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Dualité

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« Qu’avez-vous fait ! »

« Tu as volé ce qui lui était le plus cher »

De longues années se sont écoulées, nourrissant l’obsession du roi-tyran. Sa quête du voyageur bleu reste désespérément inachevée. La pierre se joue de lui, inaccessible à ses envies. Pourquoi le Ciel s’évertue-t-il à la lui refuser ? N’a-t-il pas tout sacrifié pour l’avoir ?

Sa folie gagne en puissance lorsqu’il découvre qu’elle s’est envolée sur une autre planète au cou d’une proche de Malias Elisor-Ka, la femme du premier détenteur de la pierre. Toutefois, quelqu’un guette dans l’ombre et convoite lui aussi le voyageur, attendant patiemment son heure pour se dévoiler.


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Le Voyageur Bleu


 

 

Olivia Lapilus

 

 

 

 

Le Voyageur Bleu

 

Tome 2

 

Dualité


Mentions Légales

 

© 2017 Olivia Lapilus / Anyway Éditions


Illustration : Martine Provost

 

Édition : Anyway Éditions

http://www.anywayeditions.com

 

ISBN : 978-2-37488-079-2

 

Version Papier

ISBN : 978-2-37488-078-5

ISSN Collection Futuriste : 2494-9442

 

Dépôt légal : Juin 2017

 

 

« Le code de la propriété intellectuelle n'autorisant, aux termes de l'article L. 122-5 (2° et 3° alinéas), d'une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d'autre part, sous réserve du nom de l'auteur et de la source, que les analyses et les courtes citations dans un but d'exemple et d'illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (art. L. 122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du code de la propriété intellectuelle »

 


Collection Futuriste

 

 

 


À Danielle et Pierre, vous qui me donnez la force d’entreprendre tous mes rêves.


 

Avant-propos

 

 

Cher lecteur, les planètes que tu vas découvrir sont des mondes pleins de particularités qui je l’espère te raviront.

 

Je t’invite à consulter les lexiques catiopéen et gaïasse à la fin du livre pour te permettre de mieux les comprendre et d’entrer dans leur univers.

 

Bonne lecture.

 

CATIOPÉ

 

HIÉRARCHIE DES NOMS

 

Le suffixe -Ki : Lignée royale

 

Le suffixe -Ka : Lignée modeste (analystes, commerçants établis, couturier, etc.)

 

Le suffixe -Ku : Lignée inférieure (paysans, domestiques du château, camelots, etc.)

 

 

 

 

 

CALENDRIER DE DIX ANNÉES LUNAIRES

 

Le calendrier catiopéen fonctionne par cycle :

Un cycle équivaut à dix années,

Une année équivaut à trente lunes,

Une lune équivaut à deux semaines,

 

Une semaine équivaut à huit journées, dont la première appelée journée 0 est celle du repos et les sept autres sont les journées de labeur.

Le calendrier repart à zéro après chaque cycle. Chaque cycle porte un nom qui permet de le différencier d’un autre.

La date catiopéenne s’inscrit de la manière suivante : année/cycle/lune.

Les mots « jour » et « an » n’existent pas sur Catiopé. Seuls les mots « journée » et « année » sont utilisés.

GAÏA

 

CALENDRIER ET TOPOGRAPHIE

 

La date gaïasse s’inscrit de la manière suivante :

Jour/année/siècle.

L’année se compose de 348 jours.

Un siècle équivaut à cent ans.

La planète n’a qu’un immense continent entouré de sable noir. Il se divise en six cents zones.

 

Quelque part dans l’univers, zone atemporelle

La chasse commence

 

Brusquement, ses yeux s’ouvrirent, dévoilant un regard rougeoyant. L’usage de la magie lui permit d’effacer peu à peu l’espace tout autour d’elle et de provoquer petit à petit l’apparition de la toile cosmique. Mentalement, elle fit défiler les galaxies à la recherche de l’élément qui avait attiré son attention. Son corps vibrait, éveillé par l’écho d’une source d’énergie qui la rendrait encore plus puissante qu’elle ne l’était déjà.

