De l'autre côté des rochers qui pensent

Publié par

De l'autre côté des rochers qui penchent. On voudrait le voir devenir forgeron Maalik, charpentier ou paysan. Mais ses mains ne veulent faire que de la musique. Chassé de son village, il choisit d'aller de l'autre côté des rochers qui penchent, là où la terre a bu l'eau de la rivière, là où la mort a jeté sa malédiction, là où se trouve le grand arbre blanc, là où vont les fous. Armé d'un instrument de musique, il parle aux arbres et aux esprits, brise les secrets enfouis par le temps et... à son retour, c'est lui qui conduira son peuple vers la sagesse. Autres textes : Des mots dans le brouillard ; La Morsure des Hyènes.
Publié le : dimanche 1 novembre 2009
Lecture(s) : 28
EAN13 : 9782296688780
Nombre de pages : 148
Prix de location à la page : 0,0082€ (en savoir plus)
Voir plus Voir moins
7 jours d'essai offerts
Ce livre et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois
De l’autre côté des rochers qui penchent conte onirique Théâtre jeune public
Durée du spectacle : environ 45 minutes
Personnages par ordre dapparition :
Le temps(texte à distribuer entre deux comédiens manipulateurs) Maalik: jeune homme qui aime la musique Mère de Maalik: inquiète comme beaucoup de mères Père de Maalik: dur et autoritaire Oncle de Maalik: bourru et peutêtre un peu sourd à force de frapper le bois Voisin de Maalik: paysan farfelu Malende: grandmère de Maalik, la seule voix caressante Le grand arbre blanc: un arbre mourant qui a bien plus de cent ans Krokaval: esprit de l’eau Patacorne: esprit de la terre Volovant: esprit de l’air
7
Scène 1 (Sur scène on peut voir un arbre. C’est l’aube. Une sonorité grave, longue remplit l’espace. Comme une voix qui appelle.) Arbre : Maalik  Maalik  Maalik  Le temps : Maalik dormait encore profondément quand il entendit une voix l’appeler Arbre : Maalik  Le temps : Il réveilla sa mère, mais sa mère n’avait rien entendu Arbre : Maalik  Le temps : Il réveilla son père, mais son père n’avait rien entendu Arbre : Maalik  Le temps : Il réveilla son oncle, son voisin, et même la vieille Malende, sa grandmère Mais personne n’avait entendu Arbre : Maalik  Maalik  Maalik  Le temps : Il a suivi la voix ’était comme un chant, un souffle, un cri de vent… Il a quitté son village, traversé les champs et est allé très loin, de l’autre côté des rochers qui penchent Il voulait savoir d’où venait le chant, le souffle, le cri de vent Arbre : Maalik  Le temps : De l’autre côté des rochers qui penchent, il a trouvé un grand arbre blanc, seul, planté au milieu de hautes herbes et de buissons desséchés
8
(Maalik apparaît et cherche d’où peut venir la voix.) Le temps: Personne dans les herbes, personne dans les buissons, personne non plus derrière le tronc de l’arbre blanc et pourtant… Arbre : Maalik  Le temps : Le chant, le souffle, le cri de vent… Maalik : (Il regarde l’arbre.)’est toi ?(son) Maalik: ’est toi?(son) Maalik: ’est toi qui m’appelles ?(son) Le temps: ’était le grand arbre blanc(son)Sur une branche pendait un fruit, le seul, le dernier peutêtre(son)Maalik le prit dans sa main et s’en alla retrouver sa mère, son père et tous les autres, de l’autre côté des rochers qui penchent Scène 2 (Une maison et de grands masques apparaissent. Maalik arrive au village.) Maalik: Mère  L’arbre m’a parlé  Le grand arbre blanc… Mère: Où étaistu passé ? Nous t’avons cherché toute la matinée Toujours à t’amuser, toujours à te cacher, je me suis inquiétée  Un jour les bêtes sauvages vont te dévorer  Quand vastu enfin devenir raisonnable  Maalik: Le grand arbre blanc, de l’autre côté des rochers qui penchent… Mère: Tu es fou  On ne doit jamais aller de l’autre côté 
9
Maalik : Pourquoi ? Mère : et endroit est maudit  Maalik : Pourquoi estil maudit ? Mère : La mort s’est couchée sur la vallée et la terre a bu l’eau de la rivière On ne doit pas y aller  Va voir ton père, il veut te parler (Un autre masque apparaît.) Maalik : Je ne suis pas fou Non, je ne suis pas fou  L’arbre blanc m’a parlé, j’en suis sûr e n’était pas un rêve Quand on rêve, on se réveille allongé dans son lit Moi, j’étais bien làbas Làbas, près du grand arbre blanc J’étais debout sur mes jambes, pas couché J’ai marché debout jusqu’ici…(Entrée du père.) Maalik : L’arbre m’a parlé père  Le grand arbre blanc… Père : Taistoi bon à rien  Les arbres ne parlent pas  Au lieu de rêvasser et de traînasser dans les sentiers, tu ferais mieux de m’aider Il est temps pour toi de te rendre utile et d’apprendre un métier Tu vas faire du feu et battre le fer Tu seras forgeron comme ton père(Maalik va chercher l’établi tandis que son père marmonne.)Toujours à rêvasser, à rêvasser, à traînasser, à traînasser, à rêvasser… Bon à rien  Le temps : Maalik a fait du feu Il a pris le marteau et a battu le fer Mais le son du métal contre le métal a réveillé en lui quelque chose d’étrange : de la musique, sa tête en était pleine La musique a glissé en cascade le long de ses bras et ses mains ont fait chanter le fer(Maalik frappe le fer de ses outils et peu à peu se met à faire de la musique.) Père : Arrête  Tu vas attirer le malheur sur nous  Un forgeron ne fait
1
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.