquais terriblement de sommeil. Je piquai du nez en direction de mon bureau, n’arrivant pas à me concentrer sur ses explications concernant une défense efficace.

— Alexia ! S’écria Rosalie Campbell tout en tapant du plat de la main sur mon bureau.

— Pardon.

Je frottai le visage avec l’espoir que ceci suffise à me réveiller.

— Je veux bien accepter le fait que mon cours ne soit pas toujours des plus intéressants, mais faites un effort.

Elle déambulait dans la salle, dans un de ses tailleurs qui soulignaient la forme généreuse de ses Hanches, scrutant tour à tour chacun des élèves.

— Monsieur McQueen ! S’exclama-t-elle. Voulez-vous bien venir faire une petite démonstration sur l’estrade de ce que je viens de vous expliquer, à vous et à vos camarades.

Ethan hocha la tête et se leva, avant de se diriger vers l’estrade.

Madame Campbell, quant à elle, continuait de chercher un second cobaye pour sa démonstration, lorsque son regard se posa subitement sur moi.

— Tiens ! Mademoiselle Parker ça fait longtemps que je ne vous ai pas vu à l’action. Venez donc rejoindre monsieur McQueen.

Alors que je commençais à me redresser, les jambes tremblantes à l’idée qu’Ethan puisse tout leur révéler, celui-ci intervint dans un excès de colère.

— Hors de question ! Trouvez-moi un autre adversaire. Je refuse d’avoir le moindre échange avec elle !

Le silence envahit la salle et tout le monde tourna un regard étonné vers moi. Sous l’effet de la surprise, madame Campbell ne sut comment réagir et prit un temps de réflexion avant d’opter pour Tristan.

— Viens Tristan.

Je me laissai retomber sur ma chaise, fixant Ethan dans les yeux. Ces fameux yeux verts semblaient avoir perdu leur charme, ne laissant apparaître que de la haine. Madame Campbell demeurait intriguée par son comportement. Ce pourrait-il qu’elle aussi soit au courant de mon petit secret ?

— Peux-tu me dire ce qui se passe avec Ethan ? Je croyais que vous vous étiez réconciliés. Chuchota Rachael.

Tristan monta sur l’estrade, face à Ethan, et sous les conseils de madame Campbell, ils commencèrent la démonstration.

— On l’était. Jusqu’à ce qu’il découvre qui je suis réellement.

Rachael écarquilla les yeux. Ce n’était pas de surprise, mais de peur. Elle avait peur pour moi, peur de ce qui pourrait m’arriver si toute l’école venait à savoir la vérité.

— Quoi ? Mais comment l’a-t-il su ?

— Un peu de silence mademoiselle Crow ! Intervint Rosalie Campbell avec sévérité.

J’attendis qu’elle regarde à nouveau les garçons avant de lui répondre.

— Il a vu mon tatouage le jour des funérailles de Quinn.

— Tu m’étonnes qu’il soit furieux, ses parents sont morts à cause des tiens.

L’exercice de madame Campbell consistait à se servir d’une formule de protection qui permettait de renvoyer les pouvoirs vers celui qui les utilisait. Le problème de cette formule était qu’elle devait être prononcée avant la première attaque ou celle-ci perdrait de son efficacité. La tentative d’Ethan fut un réel succès et Tristan se retrouva plaqué au sol par le vent glacial qu’il venait de lancer à son encontre. C’était très impressionnant et à la fois effrayant, de voir sa propre magie se retourner contre soi.

— Merci les garçons pour cette brillante démonstration. Vous pouvez rejoindre votre place.

Tristan se redressa lentement sur ses jambes, tout en se frottant le dos, suite à sa chute un peu douloureuse. Ethan s’empressa de venir l’aider et ne put s’empêcher de rire en le voyant dans cet état.

— Je pensais vraiment que tu allais rater ton coup. Déclara Tristan dans un soupir.

— Tu oublis que je ne rate jamais rien.

Tous deux éclatèrent de rire avant d’aller se rasseoir au fond de la classe, derrière Harmony, qui s’était assise aux côtés de Samuel.

— Tu devrais essayer de lui parler. Murmura Rachael.

— J’ai déjà essayé, mais il refuse de m’écouter, il me déteste.

— Et bien dans ce cas insiste, parce que s’il lui prend l’envie de tout révéler aux autres, tu n’auras plus qu’à faire tes valises et à quitter l’école. Crois-moi, aucun parent ne voudra de toi ici.

Je jetai un coup d’œil discret par-dessus mon épaule en direction d’Ethan et réfléchis à un moyen de lui prouver que je n’étais pas dangereuse. Celui-ci me lança un regard noir, plein de haine et je vis sa mâchoire ainsi que ses poings se serrer sous l’effet de la colère. Rachael avait raison, si cette histoire venait à se savoir, personne ne me ferait confiance. Je devais essayer d’arranger les choses.

— Très bien ! S’exclama Rosalie Campbell. Le cours est fini pour aujourd’hui.

— Mais il reste encore une heure. Intervint Harmony.

