Elo

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Pomi, pays où le pouvoir d'un prince tire à sa fin. Choisissant de construire un avenir pacifiste, celui-ci entreprend de chercher son successeur. Au coeur de cette épopée, Elo, personnage féminin attachant.

Publié le : mardi 1 avril 2008
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EAN13 : 9782296194281
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Elo La fille du soleil

Maurice Okoumba-Nkoghe

Elo La fille du soleil
Roman

Les Lettres d'or

L'Har11lattan Gabon

DU MEME AUTEUR

Paroles vives écorchées (poèmes)- Arcam Rhône-Ogooué (poèmes)- Arcam Le soleil élargit la misère (poèmes)- Arcam Siana (roman)- Arcam Adia (roman)- Akpagnon La mouche et la glu (roman)- Présence Africaine Olendé (épopée)- L'Harmattan La courbe du soleil (roman)- Les Editions Udégiennes Le che,min de la mémoire (roman)- L'Harmattan Nzébi (épopée)-Ed. Raponda Walker.

@ L'HARMATTAN,

2008

5-7, rue de l'École-Polytechnique;
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harrnattan@wanadoo.fr harmattan l@wanadoo.fr ISBN : 978~2-296-05281-9 EAN : 9782296052819

75005 Paris

1. Une cllalelIr de four crénlatoire étouffait Pomi et ses habitants depuis le lever du jour. A 1'11elIreoù le soleil descendait les pistes rOlIges, Ela jeta 1111rap de bain sur d l'épa'ule. Elle roula vers le nord de la ville à la recherche d'un peu de fraîcheur.. longeant des plages pleines. Elle arrêta son véhicule sur U11e ute qui surplo1nbait la mer. La b bute cachait une grotte. A l'entrée de la grotte la fille tOlnba sur une gan1ine d'une quinzaine d'années. Balai en main, l'inconnue nettoyait le sol afin d"y étendre une natte encore enroulée. Elle correspolldait trait pour trait au type de gosse que la jeune femme abhorrait: chétive., peau couverte de pustules, œil malade. Une infortunée et peutêtre même lIlle sorcière. Elo connaissait ce genre de créature: misérable nlais apte à jouer de mauvais tours à la moindre occasion. Quelle malchallce, venir ici pour tomber SlIr cela! Elle s'assit à l'ombre, à quelques n1ètres de l'adolescente qui, elle aussi, l'observait avec beaucoup de curiosité. Face à l'océan, jan1bes croisées, serrant l'ulle contre l'autre des Inains aux ongles parfàitement clairs, Elo semblait nerveuse. L'adolescente le voyait aux traits de son visage et aux mouvements rapides des talons qui creusaient le sable. La petite s'approcha d'elle et chercha à la consoler. --- Ne pleure pas sur ta solitude, aucun homme ne te lnérite vraiment. Elo, qui 11el'avait pas vu alTiver, tressaillit et se leva d'un bond. --- Oil! Excuse-lTIoi! dit l'incollllue en reculant., c'est mon physique qui t'effraie? N'aie pas peur, je suis différente à l'intérieur. La fillette repartit vers sa natte. Un trouble intense s'empara de la belle Elo. Elle ne comprenait pas comment