Les amas d’étoiles reliés entre eux sur cette toile mystérieuse et vaste s’enchaînaient sous son regard devenu alors d’un bleu intense et mouvant. Elle assista au cannibalisme progressif d’une de ces entités, victime de la suprématie de sa voisine. Indifférente, elle ne s’attarda point sur cet événement insignifiant.

Une énième galaxie avec son quasar[1] d’une luminosité phénoménale, éblouissante, traversa son champ visuel. En son centre, un immense trou noir massif formait un lobe radio bleuté, impressionnant. Ce spectacle amusa cette âme diabolique. L’obscurité trouvait un écho en elle, définissait chacun de ses actes.

Elle accéléra la vitesse du défilement pour atteindre la zone d’où provenaient les émanations énergétiques ressenties plus tôt. Son regard aiguisé y pénétra doucement, se laissant guider. Une parade d’astres l’entoura dans ce microcosme à l’échelle de l’univers. Cette aire galactique était tel un carrefour où coexistaient astéroïdes, étoiles, objets célestes denses ou énormes nuages d’hydrogène. La vision diabolique passa au travers d’un corps rocheux et continua sa route jusqu’au vivier d’énergie recherché.

Dans une zone compacte se trouvait un environnement de toute beauté. Une multitude d’étoiles à des stades de vie différents lui faisait face. Brusquement, une d’elles traversa son champ visuel et entra en collision avec sa congénère créant une onde de choc éprouvée depuis son point de départ. Ces deux étoiles imbriquées s’effondrèrent sur elles-mêmes, tirant un trait sur ce qu’elles étaient naguère. Plusieurs naines blanches et brunes dansaient, quant à elles, sur cette route immatérielle, un ballet connu d’elles seules. Un astre massif capta son intérêt par sa luminosité presque hypnotisante.

Cependant, elle s’en détourna, appelée par une décharge d’énergie pure. Viscéralement attirée, elle se réjouit d’avoir trouvé celle qu’elle cherchait, une hypergéante rouge extrêmement brillante. Elle était mourante, un véritable aimant pour sa convoitise. Elle avait commencé à s’éteindre depuis un moment déjà et arrivait au point critique où son combustible s’épuisait inévitablement à une vitesse vertigineuse.

Le cataclysme n’était qu’une question de minutes. L’étoile avait tant gonflé, tant cherché à survivre qu’elle avait scellé son destin dans son acharnement. Elle allait mourir au plus grand plaisir de l’âme malfaisante qui appelait de tous ses vœux cet événement. Petit à petit, un phénomène nébuleux apparut autour d’elle avant qu’elle n’explose dans une violente déflagration provoquant un éclair aveuglant pour le commun des mortels, mais pas pour l’être du mal qui y assistait. Elle contempla, se repaissant du cruel spectacle d’une fin de vie. Une décharge de toute beauté se dégagea sur la toile sombre. La supernova gigantesque l’atteignit et elle aspira cette énergie pure, brutale, chargée en fer. Dès que la dernière particule fut absorbée, son esprit réintégra son corps.

Plus forte, les pouvoirs en ébullition, un sourire chafouin se dessina doucement sur sa face parcheminée, illustration d’une laideur aussi physique que spirituelle. Cette colossale puissance attendue depuis si longtemps allait l’aider à quitter son enveloppe charnelle et après tous ses siècles, enfin accomplir ses méfaits.


 

4ème livre


CLAIR-OBSCUR


 

Mai 2012, Issy-les-Moulineaux, France sur la Terre, mardi 18h30

 

Anthony, en sueur, se dépensa avec plus de vigueur sur le sac de sable après avoir presque écharpé la poire de frappe. Toute sa classe avait échoué en colle à cause de l’idiot notoire ce qui l’avait mis en rogne. Le sujet à traiter pendant cette retenue provenait d’une séquence non encore abordée en cours. La mauvaise note lui pendait au nez, chose qui lui vaudrait certainement des remontrances interminables de la part de sa mère. Dire qu’il faisait tout pour éviter ce genre de problèmes et qu’un imbécile… Il frappa avec plus de force, évacuant sa colère.

