EXPRESSO LOVE

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Second chapitre

Publié le : dimanche 22 juin 2014
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CHAPITRE II
Rapport confidentiel de l’agent A2448
Destinataire : Agence des activités anti-galactiques. Catégorie : déviances et étrangetés. Niveau de sécurité : top secret défense +++
« Depuisle début de ma mission dans le quartier des Réglisses, zone encore habitée des environs de Blackburn, l’ancienne capitale industrielle des Blacklands (ex-UK), je n’ai cessé de vous signaler toutes les bizarreries que j’ai pu y découvrir. En arrivant sur Terre, je me doutais bien que je ne risquais pas de trouver grand-chose ressemblant à la vie sur nos planètes civilisées et aseptisées. Je ne sais comment cela a été possible, mais je suis encore vivant. Aucun microbe, virus ou miasme de ce bouillon de culture puant qu’est devenu notre vieille planète-mère n’a réussi à m’abattre… Transmettez mes remerciements aux médecins de l’Agence qui ont su si bien me vacciner et me blinder génétiquement pour résister à toutes ces agressions. Aujourd’hui, je pense être bien intégré dans la cité. Il faut dire que la manipulation qui m’a permis d’être transformé en mélanoderme y a grandement contribué. Je me suis fondu dans la masse de la population de Blackburn qui est afro-anglaise, afro-française et afro-américaine à plus de 90%. Je me suis fait connaître sous le nom de J B Lenoir (John Bénédict Lenoir), natif d’Antigua dans la Caraïbe Joyeuse dont il ne reste plus que rocaille calcinée comme j’ai pu m’en rendre compte par moi-même l’an dernier. Grâce à mon activité
paravent de dealer de gounia et de lessive, personne ne se doute de rien et je circule en toute tranquillité. L’activité des réseaux de drogue et de prostitution ne vous intéressant pas, il n’en sera pas fait mention dans ce rapport. L’organisation à la fois mafieuse et pyramidale d’une part ainsi que clanique et féodale de l’autre, étant également le cadet de vos soucis, si je m’en réfère aux consignes que vous m’avez envoyées, je ne vous décrirai donc pas l’étrangeté des mœurs du groupe humain dans lequel je vis. Dans un précédent rapport, je vous avais parlé des maladies développées par les habitants permanents de l’immense décharge de Blackshit et particulièrement par ceux qui ont élu domicile dans des maisons troglodytes creusées au plus profond des amoncellements de détritus. Etant chauffés par la fermentation ambiante, se sustentant de nourritures frelatées et buvant de façon immodérée des alcools distillés à partir de matière premières les plus improbables, ces malheureux deviennent vite sourds, aveugles et impuissants. Leur peau est couverte de bubons, d’abcès et de plaies purulentes. Ils perdent dents et cheveux avant leurs trente ans et développent toutes sortes de cancers et principalement celui du poumon. Mais comme vous m’avez demandé d’arrêter l’étude les concernant, je ne les fréquente plus. Et je vous en sais gré. J’ai mis plusieurs jours à me débarrasser des odeurs dont j’avais été imprégné là-bas. L’étude de l’influence de la misère sur les troubles mentaux faisant partie des objectifs principaux de ma mission, il me faut vous signaler trois nouveaux cas de «syndrôme d’Icare». Le procédé est toujours le même: des individus assez jeunes (16/18 ans) montent sur le toit d’un immeuble ou d’une tour et se lancent dans le vide sans parachute devant un parterre de copains qui hurlent à la mort, tapent des mains ou scandent leurs noms en jouant du djembé comme des furieux. Quand ils s’écrasent au sol au pied de leurs amis, ceux-ci se précipitent