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l'Affreuse avait deviné le fond de ses pensées. Sa fierté el1 sOllffrit. Malgré ce visage préoccupé, Elo était réellen1ent belle, à l"}imagede sa mère. Elle ne se contentait pas d'avoir des jambes ravissantes, elle possédait a11ssi cette adlllirable peau basanée, issue d'un croisement entre lIn forestier n1algache et une mulâtresse de Mayi. Un chignon strict disciplinait une chevelure abondante d'tu1 noir d'encre. Seule une femn1e aux traits vraiment impeccables pouvait se perlnettre cette coiffure sans concession. Et le visage triangulaire a11Xpaupières délicates, et les pommettes hautes~ le nez., les lèvres aux lignes sensuelles étaient sans conteste ilTéprochables. Elo était une jeune femme inquiète. Diplômée en relations publiques., elle travaillait à Mayi Contacts, une agel1ce de voyages gérée par une vieille Anglaise. Malgré l'intense affection dont l'entourait la patrolme, et la fascinatio11 qu'elle exerçait sur son entourage, Elo n'était pas satisfaite de son existence. Comment pouvait-il en être autrelnent? À vingt-cinq ans et vierge, elle était encore à rêver d'U11grand amOllf. Princesse d'épopée, île à face mystique comme la grande île de ses origines, la belle était l'innocence faite femme. --- Je ne vais plus t'in1portuner~ et d'ailleurs je vais changer d'endroit~ lança la petite. Elo l'avait presque oubliée. Mais de quel droit la regardait-elle ainsi? Car de son oeil valide elle l'observait de manière pénétrante. Que sigl1ifiait cet éclat unique au f011d de sa prunelle? Elo n'eut pas le temps de cOlnprendre, ]a Vilaine venait de prel1dre une piste entre les palétuviers en ollbliant sur le sol son petit panier. Elo le ran1assa et, sans savoir pourquoi, se mit à c011rirderrière l'étrangère. En vail1, celle-ci avait disparu dans l'entrebâillement d'une caverne. Elle revint sur ses pas. De nouveau assise face à l'océan miroitant, elle observa le 8

petit ollvrage en osier. Il y avait à l'illtérieur un morceau de caolin et une plume de perroquet, tous deux symboles gémellaires. Cela l'intrigua de plus belle et l'angoisse
1"étreignit.

Dans l"effort, elle décida d'oublier. Si elle commençait à se poser des questions sur chaque gamine qlle le hasard plaçait sur sa route, elle n'en finirait pas. D'ailleurs ce n'est pas ce qui améliorerait son existence. Mais aussitôt, une autre angoisse l'assaillit. Elle pensa à la lettre de sa sœur. De dellx ans sa cadette, Noro possédait déjà une expérience sextlelle effrayante. La petite sœur prenait la vie avec un optimisme passionné, presque exagéré. Ravissante elle aussi, ChalTIlanteet gaie, elle inspirait à tous une sympathie imnlédiate. Et pOtmant, derrière cela., quelle inconscience! Ull sOtlrire triste passa sur le visage de la grande sœur qui se souvenait de chaqlle mot de cette lettre surchargée de virgules. Etudiante en Europe., Noro lui allnollçait dans un naturel grisant: « La grossesse que je portais est pClssée,je l'ai aidée un peu à ]Jasser,J.e n'en pOlLVais plus, j'ai abal1dol1néle .fœtus Sllr place, dans les vécés... Je viens de .faire la cor/naissance de Velo, un Malg(Jche de la province orientale, comme papa, très beau avec une superbe moto,
il est.fou de moi et S011père est très riche.. (Yelle .fois-ci JOe

crois que mon choix est d~tinit?f,j'embrasse nos origines, oui, nos origines. Tu devrais jàire la nlême chose, parce qZle le ]Jays de Inaman est aux nlains d'égoi:s'tes primaires... » Ce n'était pas la première fois que sa sœur provoquait un avortement, et toujours au seuil d'ulle nouvelle rencontre. Ce n'était pas la première fois non plus qtl'elle jetait les pierres aux dirigeants de Mayi. Ferlnant les paupières, elle enfouit sa tête entre les genoux. Ces enfants qu'Ion détruisait auraient mieux fait de la choisir pour 9

