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Et l'étranger devint dragon

De
70 pages

Afin d'assurer sa survie, un étranger amnésique accepte d'être l'esclave d'une séduisante aventurière.
Sans conviction, il accompagne la farouche guerrière dans une quête insensée où ils devront délivrer un dieu et terrasser le Grand Dragon !


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-57162-5

 

© Edilivre, 2013

Introduction

La solitude est un désarroi qui peut durer toute une vie.

Il ne savait plus d’où il venait, sa mémoire l’avait abandonné. Même son nom lui était étranger. Il se trouvait sur une plage. Il regarda vers la mer. L’amante furieuse des marins ne laissait aucune embarcation l’embrasser. Ses souvenirs étaient aussi fracassés que les épaves d’un bateau. Venait-il de la mer ? Mais s’il était un naufragé, où étaient passés les autres passagers ?

Il constata une vilaine blessure sur son front ainsi qu’une bosse de la taille d’un œuf de pigeon ! Le mauvais coup qu’il avait pris sur la tête expliquait peut-être son amnésie.

Derrière lui s’étendait un désert, ses dunes empêchaient de voir ce qu’il y avait au-delà. Après une vague hésitation, il décida de traverser cette mer de sable, espérant faire une rencontre amicale qui briserait la solitude que ressent un homme seul et oublié.

Chapitre 1

Rencontre avec Anasia

Le désert n’est agréable que pour ceux qui n’y vivent pas.

Lorsqu’elle le vit la première fois, elle fut tentée de le tuer. Cet homme devait être fou pour se promener, sans arme, dans le désert. Les fous sont dangereux, pensa-t-elle, mais en tuer porte-malheur, dit-on par ailleurs. De plus, l’homme avait piqué sa curiosité. Son physique était particulier, il avait bien deux jambes, deux bras et une tête comme elle mais il était également pourvu d’un système pileux particulièrement développé, surtout sur la tête. Il ressemblait à un grand singe dressé. Sa peau avait également une couleur particulière, elle était blanche comme de la craie. Était-il malade ?

Elle décida de marcher vers lui tout en observant une grande prudence mais sans peur. L’homme, après tout, était désarmé. Il semblait errer sans but, ce qui ajoutait à son caractère insolite.

L’homme vit la femme approcher. Il ne fit rien pour s’enfuir. Cela faisait longtemps qu’il marchait dans le désert sans en voir le bout, sans même rencontrer âme qui vive, même pas un petit animal. Il espérait que la femme serait amicale. Il la trouva étrange tout comme sa monture. L’animal avait six pieds, il était gras et massif, capable visiblement de porter de lourdes charges. Sa démarche était pesante et il se déplaçait lentement. En accélérant sa marche, l’homme aurait probablement pu distancer cette bête imposante.

La femme, quant à elle, pouvait être qualifiée d’humaine mais avec quelques particularités. Elle n’avait aucun poil visible, pas même de cheveux, de plus sa peau était dorée. Ses yeux bleus immenses inondaient son visage. Ses traits, d’une finesse extrême, étaient dessinés par le plus talentueux des peintres en ce monde. Elle était svelte et très grande. Ses jambes interminables, ravissantes et musclées, semblaient atteindre le centre de la terre ! Sa taille était si fine que l’on pouvait craindre que son corps ne se brise en deux au moindre choc. Sa poitrine était étonnamment opulente et débordait de ce corps si élancé. Ses mains étaient de forme pointue, ses longs doigts se terminaient par des petites griffes comme celles des chats.

Elle était à moitié nue, ne portait qu’une simple tunique blanche, courte et sans manche qui ne cachait guère son corps magnifique. Elle portait cependant sur sa hanche gauche une lourde épée qui avait la longueur d’un homme. Pouvait-elle vraiment manier celle-ci ?

Sa monture était cuirassée, son flanc gauche était protégé par un solide bouclier en métal tandis qu’une longue lance pendait sur le flanc droit. De nombreuses sacoches en cuir étaient également disposées sur le dos de l’animal ainsi qu’une arbalète, ridicule quant à sa dimension mais d’une finition soignée et rigoureuse, une arme conçue dans le dessein d’atteindre une cible avec grande précision.

