Estampes coloniales d'Afrique de l'Ouest 1940-2000

De
Publié par

Fondées sur des expériences vécues, ces nouvelles mettent en scène quelques épisodes du quotidien des rapports interpersonnels entre Africains et français durant les périodes coloniale et postcoloniale. L'auteur raconte comment certaines situations, inégalitaires sur tous les plans, furent vécues avec humiliation, gêne ou délectation par les acteurs.
Publié le : samedi 1 octobre 2011
Lecture(s) : 26
EAN13 : 9782296471443
Nombre de pages : 234
Prix de location à la page : 0,0129€ (en savoir plus)
Voir plus Voir moins
7 jours d'essai offerts
Ce livre et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois
ESTAMPES COLONIALES d’Afrique de l’Ouest 1940-2000
Terrain : récits & fictions
Collection fondée et dirigée par Bernard Lacombe
La collectionterrain : récits & fictionsprend en compte l’ambition des sciences sociales, sciences du récit par excellence, d’intégrer l’ensemble des formes d’écriture. Ajustant la forme de l’écrit au sens du terrain, explicitant ainsi l’expérience qu’ils ont vécue, les auteurs de cette collection interrogent, par leurs textes, le sens du récit et le poids de la fiction dans l’expression de l’expérience vécue.
Logo de la collection par Émilie Crouzet
© L'Harmattan, 2011. 5-7 rue de l'école Polytechnique, 75005 Paris ISBN : 978-2-296-56083-3
Bernard Germain Lacombe & Awa Garance
ESTAMPES COLONIALES d’Afrique de l’Ouest 1940-2000
Du même auteuraux éditions de L’Harmattan
2000,Cœur de savane, Contes d’Alassane Kanon sur Bobo-Dioulasso, 2001,La femme fleuve et le lamantin, contes,L’Harmattan, Paris, 2001 : 160 2003,La saison opaline, Contes nomades,L’Harmattan, Paris, 2003 : 150 2007,La brousse, le champ et la jachère au Burkina Faso(avec Robin Duponois) 2011,Les traces du ciel, contes du Burkina Faso(avec Christophe Ronel, peintre)
Plusieurs ouvrages publiés par B. Lacombe ressortissent aux thèmes développés dans cet ouvrage : En tant qu’auteur aux éditions de l’Harmattan :1995,Le voyage en Orstomie de Jean Naymard, 1944-1994, Fragments pour un clinquantenaire 2003,Ethnographiques, carnets de voyages,L’Harmattan, Paris, 2003 : 159 2003,Paroles de nuages, Contes de la pluie et histoires d’eau(Contes écrits pour l’année internationale de l’eau)
En tant qu’éditeur aux éditions de L’Harmattan : Sylvestre Ouédraogo, 2003,L’ordinateur et le djembé/The Computer and the Jembe, essais(bilingue) Alain Marliac, 2005,De l’Archéologie à l’Histoire. La fabrication d’histoires en Afrique Subsaharienne et au-delà Damien Couteilhe, 2007,Doli ou parlez-moi d’amours Josselin Gauny, 2009,Carnets du Darfour Bwéni Soalma, 2009,Ouagadougou vu des nuages Jean-Claude Leprun, 2010,Terrains de recherche. Chroniques du quotidien d’un scientifique. Brousse africaine, tanety malgache et sertão brésilien,1967-2001.
Enfance, mon amour ! c’est le matin, ce sont des choses douces qui supplient,  comme la haine de chanter, douces comme la honte qui tremble sur les lèvres,  des choses dites de profil[…] Saint-John Perse Éloges VI, 1910
Pour Michèle, à qui me lient plusieurs décennies d’amitié affectueuse  faite de distance et d’ironie mutuelles, née dans la complicité d’avoir été de plain pied  avec l’habitus de la diaspora coloniale française. Nous a lié une même volonté d’entendre la singularité de toute vie ainsi que la lucidité partagée  que les apparences et l’évènementiel font partie de l’être. Ces choses dites de profil…
Avertissement
J’avais écrit ces nouvelles à l’occasion d’une commande de Catherine Coustols, dite Capucine, qui en sélectionna quelques-unes pour une publication aujourd’hui épuisée. Le thème proposé était la situation coloniale des Français en Afrique. Je me suis fondé sur des faits que j’avais vécus ou dont j’avais été le témoin, en les soumettant aux besoins de l’écriture. L’un, pour être inventé – je laisse au lecteur deviner lequel – est tellement exemplaire qu’il n’en est que plus vrai. La nature néocoloniale transcende la caricature. Un autre surinterprète un accident ; quelques faits, rares, n’ont été connus que de seconde main. J’en ai utilisé le thème parce qu’ils me paraissaient exemplaires et que je pouvais y couler le quotidien que j’avais connu. Ces récits eurent un accueil contrasté : certains lecteurs ont estimé que je parlais contre les glorieuses pages coloniales de la France ; d’autres que je les magnifiais. L’un et l’autre point de vue me font penser que j’avais atteint mon but : parler d’une période dont les ambiguïtés perdurent dans la conscience historique contemporaine. Les Africains, avec la montée des jeunes générations et la percée de la société civile, tournent cette page mieux que les Français qui, sur le mode de leur paternalisme misérabiliste, s’y complaisent. Comme quoi il est plus facile de se débarrasser d’inconvénients que de se priver d’avantages.
Notes
Les chiffres sous les titres des nouvelles renvoient à l’année dans laquelle les faits rapportés se sont approximativement produits.
 Le quatrième au bridge ou le Requiem deGilles —1969—
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.