nlère. Car Ull jour la petite naïve comprendra que la jeunesse, chez une femme, 11edurait que le temps d'une saison, et qu'aucllne passion n'était vraiment éternelle. Elle-même était passée de Sanga à Mbuyi, puis d'Oriang à Edjo, non qu'elle fût instable, mais simplement parce que les hOlnmes ne voyaient que son corps, et quand elle le leur refusait, ils devellaient barbares. Le dernier l'avait même emmenée à Pretoria, loin de son pays et de ses attaches familiales. Edjo était persuadé que la distance ralnollirait le caractère de la femme. Mais ayant échoué dans toutes ses entreprises, le méchant diplolnate s'était vite lassé et 1" avait renvoyée à Pomi. Au prix d'une lutte sans Inerci, elle essayait mailltenallt de s'en sortir tant bien que mal. Aujourd'hui elle admirait Nora dans sa folie de gosse insouciante. Nora, le nom de lellr grand-mère indienne. Nora, un nom qui portait en lui le pilon des Tropiques! MaInan étant morte, elle ferait n'importe quoi pour sauver sa sœur. Qui sait ce que lui réservait l'avenir? Le soir arrivait avec la marée l1aute et la plage allX palétuviers s'inondait peu à pet!. Ela se leva, plus sombre que jamais. Le reto.ur à la maison se fit sous la pluie., lUlde ces brusques orages dont Pomi avait le secret. Heureusement que pour la belle demoiselle le parking était couve11 et relié directenlent à la cuisine. Elle passa à la douche et c'est au sortir de là qu'elle entendit frapper à la porte. Elle alla ouvrir, et aussitôt sursauta. La ganline de la grotte se tenait sur le seuil, trempée des pieds jusqu'à la tête. --- Je viens reprendre lnon panier, dit-elle. Ela était désorientée. Comment avait fait l'inconnlle pour venir jusqu'ici? L'angoisse lui mettait les nerfs à fleur de peau. S'efforçant de se maîtriser, elle se dirigea vers la voiture, à tout hasard, et s'aperçut qu'elle avait effectivement emporté l'ouvrage au contenu équivoque. Elle rendit son biel1 à la propriétaire et s'apprêtait à 10

refenner la porte quand l'orage redoubla de violence. Un éclair zébra le ciel et la foudre éclata quelque part dans le quartier. --- Entre vite, dit la généreuse Elo à la gamine affolée. Elle l'installa dans la cuisine, espérant que les pustules qlle portait l''Affrellse ne fussent pas les symptônles d'une nlaladie contagieuse. Dans sa chambre, Elo s'attarda à vernir ses ongles. Quand elle revint à la cuisine un peu plus tard, c'était avec l'intention de préparer son bOllillon du soir, fait de nlaquereaux frais, de légumes et de gros piments rouges. Mais grande fut sa surprise de voir qu'une marmite fumait déjà sur le feu. C'était son bouillon., exactelnent COlnme elle l'aurait mijoté, dans la casserole habituelle. --- Comment t'appelles-tu et qui es-tu? demanda-t-elle à la fillette étrange qui se ratatinait dans un coin. --- Appelle-moi Kono. --- Tu es une sorcière, sors de chez moi! --- Tu es setlle, sans mari, sans enfant... --- Et c'est toi qui vas les ren1placer, hein? Elo criait de toutes ses forces, histoire se donner Ulle contellance. Elle avait l'ilnpression qu'un mauvais génie vel1ait de faire ilTuption dans sa vie. A la fin., elle prit la résollltion de se calmer. et décida nlême de laisser les cll0ses aller selon leur itinéraire. --- Le bouillon se refroidit., nOtlS devrions le manger maintenallt, dit-elle. La fillette étrange, qui n'attelldait que cela, se précipita vers l'annoire à vaisselle. Elle semblait connaître cette cllisine cOlm si elle y avait grandi. Ses gestes souples et ne mesurés révélaient une assurance et une confiance en soi peu communes. Maintellant elles étaient assises face à face. Un insecte trottinait sur la table, elltre lellrs assiettes. Kono le prit entre le pouce et l"index et 111i munnura :

