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De l’autre côté des rochers qui penchent conte onirique Théâtre jeune public
Durée du spectacle : environ 45 minutes
Personnages par ordre dapparition :
Le temps(texte à distribuer entre deux comédiens manipulateurs) Maalik: jeune homme qui aime la musique Mère de Maalik: inquiète comme beaucoup de mères Père de Maalik: dur et autoritaire Oncle de Maalik: bourru et peutêtre un peu sourd à force de frapper le bois Voisin de Maalik: paysan farfelu Malende: grandmère de Maalik, la seule voix caressante Le grand arbre blanc: un arbre mourant qui a bien plus de cent ans Krokaval: esprit de l’eau Patacorne: esprit de la terre Volovant: esprit de l’air
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Scène 1 (Sur scène on peut voir un arbre. C’est l’aube. Une sonorité grave, longue remplit l’espace. Comme une voix qui appelle.) Arbre : Maalik  Maalik  Maalik  Le temps : Maalik dormait encore profondément quand il entendit une voix l’appeler Arbre : Maalik  Le temps : Il réveilla sa mère, mais sa mère n’avait rien entendu Arbre : Maalik  Le temps : Il réveilla son père, mais son père n’avait rien entendu Arbre : Maalik  Le temps : Il réveilla son oncle, son voisin, et même la vieille Malende, sa grandmère Mais personne n’avait entendu Arbre : Maalik  Maalik  Maalik  Le temps : Il a suivi la voix ’était comme un chant, un souffle, un cri de vent… Il a quitté son village, traversé les champs et est allé très loin, de l’autre côté des rochers qui penchent Il voulait savoir d’où venait le chant, le souffle, le cri de vent Arbre : Maalik  Le temps : De l’autre côté des rochers qui penchent, il a trouvé un grand arbre blanc, seul, planté au milieu de hautes herbes et de buissons desséchés
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(Maalik apparaît et cherche d’où peut venir la voix.) Le temps: Personne dans les herbes, personne dans les buissons, personne non plus derrière le tronc de l’arbre blanc et pourtant… Arbre : Maalik  Le temps : Le chant, le souffle, le cri de vent… Maalik : (Il regarde l’arbre.)’est toi ?(son) Maalik: ’est toi?(son) Maalik: ’est toi qui m’appelles ?(son) Le temps: ’était le grand arbre blanc(son)Sur une branche pendait un fruit, le seul, le dernier peutêtre(son)Maalik le prit dans sa main et s’en alla retrouver sa mère, son père et tous les autres, de l’autre côté des rochers qui penchent Scène 2 (Une maison et de grands masques apparaissent. Maalik arrive au village.) Maalik: Mère  L’arbre m’a parlé  Le grand arbre blanc… Mère: Où étaistu passé ? Nous t’avons cherché toute la matinée Toujours à t’amuser, toujours à te cacher, je me suis inquiétée  Un jour les bêtes sauvages vont te dévorer  Quand vastu enfin devenir raisonnable  Maalik: Le grand arbre blanc, de l’autre côté des rochers qui penchent… Mère: Tu es fou  On ne doit jamais aller de l’autre côté 
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Maalik : Pourquoi ? Mère : et endroit est maudit  Maalik : Pourquoi estil maudit ? Mère : La mort s’est couchée sur la vallée et la terre a bu l’eau de la rivière On ne doit pas y aller  Va voir ton père, il veut te parler (Un autre masque apparaît.) Maalik : Je ne suis pas fou Non, je ne suis pas fou  L’arbre blanc m’a parlé, j’en suis sûr e n’était pas un rêve Quand on rêve, on se réveille allongé dans son lit Moi, j’étais bien làbas Làbas, près du grand arbre blanc J’étais debout sur mes jambes, pas couché J’ai marché debout jusqu’ici…(Entrée du père.) Maalik : L’arbre m’a parlé père  Le grand arbre blanc… Père : Taistoi bon à rien  Les arbres ne parlent pas  Au lieu de rêvasser et de traînasser dans les sentiers, tu ferais mieux de m’aider Il est temps pour toi de te rendre utile et d’apprendre un métier Tu vas faire du feu et battre le fer Tu seras forgeron comme ton père(Maalik va chercher l’établi tandis que son père marmonne.)Toujours à rêvasser, à rêvasser, à traînasser, à traînasser, à rêvasser… Bon à rien  Le temps : Maalik a fait du feu Il a pris le marteau et a battu le fer Mais le son du métal contre le métal a réveillé en lui quelque chose d’étrange : de la musique, sa tête en était pleine La musique a glissé en cascade le long de ses bras et ses mains ont fait chanter le fer(Maalik frappe le fer de ses outils et peu à peu se met à faire de la musique.) Père : Arrête  Tu vas attirer le malheur sur nous  Un forgeron ne fait
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