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Demain sera la grande marche

De
114 pages
Ibraayma et ses collègues sont employés dans une entreprise très exigeante sur la productivité et peu soucieuse des conditions de travail des employés. L'annonce de la mort d'un des leurs, par négligence de la part de l'administration, constitue le point de départ d'une véritable bataille juridico-syndicale. Ce roman va droit au but, et embrasse des thèmes majeurs qui nous interpellent tous.
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Abdoulaye Faye Demain sera lagrande marcheRoman
Demain sera la grande marche… roman
ABDOULAYEFAYE
De ainseralagrandemarche… roman
Préface de Mamadou Camara
© L'HARMATTAN, 2013 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-30432-8 EAN : 9782336304328
PRÉFACE
Abdoulaye Faye fait partie de ces jeunes talents dont regorge Guédiawaye, ville« culturelle »,mais où, curieusement,tant d’acteurs de ce domaine fondamental tentent en vain de sortir de l’ornière...
J’ai pu, lors de nos rencontres, mesurer tout ce que la littérature représente pour ce jeune homme opiniâtre, qui aura compris d’emblée, que l’écriture n’est pas une sinécure. Mais aussi,que l’inspiration, à elle seule, ne sauraitsuffire dans cette pratique absorbante où la transpiration représente une part considérable…
Sans succomber à l’exaltation dont sont très souvent victimes certains jeunes auteurs,- à qui je concèdecette attitude due à l’euphorie des débuts, comme dirait Marouba -Abdoulaye, avec cette niaque qui le caractérise, a travaillé à corps perdu.
Dans ce roman « dégraissé »et réduit à l’essentiel, l’auteur semble, loin de tout verbiage, avoir dégoté les mots justes. Or, comme l’a écritle grand critique littéraire Makhily Gassamadans Kuma : «Qui trouve le mot juste est heureux et s’en contente; qui ne le trouve pas s’agite autour de l’être à exprimer. L’expression de toute pensée véhiculée par des mots justes est généralement concise (…) ; elle conduit à l’économie… »
Et le mot est lâché : Économie !
Abdoulaye Faye aura retenu cette belle leçon pour bâtirDemain sera la grande marcheen se gardant d’être trop « bavard », et surtout, en usant des « mots de la tribu » pour faire mouche.
En effet, dans ce roman qui se lit d’une traite, l’auteur ne s’encombre pas de longues digressions. Il va droit au but, prenant en compte des thèmes majeurs quinous interpellent tous. Notamment ceux du travail, de l’exploitation de l’homme par l’homme, avec comme corolaire la lutte syndicale, mais aussi des thèmes liés à la politique, à l’émigration, à la solidarité, etc. Des travailleurs surexploités, - en proie au vampirisme
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d’employeurs véreux -prennent la résolutionde s’unir pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail qui, très souvent, sont désastreuses… Mais il arrive que des collègues « dignes » de confiance, soient à la solde des employeurs. Ainsi des patrons et leurs thuriféraires sont démasqués, voire démystifiés, etparfois même poussés dans leurs derniers retranchements.  C’estce qui constitue la trame de ce roman dontle tonest àla fois fielleux et pathétique. Dans Demainsera la grande marche, donc pas de vains bavardages. Abdoulaye aura également retenu cette autre leçon émanant de la grande Françoise Giroud. Elle qui, en sa qualité de journaliste et d’écrivaine, et comme pour corroborer l’assertion de Gassama, écrit : « Du rythme, pas de longueurs ni de digressions, une narration tendue où tout doit faire avancer l’action, sur tapis roulant ». Ce qui démontre que ce court roman fonctionne à certains égards, comme une novella à l’italienne. En outre, on y sent toute la hargne de l’auteur, qui, sans complaisance, remue le couteau dans la plaie, et dénonce l’injustice criarde qui hante le monde du travail. De même, il n’épargnepoint les politiciens indélicats qui se jouent du peuplejusqu’à promettre souvent la lune, à l’occasion de leurs rutilants discours. Comme si les promesses sans cesse trahies faisaient partie des règles du jeu politique. En refermant ce livre, tout lecteur épris de paix et de justice, ne pourrait manquer, - ballotté entre fiction et réalité - de souhaiter en son for intérieur, que cette grande marche qui se prépare avec tant d’obstination et d’espérance, échappe à toute répression, et soit couronnée de succès. Mamadou CAMARA Nouvelliste
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« Les hommes en travail sont grands des pas qu’ils font ; leur destination, c’est d’aller, portant l’arche ; ce n’est pas de toucher le but, c’est d’être en marche. » Victor Hugo
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