Il

--- Tu vas mourir, il 11'y a pas de place pour toi ici démon! --- Tu sais parler aux insectes? demanda naïvement Elo. --- Ce n'est pas un insecte ordinaire, mais un dévoreur. --- Un dévoreur de quoi? --- C"est dévoreur d"âmes, il faut le détruire vite! Elle écrasa contre la table la malheureuse bestiole. Elo 11e fit rien pour arrêter la scène, elle voulait savoir jusqu'où irait l"inconnue. La petite nettoya précieusenlent les restes de l'insecte qui finirent dans le feu. Dehors, l'orage tàisait rage. Au milieu du repas et à sa gral1de confusion, la jeune femme s'aperçut que la mystérieuse Kono la dévisageait avec gravité. Angoissée, elle détourna la tète. Depuis cet après-midi, elle se sentait aussi bouleversée que le jour du décès de sa mère. Pourquoi un tel vertige? ---Tu vas passer la nllit ici et demain tu rentreras chez toi. --- Ch.ez moi? La petite avait affiché une lnine égarée. --- Pourquoi, tu ne veux pas retourner chez toi? --- Chez n10i c'est où ? Je ne connais personne dans cette ville. « Voilà, pensa Elo, il11e lnanquait pIllS que cela! ». Il n'y avait que deux chanlbres, et la seconde conte.nait des effets personnels de Noro. Où dormirait-elle, à la cuisine? Pas qllestion ! Au salon? Pas question nOll plus! Agacée de perdre son temps pour une qllestion qui n'en était pas une, Elo se leva pour aller se coucher, se disant que le lendemain elle saurait comment mettre l'inconnue à la porte. --- Si tu lne mets dehors, ce n'est pas bien., Dieu n'aime pas. 12

Elo vacilla en entendant ces mots'l et revint s'asseoir avec colère. Comlnent appeler autrement cette étrangère qui lisait jusque dans ses pensées les plus intimes? Quelque c110seen cette gamine, sa façon de se comporter, son caln1e et ses phrases sibyllines révélaient un être de pouvoir qlli échappait à toute compréhension. Ela décida de 11eplus rien décider. Sorcière, ange ou mutante., si c'était son destin, qu'il s'accomplît! Kono passera la nuit da11slIn coin de la cuisine. Malgré la fatigue d'un dimanche exceptioill1el.,la grande sœur de Nora ne parvint pas à felTI1erl'œil de la nuit. Les rares mome11ts où elle réussit à dorlnir fure11t peuplés de cauchemars. Au bOlltdu deuxième jOllf, Elo présenta Kano dans tous les commissariats de police de Pomi. Mais aucun avis de recherche n'y avait été déposé. Elle fit passer des communiqués à la radio et à la télé, personne ne se manifesta. Ce n'est qu'à la suite de toutes ces démarches infructueuses qlle la jeune femme se résolut à s'occuper e11finde cette petite de nulle pmi. Elle la soumit à tous les exalnens médicaux possibles. On ne décela rien de particulièrement grave. Les pustules guériraient après des soins intensifs, tout comme cette espèce de cataracte qll'une ballale opération soig11erait.Dès cet instant, Kano occupa la seconde chambre de la maison. Elo perdit petit à petit son inquiétude et retrouva au fil des semaines cette partie d'elle-mênle qui s'était brisée. Ce matin-là, la vieille Jenny la fit venir dans son bureau et lui demanda de se rendre illico à l'aéroport. Elle allait accueillir une personnalité sud-africaine qui venait pour une série de contacts avec des hommes d'affaires de la capitale. La directrice de l'agence lui fournit l'identité du voyageur et le nom de l'hôte] 011il devait descendre. Une sensation trouble l'envahit qua11d elle arriva à Siloé, la cité-aéroport qui perpétuait si bien la mémoire du 13

