Evil E.T. - Pierre de Lune

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Bonjour,
Pour lire une description détaillée de cette histoire, je vous invite à consulter le document intitulé "Evil E.T. - Faire-part de naissance". La présentation se trouve à part car il n'y avait pas assez de place ici. Quand on aime écrire, ce n'est pas évident d'être restreint à un nombre de caractères limité... Bref, lisez le faire-part de naissance sur le profil du même publinaute ! :-) Bonne lecture à tous et encore une fois, n'oubliez pas de laisser des commentaires ou critiques !
Tezkal
Publié le : samedi 3 mars 2012
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Tezkal EVIL E.T. PIERRE DE LUNE 1 N’est pas mort ce qui à jamais dort, Et au long des ères peut mourir même la mort Abd al-Azrad (Necronomicon) 2 TABLE Préface : ----------------------------------------------------------------------------------------- Page 4 Prologue : ---------------------------------------------------------------------------------------- Page 5 Histoire d’un anti-héros pas comme les autres : ------------------------------------- Page 11 Rencontre d’un type non identifié : ------------------------------------------------------ Page 29 To live and die in LR : ----------------------------------------------------------------------- Page 54 Mauvais road trip : -------------------------------------------------------------------------- Page 101 Métro, boulot, dodo : ----------------------------------------------------------------------- Page 148 France - Haïti : ------------------------------------------------------------------------------- Page 174 Voodoo party : ------------------------------------------------------------------------------- Page 189 Le petit village des horreurs : ------------------------------------------------------------ Page 216 Il faut savoir faire des sacrifices : ------------------------------------------------------- Page 256 La résurrection du grand chasseur : --------------------------------------------------- Page 312 Haïti - Mexique : ----------------------------------------------------------------------------- Page 323 Les jours sans nom : ----------------------------------------------------------------------- Page 337 Le dernier voyage : ------------------------------------------------------------------------- Page 373 Epilogue : ------------------------------------------------------------------------------------- Page 430 3 PREFACE Etant un grand fan de Lovecraft, j’avais envie depuis longtemps d’écrire une histoire fantastique empruntant son bestiaire cauchemardesque. D’autres l’ont fait bien avant moi, mais je souhaitais me prêter à cet exercice également. J’ai repris quelques concepts de Lovecraft car je les trouve tout simplement géniaux, pour ne pas dire monstrueux. Des concepts qui méritaient d’être développés, étant donné la progression de la Science et des technologies. Ce qui nous amène donc à aujourd’hui. Puisque beaucoup de personnes attendent la fin du monde avec anxiété ou impatience, le moment était idéal pour ressusciter en partie l’innommable cosmogonie. Ne serait-ce que pour mettre un peu de désordre dans une humanité dégénérescente. Je désirais donc réveiller des monstres endormis depuis trop longtemps, mais je voulais faire ça à ma sauce. Prenez Jahmal Sanders, un anti- héros amoral aux pratiques douteuses, et plongez-le dans un fond de prophétie maya mélangé à des rites vaudous. Ajoutez-y une bonne rasade de science-fiction ainsi qu’une généreuse pincée d’humour (noir ou décalé de préférence). Saupoudrez la mixture avec un zeste de politiquement incorrect, puis faites griller le tout au four. Je vous souhaite une bonne dégustation. 