Son entraîneur, monsieur Daniel, lui jeta un regard furibond. La dernière fois, cet état d’esprit l’avait littéralement fait éclater un des sacs de sable. Son coach ne souhaitait pas en compter un de moins de nouveau. Anthony se le tint pour dit et ralentit ses mouvements et atténua la puissance de ses coups. En outre, il ne voulait pas attirer l’attention sur ses capacités herculéennes.

Depuis deux ans, en plus de son don de localisation, il avait développé une force assez intéressante qui lui permettait de gagner tous ses combats à ce jour. Il maîtrisait à une vitesse phénoménale les techniques et parades de la boxe. Si rapidement, que les compétitions pleuvaient malgré son jeune âge. S’il n’y avait que lui, il abandonnerait l’escrime. Maria lui opposait un refus catégorique, répétant à l’envi la même rengaine : cette activité « barbare » demeurait une concession que son fils se devait d’apprécier. Elle n’en démordait pas, c’était ça ou rien. Il ne la comprenait pas. Elle ne suivait jamais le sport à la télévision et encore moins l’art de manier le fleuret, pas même pendant les Jeux olympiques. Alors pourquoi exigeait-elle de lui qu’il la pratique ? Quel intérêt y trouvait-elle ?

Allez Otska, tu as assez donné pour aujourd’hui. Arrête de massacrer mon matériel ! lui hurla Daniel.

Essoufflé, Anthony s’immobilisa, inspira doucement afin de rétablir une respiration plus régulière. Il retira ses gants et ôta délicatement ses bandages. Dans les vestiaires, il passa sous la douche et s’y attarda, aucunement pressé de rentrer. Le lycée avait dû contacter sa mère et il savait ce qui l’attendait. La pièce se vida peu à peu tandis qu’il se rhabillait. Assis sur un des bancs, il envoya quelques messages sur son téléphone. Avisant l’heure, il se résigna, récupéra ses affaires dans son placard et gagna la sortie en saluant son entraîneur d’un bref signe.

Son sac sur le dos, les mains dans les poches, il quitta la salle. Il dut courir pour rattraper de justesse le bus. Il s’y glissa comme il put entre les autres passagers, obligés de rester debout. Certains, concentrés sur leurs téléphones, ne se prenaient pas la peine de se pousser pour lui faire une place. De la musique pulsait de leurs écouteurs, les coupant du monde. Une odeur infecte se mélangeait à celle d’un parfum capiteux. Ce cocktail lui donna la nausée. Anthony essaya de se poster au plus près de la fenêtre sur sa gauche, sans succès. Il dut se contenter de lever la tête dans une vague tentative d’échapper aux relents.

Dès qu’il descendit, il aspira une grande goulée d’air plusieurs fois puis traîna des pieds jusqu’à son immeuble. Les escaliers lui semblèrent beaucoup plus attrayants que l’ascenseur, trop rapide à son goût. Bizarrement, Maria brillait par son absence. Certes, il était à peine dix-neuf heures mais en général, elle s’activait déjà dans la cuisine, finissant de préparer le repas. Elle travaillait sans relâche, d’autant plus qu’elle s’acharnait pour lui assurer un avenir, il en était conscient. Elle avait l’habitude de lui répéter qu’avec ce qu’elle mettait de côté il pourrait envisager de longues études. Il chercha une note, un post-it laissé à son intention sans en trouver. Il se décida à l’appeler sur son portable afin de se rassurer.

Anthony, je suis bloquée dans le métro. Il y a eu un accident de voyageur, répondit-elle immédiatement sans attendre qu’il parle.