pour s’emparer de la moindre relique ayant appartenu à l’apprenti oiseau. Je ne peux pas dire si ce comportement apparemment barbare, relève de l’admiration ou de l’apitoiement de la part de ce public. Une chose est sûre, ces malades sautent tous sous l’emprise des cachets de « lessive » que je leur distribue. Passeraient-ils à l’acte sans elle? J’aimerais avoir votre point de vue là-dessus. Je ne sais pas ce que contient cette drogue et j’ai quelques réticences à la tester… Que me conseillez-vous ? »
JB (c’est ainsi que tout le monde l’appelait dans le quartier) pressa sur la touche « Send » et le dessin d’une petite lettre fit mine de s’envoler sur l’écran de son spatiopalm. Vautré au fond du container rouillé qui lui servait à la fois d'habitation et de boutique, il était seul. Les clients ne se bousculaient pas. Il faut dire qu’en ce tout début d’après-midi, les camés dormaient ou cuvaient encore. Ce ne serait que vers cinq heures, qu’ils émergeraient des vapeurs d’alcool de bois ou des nuages de gounia. JB regarda autour de lui. Rien. Personne. Aucune présence. Pas plus humaine qu'animale. Il faut dire que les derniers représentants de la faune locale avaient pour la plupart fini dans la marmite d'affamés peu sensibles à la cause animale. Une chaleur lourde régnait dans la benne métallique. JB se redressa et se dirigea vers la sortie. A l’extérieur, l’air était irrespirable. Saleté de réchauffement climatique. On n’en pouvait plus de cet été sans fin. Quasiment en permanence, un épais matelas de nuages empêchait de voir le soleil. Lenoir n’osait imaginer ce qu'il serait advenu si l'astre du jour s’était décidé à percer la grisaille. Les êtres vivants auraient grillé sur place. Sa montre multifonction lui indiqua une température de 37° et une altitude de 95 mètres. Il se dirigea sud-sud-est dans une sorte de brume de chaleur qui donnait l’illusion de flaques d’eau là où il n’y avait que détritus et goudron en train de fondre. Il cherchait un coin moins désagréable et un peu plus
aéré. Il transpirait à grosses gouttes en marchant le long d’enfilades d’immeubles éventrés aux murs criblés d’impacts de balles, et aux fenêtres remplacées de ci de là par des bouts de bois ou de carton. S’il n’y avait pas eu de guerre dans ce coin, cela y ressemblait énormément. D’anciens troncs de platanes dressaient vers un ciel indifférent leurs pathétiques moignons noircis et dépourvus de feuillage. Le bois se faisait de plus en plus rare, les habitants n’ayant plus que ce combustible pour cuire leur nourriture. Les arbres qui, autrefois, ombrageaient les rues et les parcs publics disparaissaient un à un. JB finit par trouver une petite flaque de fraicheur en se glissant dans une courette encombrée de grosses poubelles de plastique vert à demi fondues quand il sentit son appareil vibrer dans sa poche. La réponse de l’agence avait été rapide. Il plaça un mini-écouteur dans son oreille et appuya sur la touche OK pour pouvoir entendre une voix synthétique lui murmurer :«La lessive n’est qu’un euphorisant de troisième catégorie. Nos chimistes sont tous d’accord là-dessus. Son absorption, même répétée, ne peut en aucun cas être la cause de ce syndrome d’Icare. Continuez à nous signaler les cas de vol plané dont vous pourriez être témoin ou qui pourraient vous être rapportés par des tiers. Number One vous rappelle les consignes. Il vous est formellement interdit de consommer de la lessive sous quelque forme que ce soit. Votre organisme est beaucoup moins résistant que celui des humains qui ont toujours vécu dans l'atmosphère méphitique de la Terre. Cela pourrait vous être fatal! La gounia, bien que moins dangereuse, ne vous est pas conseillée non plus. Cette bonne herbe ôte toutes les inhibitions. Sous son emprise, vous pourriez avouer qui vous êtes… Un Bounty, brun à l’extérieur, blanc à l’intérieur. Vous savez comment s’est terminée la mission d’A2447… Inutile de vous faire un dessin. Continuez vos investigations. Et surtout ne lâchez pas d’une semelle MMM et Madoudou ! »
