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En attendant la lapidation

168 pages
"L'auteur nous plonge dans un monde de femmes, en cohabitation ethnique et hiérarchique, en rivalités, en attente du passage des hommes, hiérarchie des pouvoirs, celui des hommes sur les femmes, celui des femmes sur d'autres femmes, des maîtresses sur les esclaves, la soumission de la femme. (...) Dans un univers de sable, de vent, de sécheresse, chacun remet sa vie entre les mains de divers dieux pour assurer sa propre survie à travers rites et coutumes." Luce Eekman
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En attendant la lapidation
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Aichetou
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En attendant la lapidation
 
 
Écritures Collection fondée par Maguy Albet  
  Van Ackere (Paul), Cher Papa, Chère Maman , 2013. Labbé (François), LImbécile heureux , 2012. Le Forestier (Louis), La Vie, la Mort, lAmour , 2012. Dini(Yasmina), Soroma (Joseph), LAmante religieuse , 2012. Mandon (Bernard), LExil à Saigon , 2012. Mouton de Ponthieu (Caroline), Le Cur des filles , 2012. Evers ( Angela) , LApnée , 2012. Milo ( Chiara) , Passion 68 , 2012. Bilas (Charles), La Boîte en fer , 2012. Josserand (Sylvain), Courts métrages , 2012. Garrido Palacios (Manuel) , Nuit de chiens , 2012. Humbertclaude (Eric), Bascule puis Vulnus , 2012. B-Rittener (Patrice), Je naurais pas dû écouter Léna , 2012. Albert (Laurence), Sans adieu , 2012. Bréna (Patrice), Bois sacré , 2012. Carrère (Pascal), Les Involontaires , 2012.  
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 Ces quinze derniers titres de la collection sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site www.harmattan.fr     
Aichetou
 
 
 
 
En attendant la lapidation  
 
(Chroniques du Trarza)  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
LH ARMATTAN  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
© L'H ARMATTAN , 2013  5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Paris  http://www.librairieharmattan.com  diffusion.harmattan@wanadoo.fr  harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-336-29751-4  EAN : 9782336297514  
   
Préface     
Ce que nous transmet Aichetou dans ce récit relève à la fois du témoignage et du documentaire. Son écriture très suggestive, parfois répétitive dans ses descriptions, telle une litanie, nous transporte dans un univers à la fois vécu et imaginaire. Durant une grande partie du récit, Aichetou semble vouloir garder une certaine distance, ne pas trop dévoiler ses propres sentiments lorsquelle décrit ses personnages, leurs dimensions, leur hiérarchie au sein de communautés, leur existences presque tragiques mais attachantes, situées principalement dans un univers de sable, de hautes dunes à la fois protectrices face au danger du désert et sortes de murailles mouvantes créant un enfermement au milieu despaces infinis. L'auteur nous plonge dans un monde de femmes, en cohabitation ethnique et hiérarchique, en rivalités, en attente du passage des hommes ; hiérarchie des pouvoirs, celui des hommes sur les femmes, celui des femmes sur dautres femmes, des maîtresses sur les esclaves, la soumission de la femme, contradictions sans interrogations, sont racontées par Aichetou comme une histoire vraie.
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Au sein même du désert : le puits, non loin du campement, est source de vie, lieu de rencontre, de vie et de mort. La tente, elle, est le seul refuge contre les peurs nocturnes et les dangers, même diurnes, refuges exempts dhygiène, du fait de la modestie et des limites qu'impose la nature où se déroule le récit. Dans cet univers de sable, de vent, de sécheresse, chacun remet sa vie entre les mains de divers dieux pour assurer sa propre survie à travers rites et coutumes, emprunts de violence et de cruelle tendresse. Lapproche personnelle dAichetou vers la jeune et belle esclave El-Hamra, protégée de la Belle-Affranchie, en attente de sa lapidation, est magnifique, avec toute la tragédie quelle voit refléter dans ses yeux, la description de la beauté de son corps, seule arme, seule défense, seule expression possible de sa liberté mais cause de sa perte. El-Hamra, jeune mère infanticide, navait pas souhaité cet enfant « mâle » qui ne pouvait que la condamner à affronter lhumiliation et les pires rejets de sa communauté. Après avoir donné la vie, dans une grande souffrance, pour aussitôt donner la mort avec une si grande cruauté, elle exprime toute sa haine pour ces hommes qui ont convoité son jeune, très jeune corps, sans se préoccuper de son consentement. Outre la description très suggestive de la vie mouvante du désert et de cet enfermement, la description née de l'imagination de l'auteure ne lest pas moins lorsquelle décrit, avant la lapidation, ce que « pourrait être » la souffrance, et le devenir du corps de la jeune El-Hamra enfermée dans ce trou creusé pour le supplice. La jeune infanticide, entre désespoir et sérénité, après la reconquête dune paix provisoire dans lisolement de la
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tente, malgré lépuisement, dans son désir de vivre offre à l'adolescente, la narratrice, devenue sa jeune amie et complice dans un bel acte damour partagé, le lait maternel qui gonfle ses seins aux courbes parfaites défiant celles des dunes La fin du récit est surprenante et allégorique.
 
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  E EKMAN  Architecte  
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