Je regardai madame Campbell et trouvai son comportement nerveux, comme si l’incident qui s’était produit avec Ethan avait beaucoup plus d’importance à ses yeux qu’il n’y paraissait. Le professeur Harrington avait-il révélé mon secret aux autres enseignants ? Ou peut-être était-ce le professeur Jefferson ? Etaient-ils tous au courant depuis le premier jour ? Il manquait encore tellement de pièces à mon puzzle.

— Oui, mais je…je viens de me souvenir d’un rendez-vous avec…avec le directeur qui m’était complètement sorti de la tête. Balbutia Rosalie Campbell.

Je lançai un regard étonné à Rachael qui se contenta de hausser les épaules. Je rassemblai mes affaires et la suivi dans le couloir.

— C’était bizarre, tu ne trouves pas ? Le comportement de madame Campbell. Me fit remarquer Rachael.

— Rien ne m’étonne quand il s’agit de Campbell.

Je ne voulais pas l’inquiéter d’avantage, Rachael se faisait déjà suffisamment de soucis comme ça.

— Tu déjeunes avec Lola et moi ce midi ? Reprit-elle, tout en se saisissant de mon bras.

J’esquissai une grimace de déception, sachant que je risquais de la contrarier.

— Je ne peux pas. Je dois passer voir Jake chez lui.

— Encore ce truc de la téléportation ? Tu sais, je suis contente que tu m’en ais parlé, mais je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée de se servir de ce genre de pouvoir.

Je ne connaissais que trop bien ce regard et ton réprobateur dont Rachael avait le secret.

— Rachael…Soufflai-je entre mes dents.

— Non ! N’essaye pas de m’amadouer. Le professeur Harrington a autorisé l’entrée de l’école aux Hunter depuis l’enterrement de Quinn, dans le cas où ils auraient des ennuis. Donc techniquement, tu peux voir Jake quand tu veux, il n’a qu’à venir. Et puis, ça ne me plaît pas de devoir te couvrir, j’ai peur qu’il t’arrive quelque chose.

Elle s’était arrêtée de marcher et me faisait face, les deux mains posées sur les hanches, dans le but de m’intimider. En réalité, elle me donnait plutôt envie de rire. L’intérêt qu’elle me portait me touchait. Même si elle avait raison sur de nombreux points, je refusais de renoncer à ma petite visite chez les Hunter. Je posai mes mains sur ses épaules et plongeai mon regard dans le sien.

— Rachael, respire. Je vais bien et fais-moi confiance, je ne risque rien avec Jake, d’accord ?

Elle poussa un long soupir, avant de hocher la tête.

— Je te fais confiance Lexi, mais lui, il reste un vampire. Tâche de ne pas l’oublier.

Sans plus de commentaires, elle reprit sa marche en direction des jardins, où elle avait prévu de retrouver Lola.

Je m’apprêtais à la suivre, lorsqu’une voix m’interpella.

— Ohé Alexia ! Me lança Tristan qui se faufilait à travers la foule.

Il était suivi de près par Samuel, qui comme d’habitude ne le lâchait pas d’une semelle. En arrivant à ma hauteur, il prit un instant pour reprendre son souffle.

— Tu m’expliques ce qui vient de se passer ? Me demanda-t-il, les sourcils froncés.

— Je ne vois pas de quoi tu parles.

Il sourit à ma réponse, comprenant tout de suite que je lui cachais quelque chose.

— Lexi ! Tu viens ? S’exclama Rachael depuis l’entrée des jardins.

— Vas-y, je te rejoins !

Je savais que je n’allais pas la rejoindre, mais il fallait qu’elle parte.

Tristan croisa les bras devant lui, tout en me scrutant d’un regard insistant, refusant d’abandonner son petit jeu de questions réponses.

— On a une petite réunion de groupe ce soir. Ce serait bien que tu viennes. Reprit Tristan.

Samuel inclina la tête en signe d’approbation.

— Certainement pas ! Intervint Ethan avec rage. On n’a pas besoin d’elle. Pas de traitre au sein du groupe, c’est la règle !

Je poussai un soupir et sentis mes joues rougir face à cette humiliation. Non seulement Ethan me haïssait, mais il n’hésitait plus à le faire savoir aux autres.

— Ethan, je crois qu’Alexia et toi devriez régler cette histoire. Quoi que ce soit, il faut passer au-dessus. Insista Tristan, tout en lui donnant une tape amicale dans le dos.

— Tristan a raison, il faut qu’on discute. M’empressai-je de sauter sur l’occasion.

— On n’a plus rien à se dire !

Il poursuivit son chemin, sans rien ajouter de plus, n’hésitant pas à me donner un coup d’épaule au passage.

— Désolé pour ça. Souffla Tristan, avant de le suivre dans le couloir, talonné par Samuel.

Je les regardais s’éloigner, me demandant si ce serait une bonne idée ou non de me présenter quand même à la réunion de ce soir. Une chose était certaine, j’avais besoin des conseils de Jake au plus vite afin d’y voir plus clair dans cette histoire.

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