4 Prologue Haïti, 4 Octobre 2011 Le faisceau de lumière balaya rapidement la luxuriante végétation et se posa sur un buisson. L’homme qui tenait la lampe-torche était de type européen, mince et barbu, âgé d’une cinquantaine d’années. Il passa un bref instant à scruter le fourré, temps durant lequel l’angoisse et la fatigue se lisaient sur son visage. L’ethnologue connaissait sur le bout des doigts le panthéon de la religion vaudou. Il avait déjà assisté à d’innombrables rituels et les coutumes des divers peuples haïtiens n’avaient plus vraiment de secrets pour lui. Il connaissait parfaitement ce folklore qu’il étudiait maintenant depuis plusieurs années, mais son expérience ne l’empêchait pas d’avoir peur. Bien au contraire. Durant les premiers mois passés au sein de la tribu des Nagwás installée sur l’île de la Tortue, il avait observé des comportements étranges. Et cette nuit-là, il allait très certainement obtenir un élément de réponse à une question qu’il aurait préféré ne pas se poser. Mais ce n’était pas la raison de son inquiétude immédiate. Le professeur Landrieau s’était subitement arrêté parce qu’il avait entendu un bruit suspect dans l’un des fourrés. Depuis qu’ils avaient perdu de vue le village, cette désagréable sensation d’être suivi ne l’avait pas lâché. Ne percevant rien d’anormal, il réajusta nerveusement le bob sur sa tête et poursuivit son chemin. Depuis presqu’une demi-heure déjà, son équipe et lui étaient en train de marcher dans ce labyrinthe végétal. Le chemin était vraiment chaotique et à la limite du praticable. Ils devaient continuellement faire attention où ils mettaient les pieds pour ne pas marcher dans un marigot pullulant d’insectes ou trébucher sur de malicieuses racines qui ne demandaient qu’à les faire tomber. De plus, le sentier était aussi sinueux que la végétation était dense et il était impossible de voir à plus de quelques mètres. Bien qu’il se sentait épuisé, l’ethnologue hâta le pas pour ne pas perdre de vue la lumière des flambeaux devant lui. Il ne tenait pas particulièrement à se retrouver seul dans les tunnels sombres de cette jungle, sachant que… Landrieau s’arrêta, puis il se retourna vivement. Non, il n’était pas en train de dérailler. Pas cette fois. Il entendait bien des craquements de branches. Le son parvenant de plus en plus distinctement à ses oreilles indiquait que quelqu’un ou quelque chose venait vers lui. Alors que le bruit de pas dans la végétation s’amplifiait doucement, Landrieau constata avec terreur que les feuillages des buissons sur sa droite étaient en train de bouger. Figé, il suivit avec sa lampe-torche la lente progression du mouvement qui se rapprochait. Quand le faisceau de lumière parvint sur le taillis juste à côté de lui, le bruit de pas et le déplacement dans les feuillages cessèrent simultanément. - Liwa… Liwanoka, est-ce que c’est toi ? En guise de réponse, les frondaisons bougèrent subitement et le buisson tout entier fut alors pris d’une crise de spasmes pendant quelques secondes. Puis ça s’arrêta. 5 Landrieau sentit des gouttes de sueur perler sur son visage. Il sortit un petit mouchoir de l’une des poches de son pantalon en toile et s’épongea le front. - Liwanoka, je sais que c’est toi. Sors de là ! Le professeur jeta un coup d’œil sur sa gauche. Les autres ne l’avaient pas attendu. Il ne devait pas trop tarder s’il ne voulait pas être perdu dans les méandres de cette forêt. Sans oser bouger, il promena son regard sur le sol et aperçut une longue branche morte qui sortait du buisson. Landrieau se rapprocha prudemment pour la prendre et ce fut à ce moment-là qu’il discerna deux billes luminescentes à l’intérieur du taillis. Ses muscles se tétanisèrent. C’était tout juste s’il arrivait encore à respirer. La branche. Elle était juste à ses pieds. Il lui fallait cette branche pour se défendre. L’ethnologue resta figé un moment. Les deux billes vertes étaient immobiles et semblaient guetter le moindre de ses mouvements. Sans les perdre de vue un seul instant, il se pencha très lentement. Il tâtonna le sol d’une main en évitant tout geste brusque, puis il sentit le morceau de bois sous ses doigts. Alors qu’il s’apprêtait à le saisir, quelque chose sortit des feuillages et attrapa son poignet. Landrieau laissa échapper un cri dans lequel était perceptible aussi bien l’étonnement que la douleur. C’était froid et brûlant à la fois. En baissant les yeux, il vit l’improbable. Non, c’était impossible. Pas ici. C’était… C’était des tentacules gluants. Il se débattit en hurlant. Un grondement sourd émana aussitôt du buisson et les longs pseudopodes visqueux relâchèrent son poignet. L’ethnologue se releva, puis partit à toute jambe sans cesser d’hurler. A un moment dans sa fuite, il hésita entre la gauche et la droite. Il choisit instinctivement le passage qui lui paraissait le plus dégagé et finit par voir la lueur des