Le message de l’Agence s’arrêtait là. Apparut à l’écran l’icône :« Répondremaintenant ? »Oui/Non. JB cliqua sur non et rangea le spatiopalm. Il resta un long moment songeur. Pourquoi l’agence s’intéressait-elle tant à ce pauvre crétin de Marley Malango Madoula et à sa vieille mère, la Madoudou Madoula, cette grosse dondon qui aurait aisément pu être sa grand-mère ou même son arrière grand-mère? Il se rappelait qu’il avait mentionné ce gosse monté en graine un peu vite au milieu d’une liste de monstres et d’abrutis en tout genre. Dans ce rapport, il avait évoqué l'existence d'enfants nés sans bras, sans jambes, avec deux têtes ou pourvus de bosses placées dans les endroits les plus incongrus de leur organisme. Des monstres, des difformes, des bancroches, il en rencontrait tous les jours et par dizaines. La vision de cette humanité scrofuleuse et dégénérée l’avait tellement choqué qu’il avait cru important d’alerter immédiatement ses employeurs. Mais cela, c’était au début. Il avait fini par ne presque plus y faire attention. On s’habitue à tout, ce n’est qu’une question de temps… Un grand nombre de zones étaient encore radioactives. Rarissimes étaient les nappes phréatiques non contaminées et les quelques fleuves et rivières rabaissés au niveau d’oueds en cours de tarissement étaient pollués par les pesticides, les métaux lourds et les hydrocarbures. Les gens étaient contraints de boire une eau irisée et pleine de particules en suspension. Certains essayaient bien de la laisser décanter, de la filtrer et de la faire bouillir, mais elle devenait une denrée tellement rare que les gens en étaient souvent réduits à se battre pour quelques décilitres d’un liquide boueux et saumâtre que beaucoup avalaient sans prendre la moindre précaution. Après tout, la qualité de l’air n’était pas meilleure. Personne ne savait exactement ce qu’on respirait, mais à l’odeur d’œufs pourris et de fayots fermentés qui régnait un peu partout, il n’était pas difficile de deviner que ce mélange gazeux était loin de l’air
pur et vivifiant des cimes… Dans un environnement aussi hostile, chacun ne vivait plus qu’au jour le jour, sans savoir s’il serait encore présent le lendemain pour continuer à supporter cet enfer. On mangeait, on buvait, on respirait n’importe quoi. On couchait avec n’importe qui sans se soucier d’obtenir le consentement de la partenaire ni des conséquences de l’acte. Les filles étaient déflorées à peine nubiles, les femmes tombaient enceintes une fois par an. A peine avaient-elles accouché, qu’une nouvelle grossesse commençait pour elles. La proportion d’enfants tarés, difformes et handicapés devenait effrayante. Et c’était presque une chance que la mortalité infantile atteigne des sommets ! Des kyrielles d’enfants au ventre ballonné, souffrant de malnutrition, faisaient peine à voir. D’autres étaient si rachitiques qu’ils n’arrivaient pas à grandir et d’autres encore, malades, couverts de plaies, se retrouvaient du jour au lendemain jetés à la rue et livrés à eux-mêmes. Les plus solides s’organisaient en bandes plus ou moins importantes, vivaient d’agressions et de petits larcins quand ils ne participaient pas à toutes sortes de trafics. Pour survivre bien sûr. Alors, la présence d’un Marley Malango Madoula, un peu trop gros, un peu trop fort pour son âge, cela ne déparait pas dans cette galerie de monstres… JB rejoignit son quartier général, une sorte de taverne installée dans un ancien parking souterrain. Le lieu était sinistre, mais il y régnait un semblant de fraîcheur bien agréable après ce qu’il fallait subir à la surface. Le bouge était presque vide. Une dizaine d'alcoolos, de paumés et de piliers de bar y avaient leurs habitudes. En fait, ils donnaient même l’impression d’habiter dans ce sinistre trou à rats à peine éclairé par quelques torches, chandelles et bougies. JB s’approcha du bar fabriqué avec une série de tonneaux placés verticalement les uns à côté des autres et recouverts d’une longue planche graisseuse servant de comptoir. Un serveur basané doté d'une
