Des millions d'âmes

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Philip Riteman est né à Shershev en Pologne. Chassé de son village en 1941, Philip et sa famille, avec des milliers de Juifs, se sont retrouvés dans le ghetto de Pruzhany pour être ensuite transportés à Auschwitz au cours de l’hiver 1943. Ses parents, ses grands-parents, trois de ses frères et ses deux sœurs ont été mis à mort dans les chambres à gaz. Sélectionné pour des travaux forcés, envoyé aux camps de Sachsenhausen, Orianenburg, Dachau et finalement Landsberg, libéré par l’Armée américaine en 1945, Philip est le seul membre de sa famille à avoir survécu. Il a quitté l’Europe et habite désormais à Terre-Neuve.
Publié le : mardi 12 juin 2012
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EAN13 : 9782895798835
Nombre de pages : 148
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Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Riteman, Philip Des millions d'âmes : l'histoire de Philip Riteman Traduction de : Millions of souls. Comprend des réf. bibliogr. et un index. ISBN 978-2-89579-417-2
1. Riteman, Philip. 2. Guerre mondiale, 1939-1945 - Camps de concentration. 3. Holocauste, 1939-1945 - Récits personnels. 4. Détenus de camp de concentration -Biographies. 5. Survivants de l'Holocauste - Canada - Biographies. 6. Canadiens d'origine polonaise - Biographies. I. Baulu-MacWillie, Mireille, 1940- . II. Titre.
D804.196.R5814 2011
940.53'18092
C2011-942040-6
Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2011 Bibliothèque et Archives Canada, 2011
© Flanker Press Ltd., St. John’s, NL, Canada, Millions of Souls : The Philip Riteman Story, as told to Mireille Baulu-MacWillie première édition 2010 – ISBN 978-1-89731-778-5
© Bayard Canada Livres inc. 2011
Direction de l’édition : Yvon Métras Rédaction et traduction : Mireille Baulu-MacWillie Révision : Jean Chapdelaine Gagnon Mise en pages et couverture : Mardigrafe Photo de la couverture : © Photos.com
La traduction de cet ouvrage a été faite grâce à la généreuse contribution du Conseil des Arts, par son programme de soutien financier à la traduction.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour des activités de développement de notre entreprise.
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Cet ouvrage a été publié avec le soutien de la SODEC. Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC.
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Imprimé au Canada
978-2-89579- 877-4
Extrait de la publication
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Je dédie ce livre à ma famille et aux millions d’innocents qui ont péri dans l’Holocauste.
Philip Riteman.(collection de Philip Riteman)
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PRÉFACE
’ai fait la connaissance de Philip Riteman en octobre 2007 J à Halifax, en Nouvelle-Écosse. C’était dans le cadre d’un colloquedéducateurs,pendantlasemainedesensibilisationà l’Holocauste. Il était là à titre de survivant, pour apporter son sou-tien aux organisateurs du colloque. Je ne savais rien de sa vie. Ma rencontre avec cet homme m’a énormément émue. Pour la pre-mière fois de ma vie, je voyais de mes yeux un survivant. Depuis l’âge de treize ans, je lisais des ouvrages sur l’Holocauste après que ma mère m’eut donné leJournald’Anne Frank, une lecture qui m’a lancée dans une quête jamais achevée de connaître le sort réservé à des millions et des millions de gens sous le Troisième Reich. Les survivants et les sauveurs des Juifs, ces « Justes parmi les nations », qui ont raconté leur expérience m’ont toujours fas-cinée. Ils m’ont permis de mesurer l’extrême cruauté des nazis, la résilience de ceux qui ont survécu aux conditions déshumani-santes des camps, et le courage de ceux qui ont risqué leur vie pour sauver des personnes vouées à un terrible destin.
Après cette première rencontre avec Philip Riteman, j’ai cherché à savoir si son histoire avait été écrite. Ce n’était pas le cas. Prenant mon courage à deux mains, je lui ai téléphoné pour lui demander s’il était intéressé à mettre par écrit ce qu’il avait vécu. Sa réponse n’a pas été très encourageante, mais il m’a invitée à venir chez lui. J’ai accepté l’invitation et, pendant deux heures, il m’a paru hési-ter à s’investir dans ce projet. Je n’ai pas insisté. Je lui ai cependant indiqué que s’il changeait d’idée, je serais heureuse de l’aider. Au moment de mon départ, il a soudainement pris la décision de raconter son histoire et de me permettre de l’écrire. J’ai reçu cette marque de confiance comme une grande responsabilité et un immense privilège.
Pendant six mois, nous nous sommes rencontrés une ou deux fois par semaine, et il m’a peu à peu relaté son expérience. Il lui était parfois atroce de rapporter certaines des horreurs dont il
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avait ététémoin ou qu’on lui avait infligées. Il se retenait à l’oc-casion de divulguer des souvenirs extrêmement pénibles et prenait ensuite la décision d’en partager une partie. Le dévoilement de ces trop lourds secrets lui arrachait des larmes de deuil et de cha-grin. Il saisit aujourd’hui plus que jamais l’ampleur de la tragédie engendrée par le régime nazi. Il est conscient qu’il nous est diffi-cile de comprendre l’expérience de ceux qui, comme lui, ont sur-vécu à l’extrême brutalité et aux pratiques infernales des nazis.
Tandis que je l’écoutais et m’efforçais d’être fidèle à sa voix, il m’est apparu de plus en plus évident qu’il mesurait à quel point ce livre améliorerait nos connaissances de l’Holocauste, peut-être même éveillerait les jeunes et les inciterait à s’élever contre toute forme de génocide. Chaque expérience de survivant est différente et sus-ceptible de toucher un cœur humain, comme l’histoire de Philip Riteman a touché le mien. Je lui serai toujours reconnaissante parce qu’il m’a ouvert une fenêtre par laquelle j’ai pu voir combien survivre exige du courage et de la détermination.
Mireille Baulu-MacWillie
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