torches. Il se précipita alors dans cette direction. Au détour d’un taillis, il manqua de percuter son assistant : - Qu’est-ce qui se passe ?! On vous a entendu crier et… - Max… commença-t-il à bout de souffle. Les choses… Elles sont là ! - Quoi ?! Qu’est-ce que vous racontez ?! - Je… J’ai entendu un bruit dans un buisson et l’une d’elles m’a attrapé la main ! Le groupe qui n’était pas loin les retrouva et l’ethnologue raconta ce qui venait de lui arriver. L’un des autochtones examina son poignet, puis il s’ensuivit un dialogue en créole entre lui et le professeur. Derrière eux, une vieille femme à l’accoutrement insolite assistait silencieusement à la scène. Le côté gauche de son visage ridé était peint en noir tandis que le côté droit était blanc. La tête au maquillage manichéen était surmontait d’un chapeau melon dans lequel était fichée une plume de coq et de longs cheveux gris pendaient disgracieusement le long de son corps. Des colliers de gros coquillages descendaient jusqu’au niveau de son abdomen pansu. Au bout d’un certain temps, la mambo mit un terme à la discussion qui commençait à s’envenimer. Elle ordonna à ses deux assistants de passer devant et tous reprirent la marche. A présent, Landrieau bouillonnait de colère. La jeune femme qui avançait à ses côtés tourna la tête. 6 - Qu’est-ce qu’il vous a dit ? voulut savoir Aurélie Longchamp. - Cet imbécile prétend que c’était un serpent ! Mais je sais ce que j’ai vu ! C’était des tentacules qui m’ont attrapé la main ! La biologiste dégagea une mèche blonde qui tombait sur sa joue. - Michel, vous savez bien que ce n’est pas possible ! Les animaux munis de pseudopodes peuvent vivre uniquement dans des milieux aquatiques et… - Je suis au courant, merci ! Et… Ce que je vais dire est stupide, je le sais. Mais en admettant que c’était un poulpe ou une pieuvre qui était dans ce buisson, j’ai... - Un poulpe ! reprit une voix derrière eux en s’esclaffant. C’est la meilleure que j’ai entendu depuis longtemps ! Landrieau se retourna vers Sébastien Paillet. Même quand il avait passé presqu’une journée entière à porter son lourd attirail vidéo sur les épaules, ce dernier trouvait encore le moyen d’être insolent. L’ethnologue lui montra son poignet endolori. - Et ça, c’est peut être mon imagination ? rétorqua-t-il. Je ne sais pas ce que c’était, mais ça m’a brûlé ! Il y a des choses anormales, ici ! - J’examinerai votre blessure quand on reviendra, répondit Aurélie Longchamp. Ils continuèrent à marcher jusqu’au moment où la mambo annonça qu’ils étaient enfin arrivés. Non sans un certain soulagement, le professeur et son équipe débouchèrent dans une immense clairière baignée par un blafard clair de Lune. Ce que l’ethnologue découvrit à ce moment, il n’aurait jamais pu le concevoir, pas même dans ces rêves les plus insensés. Il n’avait jamais rien vu de tel. Des monolithes sombres en forme de cônes étaient disposés aléatoirement sur la grande étendue rectangulaire et se dressaient vers le ciel, semblables à des stalagmites qui auraient fui la noirceur d’une grotte impie. Alors que Landrieau s’apprêtait à aller examiner l’un d’eux, la botaniste lui montra du doigt la démarcation entre la clairière et la jungle environnante. Quand il comprit ce qu’elle voulait dire, il se retourna promptement vers le caméraman : - Seb, il faut que tu filmes ça. - Ok, boss. C’est comme si c’était déjà dans la boîte. - C’est… Aurélie, c’est vraiment incroyable ! Comment… Landrieau balbutiait. Il attrapa le dictaphone qu’il gardait dans la pochette de sa chemise hawaïenne et entreprit de décrire le lieu avec beaucoup d’application. De son côté, Aurélie Longchamp examinait le terrain sur lequel ils se trouvaient. Le sol était marneux comme celui de la jungle, mais pas un seul brin d’herbe ne poussait sur toute cette surface. Et cette forme rectangulaire parfaite… Cependant, la clairière semblait bien être d’origine naturelle. En suivant la démarcation avec la forêt, la biologiste pensait retrouver des tronçons d’arbres coupés ou d’autres indices qui témoigneraient d’une activité humaine. Mais elle ne vit rien. Absolument rien ne 7 permettait d’expliquer rationnellement le fait que la végétation ne se développait pas sur cette terre blasphématoire. Suite à ses constats, elle se sentait obligée d’admettre