premier maire de la capitale. Elle ne se doutait pas encore qu'à partir de cet instant quelque chose dans S011 existence se déplaçait COlTIlTIe pion d'tIn grand échiquier. Elle le gara son véllicule puis longea une rangée de kiosques, cherchant des yeux le comptoir de la sous-con1pagnie nationale qui assurait les vols vers l'Afrique alIstrale. --- L'avion du Natal? Se renseigna-t-elle auprès de l'hôtesse. --- Dans quelques millutes ! répondit cette dernière, le llez plongé dans un gros registre. Elo acheta un journal et s'assit à un bar voisin, deval1t un jlIS d'orange, en face du couloir "Arrivée grandes lignes". À l'incompréhellsible sensation trolIble de tout à l'heure vint s'ajouter une brusque excitation fébrile, alors qu'elle l1'était nullement novice dans ce genre de n1ission. Elle se surprit même en train d'en rire. L'avion fendait le ciel vers la piste. Un rayon de soleil matÎJ1al inondait son fuselage d'ul1e auréole flamboyante. Ela abandonna SOIl journal et se perdit dans la contemplation du spectacle. EnslIite elle repartit voir l'hôtesse pour faire passer 'une annonce sonore qui demalldait au voyageur Smith de passer en salle d'attente après les formalités d'usage. C'était plutôt une Noire d'llne cinquantaine d'années, grande et forte, s'exprimant dans un anglais impeccable. En fen1me habituée à évaluer les gens, Elo nota les épaules légèrement voûtées, qui donnaient une impression de puissance toute en finesse. Elle portait un ensemble fait d'une camisole et d'un pagne noué à la taille qui lui recouvrait les chevilles. C'était un de ces tissus magnifiques allX couleurs chatoyantes qll'on ne trouve qu'en Hollande. Elo ne s'attel1dait pas à rencontrer Ulle femme. Jenny ne lui avait rien dit; elle aussi ne devait pas savoir. Madame Sn1ith lui décrocha un sourire; un sourire tout bonnenlent 14

irrésistible, un sourire de femme mûre qui avait gardé U11 air de jeu11esse. De petites rides d'expression se formèrent au coin de ses yeux, accel1tuant un charme sllbtil dont elle jouait en Viliuose. --- Soyez la bienvenue, Madame! dit Elo el1anglais. L'étrangère sourit à nOlIveau avant de répondre: --- Merci! Quelle chance! La dernière fois, quand j'étais ici, j'ai eu beaucoup de peine à me faire comprendre; mon français est très limité pOLIr soutenir U11e conversation sérieuse. La danle avait la classe et les bonnes manières, songea Elo avec plaisir. A l'agence elle ne gagnait pas beaucoup d'argent celies, lnais elle voyait dans les contacts quotidiens dont dépendait SOIl travail Ull complément l1autement appréciable. Entre l'aéroport et l'hôtel, les deux femmes parlèrent de tout et de rien, avant d'aborder les récentes violences au Kwazulu-NataL Chris Hani, le secrétaire gé.néral du parti conlmuniste, venait d'être abattll devant sa maiso11par lIn Blanc. ---Cela est sans importance. Pour l'heure, nous devons continuer à expier, nous devons continuer à payer la faute commise ailleurs. --- La faute commise ailleurs? IntelTogea Elo perplexe. --- Oui!... répon.dit l'atltre rêveuse. Il est possible que nous ayons comtnis une grande faute dans un autre mOl1de. Sinon, comnlent expliqller tant de misère? A nl0ins qlIe l'hoilllne noir ne soit pas encore prêt à jouer S011propre rôle... Elo sOllrit tristement, quelque peu déçue. Comment cette grande drone pouvait-elle se laisser gagner par un fatalisme aussi ridicule? Elle aurait voulu continuer la discussion dans ce sens, mais l'étrangère s'enferma dans un mutisme absolu, d'où elle ne sortit que devant la porte de l'hôteL Les lieux lui étaient familiers. C'est ici même qu'elle était descendue la première fois. 15

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