grosse tête de Turc ou de Tchétchène faisait mine d’astiquer des verres dépareillés. – SalutJB, lui lança-t-il. Déjà au boulot? Qu’est-ce que je te sers ? – J’ensais rien. J’ai pas envie de commencer tout de suite avec tes alcools de bois ou de patate, ils sont trop dégueulasses… – Plains-toi, tu n’en trouveras nulle part de meilleurs qu’ici. Tiens, pour te rafraîchir, je te propose un petite mousse… – Garde-làta bière! J’aimerais bien savoir avec quoi tu la fabriques. Elle a un sacré goût de pisse… Le barman ne releva pas. Il se contenta d’aller remplir le verre de la seule femme qui était au comptoir et qui venait de lui faire signe. Dans l’ombre, elle n’avait pas l’air laide bien qu’elle accusât environ 60 balais, soit le double de l’âge de JB. – Tun’aurais pas quelque chose de plus sain, une bouteille avec capsule ou une canette intacte, par hasard? demanda JB quand l’autre revint vers lui. – Il me reste du Red Lion, du vrai Berrier et même du Mix SuperEnergizer… Mais pour ça va falloir casquer. – Pasde problème, envoie le Mix et je te file deux cachets de lessive, proposa JB. – Eh !C’est du véritable mix, celui du bon vieux temps, man. Récupération garantie. Vodka, rhum, caféine, soda et sirop de banane. De la dynamite, mon pote. Trois cachets la canette, pas un de moins. JB sortit la marchandise de sa poche et la posa devant lui. L’autre la fit disparaître aussitôt et posa une canette glacée sur le comptoir avec un grand verre d’une propreté un peu douteuse. Pratiquement aucun argent ne circulait dans le quartier des Réglisses. Toutes les formes de troc pouvaient avoir cours. Il suffisait de s’entendre à l’amiable ou pas. Et quand on n’avait pas d’objet ou de marchandise à échanger, on pouvait toujours
proposer une certaine durée de travail. – Onpourrait pas partager en frères? fit la femme perchée sur le tabouret voisin. JB tourna la tête vers elle. Vêtue d’une robe longue, rouge, moulante, décolletée et fendue jusqu’en haut de la cuisse, elle dégageait une impression de sensualité un peu trouble. Son visage aux traits fins était assez avenant en dépit de quelques rides et pattes d’oie aux coins des yeux et de la bouche. Cette femme avait dû être fort belle dans sa jeunesse et il lui en restait quelque chose. Sa peau était claire, à peine bronzée. Son nez et ses lèvres trahissaient une petite part de sang africain. Manifestement, cette fille était métisse. JB penchait pour un mélange Maghreb-Congo mais il n’en était pas sûr et s’en moquait totalement. – Aqui ai-je l’honneur? lança-t-il avec son plus aimable sourire. – Enfin un gentleman dans cette gargote, dit la femme. C'est pas trop tôt ! On me nomme Desmonde. Et vous ? – JohnBenedict Lenoir dit JB. Et c’est Desmonde comment ? – Decker. Desmonde Decker, comme Black et Decker, mais je ne suis pas une perceuse, à la rigueur une ponceuse ou une lustreuse et encore… Par politesse, JB se fendit d’un léger éclat de rire qui se voulait courtois. La vanne était nulle, mais avait le mérite d’avoir été lancée pour détendre l’atmosphère. Avec sa robe de soirée en plein jour et son humour à deux dolros, cette femme n’était décidément pas comme les autres. Elle commençait déjà à l’intéresser. – Alors, c’est quoi votre proposition ? – Onpartage, on fait moitié-moitié. Je vous refile la moitié de mon alcool et vous me versez la moitié de votre canette. Comme ça double dynamite pour les deux… L’union fait la force !