ce qu’aurait rejeté n’importe lequel de ses confrères. Il lui semblait que la nature avait décidé de ne pas suivre ses propres règles, comme si celle-ci avait refusé de s’étendre au-delà d’une limite qu’elle s’était elle-même fixée. Aurélie Longchamp serra un instant le petit crucifix qu’elle portait en pendentif autour de son cou. Elle préleva ensuite un échantillon de terre qu’elle plaça dans une boîte en plastique à l’intérieur de son sac à dos, puis elle rejoignit le groupe qui se dirigeait vers un monticule au centre de la clairière. Tout en marchant, elle observait les monolithes autour d’elle. Les masses noires avaient subi les dégâts du temps et la plupart étaient ébréchées. Certaines étaient partiellement écroulées et d’autres avaient perdu leur flèche. La biologiste avait l’impression de profaner un lieu abandonné au temps depuis des années immémoriales. En arrivant au niveau de Maxence Amable et du Professeur Landrieau, elle écouta la fin de leur conversation : - Es-tu sûr de ce que tu avances ? - Non, je ne peux pas le confirmer. Je ne suis pas un expert, mais ils ne sont pas de style haïtien ni précolombien. Ils ont l’air d’être vraiment anciens… Comme la pierre chez Huetlyoca. Mais c’était juste une remarque. - C’est impossible ! Il y a forcément une explication logique ! - Nous ne faisons que des constats pour le moment et… - Toi non plus tu n’as pas vu de glyphes ou des traces d’écriture ? - Non, je n’ai rien vu de tel. Arrivés au sommet du tertre, ils retrouvèrent la mambo et ses deux assistants autour d’un large autel. Celui-ci était couvert d’une épaisse plaque de bois sur laquelle reposaient de lourdes pierres. A son grand désarroi, Landrieau constata l’absence totale de bas-reliefs. La vieille femme commença la cérémonie par une invocation à Legba, le maître des portes. L’ethnologue se tourna alors vers Sébastien Paillet et demanda en chuchotant : - Tu filmes ? - Plus que jamais. Suite à son invocation, la mambo fouilla dans sa besace et sortit un tas d’ingrédients qu’elle déposa sur le sol. Elle ouvrit un récipient et en sortit une poignée de feuilles fraichement coupées qu’elle introduisit dans sa bouche. Elle donna alors quelques directives à ses assistants en mâchonnant le végétal, puis elle ouvrit un paquet de farine et descendit du tertre. Pendant que la vieille femme faisait le tour de la petite colline en répandant de la farine derrière elle, les deux autochtones dégagèrent les grosses pierres sur la plaque de bois. Lorsqu’ils la retirèrent, Aurélie Longchamp découvrit le cadavre qui reposait au fond de l’autel et ne put s’empêcher de pousser un cri de stupeur. Elle savait bien à quoi elle devait s’attendre, mais c’était la première fois qu’elle voyait le cadavre d’un homme et… Ce qu’ils s’apprêtaient à faire était un sacrilège ! La biologiste avait envie de vomir. Elle n’avait pas voulu participer 8 à cette cérémonie démoniaque, mais l’ethnologue avait fortement insisté en prétextant que sa présence serait peut-être utile. Elle n’avait pas su maintenir son refus parce qu’elle était trop faible et elle s’en voulait terriblement. Voilà où elle en était maintenant. Les deux assistants retirèrent le corps du sépulcre, puis ils replacèrent la plaque de bois. Ensuite, ils saisirent à nouveau le macchabé par les bras et les jambes et ils le lâchèrent sur le couvercle comme s’il s’agissait d’un vulgaire tas de viande froide. En assistant à cette scène, Aurélie Longchamp leva les yeux au ciel et murmura : - Je t’en prie Seigneur, pardonne-nous cette offense… Après avoir décrit un cercle, la mambo commença à gravir le monticule pour les rejoindre et poursuivre la cérémonie. Aurélie Longchamp avait détourné son regard du cadavre et elle observait la vieille femme remonter. Le clair de lune rendait son maquillage encore plus terrifiant et donnait l’impression qu’elle ne possédait que la moitié du visage. Cette sorcière lui faisait horreur et elle se retenait difficilement pour ne pas partir en courant. Une fois près de l’autel, la mambo pencha sa tête au- dessus du mort et se mit à marmonner. Sa chevelure tombait sur le cadavre. Au bout de quelques instants, elle fut brusquement prise de violentes convulsions. Maxence Amable se précipita aussitôt vers elle en pensant que cette dernière était en danger. Au