Je me suis inquiété. Je viens te récupérer à la sortie. Ça sera plus prudent.

Ce n’est pas la peine, mon chéri. Mange et fais tes devoirs.

J’arrive, dit-il catégorique.

Elle n’insista pas, fière de son fils. Il la rejoignit vingt minutes après devant la bouche de métro.

Quelle galère ! s’exclama-t-elle en guise de salut.

Elle l’embrassa sur la joue et lui prit le bras, se laissant guider.

J’ai reçu un appel du lycée, mais je n’ai pas encore écouté le message. Qu’est-ce qui s’est passé ? s’enquit-elle calmement.

L’incident sur son trajet avait désamorcé la bombe crainte par Anthony.

Manuel a de nouveau sévi et c’est la classe entière qui a payé.

Hum, marmonna Maria.

Elle n’ajouta rien de plus. Son absence de réaction le surprit. Il se demanda si elle ne couvait pas quelque chose. Elle ne laissait jamais passer ce genre d’incident d’habitude. Ils entrèrent dans le hall de l’immeuble et se dirigèrent vers l’ascenseur. Il tendait la main vers le bouton d’appel quand un souffle puissant les traversa. Anthony sentit ses orteils se recroqueviller dans ses tennis. Sa mère et lui se plièrent en deux. Elle se raccrocha à lui, reprenant péniblement pied. Il tâtonna le mur afin de maintenir son équilibre. Sa vue légèrement brouillée, il s’ébroua pour se ressaisir.

C’était quoi ça ? s’exclama Anthony, hébété. Maman, ça va ?

Oui, oui, répondit-elle en grimaçant.

Tu as ressenti ça comme moi ? Qu’est-ce que c’était ? s’affola-t-il encore.

Maria leva les bras en signe d’incompréhension. Le sol tanguait dangereusement, son cœur battait la chamade. Une faiblesse gagna ses jambes.

Je me sens lasse, gémit-elle pour détourner son attention.

Inquiet, il la guida fébrilement dans la cabine. Elle n’osa croiser son regard de peur qu’il ne devine son agitation, car elle avait déjà ressenti cette vague de chaleur, cette montée en puissance qui soudainement quittait le corps. Les années écoulées n’avaient pas atténué ses souvenirs, ancrés à jamais en elle. Le jour de sa disparition, elle avait éprouvé la même sensation avant qu’elle n’apparaisse avec son fils en pleine terre inconnue. Bien qu’elle reconnût ce bouleversement, pour autant, elle ne déchiffrait pas sa signification exacte. Quelqu’un était-il arrivé tout comme elle, il y avait de cela quatorze ans ? Le mouvement ascendant la rendit nauséeuse et une sourde migraine pulsa sous son crâne. À peine entrée, elle s’excusa auprès d’Anthony, prétextant une immense fatigue.

Tu ne dînes pas ? s’inquiéta-t-il.

Elle secoua nerveusement la tête avant de s’enfermer dans sa chambre. Anthony, perdu, resta un instant dans le salon à fixer la porte par laquelle elle avait disparu. Il ne l’avait jamais vue ainsi. De temps en temps, son regard se faisait lointain et il suffisait qu’elle l’aperçoive pour sourire. Mais pas cette fois. Il n’était pas dupe, elle était bouleversée. Ce trouble provenait-il du phénomène incompréhensible survenu devant l’ascenseur ? Il n’en savait rien. Il décida finalement de respecter sa demande.

L’esprit en ébullition, il s’intéressa à peine aux images qui défilaient à la télévision. Il n’arrivait pas à trouver une explication à cette sensation étrange ressentie plus tôt. Il n’en dormit presque pas, inquiet pour cette femme secrète qu’il avait appris à aimer ainsi, mais aussi assailli par des questionnements insatisfaits.

 

Année IX de Novos, 27ème lune sur Catiopé, Otios[2], Château du roi Anos, continent Central

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