La femme lui demanda son nom et d’où il venait. L’homme parut gêné puis il lui répondit qu’il avait perdu la mémoire. Elle éclata d’un rire mélodieux. Cet homme complètement perdu lui inspira cependant une certaine tendresse. Mais les affaires sont les affaires. Lorsqu’elle venait dans ce désert, c’était pour ramener en ville des articles à vendre, c’est ainsi qu’elle gagnait sa vie, en cherchant des trésors ou autres babioles dans des endroits où nul ne pouvait s’aventurer. Cet homme n’avait rien sur lui d’intéressant mais elle pouvait le vendre comme esclave au marché.

Elle tira sa longue épée et la pointa sur l’homme qui la contemplait.

– Je m’appelle Anasia et toi l’étranger, tu es maintenant mon esclave !

– Ton esclave ! répondit l’homme perdu, mais je suis un homme libre !

– Un homme libre porte une arme ! Je te laisse cependant le choix, soit tu deviens mon esclave, soit je t’abandonne dans ce désert où tu finiras par mourir de soif !

L’homme accepta d’être esclave, il n’avait pas d’autre alternative. S’il refusait, il risquait de brûler vif dans ce désert. De plus, il éprouvait une folle attirance envers Anasia. De toute façon, cela n’avait aucune importance car tout cela n’était qu’un rêve ! Une femme comme Anasia n’existait pas et il allait bientôt se réveiller avec probablement une bonne érection !

– Esclave, tu vas monter sur Totu, dit-elle en désignant un curieux animal que l’étranger n’avait pas encore remarqué.

Totu ressemblait à une tortue géante mais avec de longues pattes et un grand cou. Sa carapace était surmontée d’une selle. Sans conviction, l’étranger monta sur l’animal.

– Nous allons traverser le Désert des oubliés pour rejoindre la prochaine cité, expliqua Anasia à son nouvel esclave.

– Le Désert des oubliés ? Ce nom ne me dit rien, répondit l’étranger.

– On le nomme ainsi car la vie a oublié cette zone aride. Seuls les mourants s’y rendent, expliqua-t-elle.

– Les mourants ? s’étonna l’homme.

– Oui, ceux qui n’ont pas assez d’argent pour payer un enterrement ou qui n’ont plus de famille. Ils viennent dans ce désert expirer un dernier souffle. Ils meurent ainsi oubliés de tous. Tu verras leurs os blanchis par ce soleil brûlant.

– Mais dans ce cas, que fais-tu dans ce désert ? demanda l’homme.

– Je cherche des babioles auprès des morts pour les revendre sur les marchés des vivants, répondit-elle. Habituellement, je suis une mercenaire mais en ce moment, avec la paix qui règne entre les royaumes, je n’ai pas beaucoup de travail alors je parcours ce désert et je récupère ce qui a un peu de valeur.

L’homme n’écoutait qu’à moitié, fasciné et distrait par la beauté de sa nouvelle maîtresse.

– Mais esclave, arrête de me reluquer ainsi si tu ne veux pas que je t’arrache les yeux ! gronda Anasia.

– Te reluquer ? bégaya l’homme.

– Oui, parfaitement ! Tu dois baisser les yeux, je sais ce que tu veux ! Tu désires voler mes bijoux ! Mais gare à toi si je te surprends à essayer de me voler, je te trancherai la main droite !

– Mais je ne te veux aucun mal, je te regarde car je te trouve jolie !

– Menteur ! répondit-elle avec colère. Tu es prévenu, tu vas tâter de mon épée si tu continues à me regarder ainsi ! menaça-t-elle.

Pourquoi ne le croyait-elle pas ? Elle était si belle ! Mais l’idée de se faire découper en morceaux avait quelque peu calmé l’excitation de cette première rencontre. Il préféra baisser les yeux pour le moment. Sa relation avec cette femme ne se présentait pas très bien…

*
*       *

La traversée du désert était longue, fastidieuse et ennuyeuse. Le soleil brûlait la peau et le sable dévorait les yeux. Il n’y avait rien pour se distraire, ils ne croisèrent aucun nomade et durent se contenter de la compagnie de quelques scorpions et autres serpents des sables.

L’étranger avait cependant de quoi occuper ses yeux. Juché sur sa petite monture Totu, il trottinait derrière Anasia et son imposante monture. Il devait avoir l’air ridicule et un observateur aurait tout de suite compris qui dominait qui. Sa position de soumission avait cependant un avantage, il pouvait à loisir regarder Anasia et se régaler de sa beauté. Celle-ci portait loin devant son regard, surveillant ce désert inhospitalier. Elle n’accordait donc aucune importance à l’esclave qui la suivait.

En observant Anasia, l’homme remarqua que sa peau scintillait au...