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de harmattan

La peau duelle

de harmattan

4,50
Martine Pannequin
Églantine Roman
/ Littérature
Rue des Écoles
Rue des Écoles Le secteur « Rue des Écoles » est dédié à l’édition de travaux personnels, venus de tous horizons : historique, philosophique, politique, etc. Il accueille également des œuvres de fiction (romans) et des textes autobiographiques. Déjà parus Demirdjian (Véronique),Une voix si douce,récit, 2015. Le Goaziou (Véronique),Les nuages à nos pieds, roman, 2015. Daubercies (Claude),Les histoires d’amour de Monsieur Spongexstrate, roman, 2015. Boullet (Victor),Le trou de la renverse, roman, 2015. Khalil(Yasmina),Le mariage, récit, 2015. Javeau (Claude),Une vie illustre, roman, 2015. Échard-Fournier (Anne-Marie),L’été en ce jardin,roman, 2015. Mirallès (Pierre),Hystérésis, récits, 2015. Aufan-Benazeth (Nicole),Les crapauds-buffles, nouvelles, 2015. Mottelay (Candice),La mer de mon père, récit, 2015. Chessex-Viguet (Christiane),Penser l’école, essai, 2015. Antoni (Petru),Le petit mousse d’Aboukir, roman, 2015. Ces douze derniers titres de la collection sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site www.harmattan.fr
ÉGLANTINE
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Pariswww.harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07038-4 EAN : 9782343070384
Martine PannequinÉglantine roman
ROMAN DU MÊME AUTEUR
Un idiot et une sorcière dans des ciels bleus et verts
Éditions Bénévent 2005
À Thomas. À Marius.
8
1.
À l’affût derrière mes fenêtres, je l’épie, je le piste… En ce moment, il taille à grands coups de cisailles la haie d’ifs qui clôt le parc. Concentré sur sa tâche, il élague les branches rebelles, redonnant un aspect sage et ordonné au mur végétal. Le soleil printanier accroche sa lumière, en aplats bleutés, sur son front et sur ses joues. Parfois, il s’arrête pour essuyer son visage mouillé de sueur et il lui arrive alors de porter son regard vers la maison. Aussitôt, je me plaque contre le mur. Mon cœur m’envoie des décharges électriques qui me laissent haletante. J’ai des picotements jusque dans les pieds, mais c’est plus fort que moi, je ne peux me défaire de cette attraction. Collée contre la cloison, je jette des coups d’œil furtifs vers lui, aïn de m’assurer qu’il s’est remis au travail et, rassurée, je continue à le guetter. Lorsqu’il se dirige vers le garage, je le soupçonne aussitôt de vouloir nous voler quelque chose. Je me déhanche pour voir ce qu’il prend, ce qu’il fait. Parfois, la conception des pièces, leur orientation m’empêchent de poursuivre ma traque. Je dois monter à toute vitesse dans les étages et trouver l’angle qui me donnera accès à la partie du jardin où il se trouve. Quand je le perds de vue, mon cœur s’affole. Je cours à toutes les fenêtres de la maison et, ne le voyant pas, je tombe au pied des meubles, l’oreille à l’affût des bruits. Le sang cogne dans ma poitrine, résonne dans mes tympans. Je suis persuadée qu’il va entrer. Et que ferais-je contre lui ?
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