Et les oiseaux chantaient l'aurore

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"Entre les pages de ce roman, nous découvrons dans un décryptage méticuleux les signes avant-coureurs du changement au Mali de la deuxième République à travers le combat de l'UNEEM clandestine, de 1979 à 1988. Diarisso peint la réalité d'une époque de la vie du peuple malien où le comportement ubuesque des dirigeants n'avait laissé que très peu de choix aux cadres et aux jeunes : accepter le pouvoir et subir, partir en exil ou lutter pour finir dans un cercueil..."Pr Gaoussou Diawara
Publié le : jeudi 1 mai 2014
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EAN13 : 9782336347844
Nombre de pages : 184
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Dianguina Diarisso
Et les oiseaux chantaient l’aurore
Préface du professeur Gaoussou Diawara
Et les oiseaux chantaient l’aurore roman
DIANGUINADIARISSO Et les oiseaux chantaient l’aurore roman
© L'Harmattan, 2014 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-30494-6 EAN : 9782336304946
PRÉFACE
Le roman en tant que genre littéraire est art de délayage. Comparé à juste titre d’artillerie lourde, il aborde la réalité dans sa problématique : dans ses aspects tant spatiaux que temporels. Le roman africain est relativement jeune, mais s’impose par la diversité de sa thématique et sa nouvelle forme d’écriture dont l’œuvre de Diarisso.Né à Dakar il y a 48 ans, Dianguina Diarisso est un écrivain soninké de langue française. Professeur d’informatique industrielle au CFPT Sénégal/Japon (Dakar), cet homme de science est venu à l’écriture pour dire, et du coup, dire l’autre à travers l’aventure du verbe. Son roman « Et les oiseaux chantaient l’aurore» nous décrit l’espoir indestructible d’une jeunesse en lutte contre le règne sans partage d’un régime dictatorial.Diarisso peint dans un style dépouillé et sans fioriture, la réalité décapitante d’une époque de la vie de notre peuple où le comportement ubuesque des dirigeants n’avait laissé que très peu de choix aux cadres et aux jeunes: accepter le pouvoir et subir, ou partir en exil ou lutter pour finir dans un cercueil.La résignation est telle que Bakoroba dira à Kounady : « Va mon fils, chaque homme a sa terre, s’il est dit que ton destin doit s’accomplir en tel lieu, les hommes n’y pourront rien.Le serpent ennemi de l’homme n’a pas longue vie, mais le serpent qui vit caché mourra vieux.Va, le Parti a des moyens de communication très efficaces. Va, la vie est devant toi. »L’introspection de l’univers intérieur de ce régime débouche lentement sur un cauchemar, évolue vers une désillusion pour aboutir finalement à l’exil.C’est le chemin douloureux du jeune héros Kounady et de ses camarades Djigui, Tiékoroba, Maïga, et Fatima dont l’amour semble un flambeau de fidélité, allumé sur les ténèbres de l’absurde.
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Pendant que la barbarie s’imposait dans la nuit avec son corollaire, la violence et le viol (dont la belle Touty sera victime) les oiseaux chantaient le jour nouveau, et exaltaient la résistance à l’injustice, à l’humiliation, à la brimade pour que l’homme sur notre terre soit digne de son nom d’homme.Entre les pages de ce roman, nous découvrons dans un décryptage méticuleux, les signes précurseurs, avant-coureurs du changement au Mali de la deuxième République à travers le combat de l’UNEEM clandestine, de 1979 à 1988.Auteur très imaginatif, Diarisso se sert de la prose romanesque, de l’univers fictionnel pour nous faire visiter par un fil d’Ariane, les fondements de l’UGSM (Union générale des Scolaires maliens) et ses démembrements dont l’UNEEM (au Mali),l’ASMD à Dakar, l’ASMF en France,l’ASMA en Algérie… Et comme tarteà la crème l’AEEM et le CNID qui seront les fers de lance dans le processus de la démocratie, la première fille née de la révolution de mars 1991.Fidèle au fait que l’écrivain se doit de connaître plus que l’univers de la littérature, Diarisso s’est imprégné des données philosophiques et sociologiques du temps et de l’espace qu’il a investis pour aboutir à l’essentiel dans l’acte d’écrire, l’approfondissement de l’étude de la personnalité.De l’incipit du roman (l’exposition) à l’excipit (la conclusion) en passant par la complication, le gonflement et la crise, les principaux acteurs n’acceptent jamais le compromis avec leur conscience parce qu’ils savent que « l’arbreque la tempête va renverser ne voit pas l’orage qui se prépare à l’horizon, sa tête altière brave les vents alors qu’il est près de sa fin.» L’histoire des personnages vise par-delà leurs récits à donner une chance aux hommes pour qu’ils redeviennent frères.C’est une écriture de la douleur qui s’inscrit dans la littérature africaine des grands intérieurs.Une littérature conceptuelle qui rompt avec les chapelles et qui ouvre une voie nouvelle. Tout comme le cheminement de la vie de l’auteur lui-même.Malien né à Dakar, Diarisso Dianguina est un homme multidimensionnel. Poète et écrivain, il vit dans l’univers de l’électronique à la suite du parcours que voici.
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Après un court séjour au Mali à la suite de l’éclatement de la fédération du Mali en 1960, il continue ses études secondaires au collège Saint-Michel de Dakar, puis au lycée Technique Maurice, toujours à Dakar où il décroche un bac technique série F2 option électrotechnique.C’est après qu’il entreprend des études supérieures sanctionnées par les diplômes universitaires suivants :Il commence par l’École Nationale Supérieure de technologie ex-IUT (Institut Universitaire de Technologie) où il obtient un diplôme universitaire de technologie à Dakar.Ensuite c’est l’École Nationale des Ingénieurs du Mali en électromécanique.Diarisso poursuit sa formation, quitte le continent africain pour le Japon où de 1987 à 2003 il fait des études sanctionnées par les diplômes suivants :electronic Engineering I ;electronic Engineering II ;maintenance informatique et informatique industrielle.Il retourne au Sénégal où à Dakar, il s’inscrit à l’École Supérieure Polytechnique et décroche un certificat d’Aptitude à l’Enseignement secondaire et professionnel, option électrotechnique, et un DEA en génie énergétique.Dianguina Diarisso prépare actuellement une thèse de Doctorat en énergétique à l’ESP de Dakar.Professeur d’informatique et d’électronique au CFPT Sénégal/ Japon, il est entre autres Directeur et fondateur de Africa Dynamics Sénégal « ADInformatique ».Son premier roman que voici « Et les oiseaux chantaient l’aurore » est une bouteille jetée à la mer. Souhaitons qu’il apparaisse partout où on ne l’attend pas, afin qu’il fasse mieux connaître une page du passé de son pays et faire du monde un arc-en-ciel d’identités fortes, ouvertes à elles-mêmes, aux brassages, aux chocs des cultures et des générations.Professeur Gaoussou DiawaraProfesseur à l’Université de Bamako Mali
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