– Vousavez une idée de ce que ça vaut, ce mix? lui demanda Lenoir en lui montra la petite boîte cylindrique aux couleurs criardes. Plus que rare, on n’en trouve plus… – C’est bien pour ça que j’ai envie d’en boire. – Ne cédez pas JB, intervint le barman. La Desmonde, c’est une bois-sans-soif. Elle a déjà une ardoise longue comme ça… Et si je lui fais crédit, c’est uniquement par respect pour le grand King Lion of Zion. Cette femme serait une proche de Steph King alias King Lion of Zion (KLZ), le parrain des Réglisses, la terreur de Blackburn, l’homme qui avait un droit de vie ou de mort sur tout individu entrant dans le périmètre qu’il contrôlait avec son gang de rastas drogués jusqu’à la moelle. Intéressant. Depuis le temps qu’il essayait de pénétrer ce tout dernier cercle de l’enfer, il n’allait pas rater pareille occasion. – Chèrepetite madame, comme l’échange n’est pas égal, il faut me proposer un meilleur deal avant que nous trinquions. Avec une étrange familiarité, Desmonde posa une main sur son bras et de l'autre commença à lui masser la nuque en lui soufflant dans l’oreille: «Une heure chez moi, ça te va chéri ? »JB accepta sans marchander. Il était décidément trop faible avec les femmes. Il tendit son verre pour qu'elle procède au mélange. La belle en rouge partagea l'alcool puis attrapa la canette, le servit largement et vida dans le sien ce qui restait du mix. JB goûta le cocktail obtenu. C’était effectivement de la dynamite. Il eut d’abord l’impression de recevoir un coup de matraque derrière l’occiput puis d’avoir la gorge passée au lance-flammes. Sa vue se brouilla quelques instants. L’image de la femme en robe rouge se mit à gondoler un peu. Une chaleur bienfaisante commença à irradier ses entrailles. D'autant plus agréable qu'elle était accompagnée d’une sensation de volupté assez étrange. Son verre terminé, Desmonde fit claquer sa langue d’une manière peu distinguée, puis elle se leva et aida JB à en faire
autant. Elle le prit par la taille et l’entraina vers la sortie. L’espion galactique avait un peu de peine à mettre un pied devant l’autre. Il avait l’impression que le sol tanguait comme s’il avait marché sur le pont d’un bateau pris dans une terrible tempête. – Allez, un petit effort mon chéri, lui disait Desmonde d’une voix légèrement pâteuse, je te montre le chemin… On est tout près de chez moi… Et c'est fort péniblement que la pulpeuse en robe rouge parvint à entrainer le vendeur d'herbe bleue jusqu’aux abords du canal de l’Orque Noir. Se soutenant mutuellement, leur démarche titubante et fort peu assurée les désignait pour ce qu’ils étaient, deux pochards en goguette. – Laisse-mmmmoi,démoooone, bredouillait JB, je suis complètement KO. Je veux pluuus maaarcher… Laisse-moi là… dans l’herbe… Je veux cuuuuver au bord de l’eau. En fait d’eau, il ne restait que quelques pauvres flaques dans une étendue de vase noirâtre aussi gluante que méphitique. L’ancien chemin de halage n’était plus bordé que par un sinistre alignement de moignons d’arbres qui semblaient implorer le ciel de leur envoyer de la pluie, non acide si possible… – C’estpar là. On arrive, disait Desmonde. Tu seras bien chez moi. Tu vas voir comme je vais te dorloter mon minou… – Bof…Tu sais, pour ta dette, ce n’est pas pppressé, bafouilla JB. Ca peut atttendre… Ils arrivèrent bientôt devant une grosse péniche dont le fond plat reposait à même la vase. Un énorme K était dessiné à la peinture rouge sur la coque noire rongée de rouille… – Tiens ? K… comme King ? – Ceci est une résidence de KLZ. Territoire réservé. Private property. J’en ai la jouissance à titre gracieux, tenta d’expliquer la femme. – Ettoi, quelle compensation lui as-tu proposée en
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