moment où il posa une main sur son bras, la vieille femme se redressa subitement. En se reculant, l’assistant de l’ethnologue tomba en arrière. Ce que révéla le visage dissimulé auparavant par les longs cheveux gris les fit hurler de terreur. La mambo se tenait droit devant eux et ses globes oculaires étaient complètements révulsés, ne laissant apparaître que le blanc des yeux. La sorcière ouvrit alors largement sa bouche édentée et un long râlement rauque en sortit. Peu à peu, ce râle s’atténua et se modula en une voix gutturale qui n’était pas celle de la vieille femme. La voix d’outre-tombe régurgitait un magma de mots effroyables et insensés. Ce jargon abominable n’était pas du créole et il ne se rapprochait d’aucun dialecte que l’ethnologue connaissait. Effaré, ce dernier s’adressa à un assistant de la mambo et ils échangèrent quelques mots. - Qu’est-ce qu’il a dit ? s’informa Maxence Amable. - D’après lui, elle est la seule à comprendre ce dialecte. Elle est en train de parler aux Guédés. Bien que les quatre français fussent tous aussi effrayés les uns que les autres, aucun d’eux ne pouvait détacher son regard du spectacle. Michel Landrieau avait activé son dictaphone pour enregistrer la lugubre litanie de la sorcière et Sébastien Paillet ne perdait pas une miette de la scène derrière l’objectif de sa caméra. Soudainement, la forêt s’anima. Des grognements et des bruits de tambours lointains semblaient venir de nulle part et partout à la fois. Puis quelques petites lueurs vertes apparurent ici et là dans la végétation luxuriante, à l’orée de la forêt. Tous aux aguets, chacun scrutait nerveusement le sombre paysage en tentant de voir ce qui se dissimulait dans l’obscurité. Les grognements semblaient se rapprocher de tous les côté, les bruits de 9 tambours étaient de plus en plus forts et les lueurs fluorescentes de plus en plus nombreuses. - Qu’est-ce qui se passe ?! C’est quoi cette merde ?! cria la biologiste. La mambo continuait toujours son incantation avec la même voix d’outre-tombe tandis que ses assistants discutaient entre eux à voix basse. L’ethnologue s’immisça dans leur conversation et l’un d’eux lui donna alors une brève explication. Pâle comme un linge, il se retourna vers ses collègues et effectua la traduction : - Ce sont les Guédés ! Ils viennent juste faire quelques vérifications ! Hum… Il ne faut pas s’inquiéter, c’est normal ! Tandis que les battements de tambours s’amplifiaient au point d’être assourdissants, les lueurs proliféraient à l’intérieur des buissons d’où parvenait un tintamarre de coassements. Au bout d’un moment, une silhouette frêle sortit de la forêt. Elle se déplaça maladroitement sur deux pattes et vint se cacher derrière l’un des mégalithes coniques. Quelques autres l’imitèrent. D’où ils étaient, les visiteurs n’apparaissaient que sous des formes ombrées. Il était impossible de déterminer leur nature exacte, hormis le fait qu’ils étaient bipèdes et qu’ils étaient d’une taille légèrement inférieure à celle d’un homme adulte. Cependant, les phosphorescences indiquaient clairement qu’ils n’étaient pas des êtres humains. Dans la cacophonie ambiante, ces êtres semblaient communiquer entre eux par des sons vocaux qui rappelaient à la fois des coassements et des grommellements. Les silhouettes continuaient d’affluer. Elles se déplaçaient de monolithes en monolithes en effectuant des bonds ou en claudiquant. Elles n’étaient pas particulièrement rapides ou agiles, mais elles étaient nombreuses. Sébastien Paillet continuait de filmer tandis que Maxence Amable venait de prendre des pierres dans ses mains. Ce dernier aperçut une ombre se rapprocher par la droite, mais ne parvint pas à voir distinctement l’individu. La silhouette était maintenant cachée derrière l’un des monuments coniques à proximité du tertre. Impuissants, ils voyaient les silhouettes humanoïdes avancer de plus en plus. 10
Les commentaires (1)
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RegnierM

j'adore la préface... à laisser brûler dans le fond de la casserole pour être sûr de bien accrocher!!!

samedi 3 mars 2012 - 14:46
Tezkal

Oui et les mots ne sont pas anodins ! Tu comprends le véritable sens vers la fin de l'histoire ! :)

dimanche 4 mars 2012 - 15:21

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