Expresso Love (Chapitre 5)

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Quand le temps soudain accélère...
Quand la Terre trop polluée est devenue inhabitable...
Publié le : lundi 8 septembre 2014
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CHAPITRE V
Le visage d’une jeune femme à peine typée apparut à l’écran. De longs cheveux d'un noir de jais encadraient une figure aux traits assez délicats avec une bouche bien dessinée, un nez petit et des yeux très bruns. Au début, cela ne m’inspira rien de particulier. Je remarquai une certaine douceur dans le regard, mais rien d’autre. Son prénom s’afficha sous la photo : Rose. – Pense qu’en cet instant précis, quelque part dans l’univers, commenta Clara la romantique, tout près d’ici ou sur une lointaine planète, ton visage apparaît devant les yeux émerveillés de cette femme et qu’elle est peut-être déjà en train de tomber amoureuse de toi… – Tu n’as pas l’impression d’aller un peu vite en besogne ? dit Carla. – Les filles, vous ne trouvez pas que cette Rose a un genre tout à fait quelconque ? attaqua Cécilia. – Soyons indulgentes, corrigea Carla. Ce n’est pas une reine de beauté, mais elle est mignonne… – Oui, elle a l’air gentil, admit Clara. Comment la trouves-tu François-Régis ? – Mmmgh, répondis-je. – Est-ce que tu acceptes de lui envoyer un message ? – Mmmgh. – Si cela t’ennuie, on peut l’écrire pour toi, proposa Carla. – Mmmgh. – Trois fois « Mmmgh », ça veut dire qu’il est d’accord, conclut Cécilia. Les usages veulent que ce soit le garçon qui fasse le premier pas…
– Oui, alors… Qu’est-ce qu’on lui écrit ? Clara se lança la première : « Rose, la machine t’a désignée comme ayant le plus d’affinités avec moi, écris-moi… » – C’est nul, trancha Cécilia. C’est plat et brutal… – Dicte : « Faisons connaissance.. », alors… – Non, mets plutôt : « J’aimerais bien faire ta connaissance… » – Oui, approuva Clara et il faudrait terminer par quelque chose de courtois comme : « Je te trouve très belle sur la photo… » – … mignonne, ça suffira, tempéra Cécilia. Faudrait pas qu’elle s’imagine que c’est déjà dans la poche… – … douce et aimable, ça ne serait pas mieux ? suggéra Carla. Je fis mine de préférer cette dernière formulation. Elles envoyèrent donc le message suivant: « Rose, la machine t’a désignée comme ayant le plus d’affinités avec moi. Tu sembles si douce et si aimable sur la photo que j’aimerais beaucoup faire ta connaissance… » La réponse s’inscrivit sur l’écran quelques secondes plus tard. – Moi aussi, je te trouve très attirant et très sympathique. D’ailleurs, ton visage me rappelle quelqu’un… Et elle continuait en se décrivant de façon très précise. Elle s’appelait Rose Ursula N’Guyen. Elle avait 25 ans et était née de père vietnamien et de mère martiniquaise. Ancienne élève de la célèbre Académie des Beaux Arts Appliqués de Mégapolis, elle se disaitorganisatrice d’évènements. Mes trois fées poursuivirent le dialogue en me présentant comme un technicien de l’audiovisuel, âgé de 30 ans, de père maghrébin et de mère européenne. Les questions et les réponses se succédaient. Je suivais cela sans trop m’y intéresser. – Et quelle sorte d’évènements organises-tu ?
– Des vernissages (je suis peintre et photographe), des light shows et même un festival de musique des sphères chaque été dans le désert de Karmiola sur Asimovogt 431… Au fait, pourquoi ne passons-nous pas en visiodirect ? Tu ne trouves pas ennuyeux de rester en plan fixe… Panique chez les trois grâces… – Qu’est-ce qu’on lui raconte ? C’est normal qu’elle veuille le voir vraiment. On ne peut pas rester tout le temps sur cette image figée. Tu veux bien, François-Régis, faire un petit effort et passer en direct ? – Noooon !!! hurlai-je. Je ne me sentais pas prêt à m’exhiber sur un écran, à converser avec cette intruse et encore moins à la regarder évoluer, presque vivre sur le mur de mon salon. Je tenais à rester caché. J’aurais bien aimé que tout cela s’arrête, mais les filles ne l’entendaient pas de cette oreille. Elles inventèrent un subterfuge. Elles me firent dire : « Je préfère qu’on garde le visiodirect pour une autre fois. En ce moment, je me remets à peine d’une crise de foie. J’ai le teint encore tout brouillé. Ca te donnerait une mauvaise image de moi… » – Ce n’est pas grave, Kader, je peux attendre que tu ailles mieux. Je ne suis pas pressée. Mais dis-moi, je viens de trouver à qui tu me fais penser ! A François Régis d’Autun, l’animateur de Channel Two. La ressemblance est frappante, incroyable. C’est tout à fait lui… Affolement chez les trois fées du logis. On nie ? On avoue ? Elles se retrouvaient soudain en panne d’inspiration, à peser le pour et le contre. Qu’est-ce qui m’arriva tout à coup ? Pour la première fois depuis des jours et des jours, je pris une initiative. D’un geste décidé, je m’emparai du dictaphone et je m’écriai : « Moi, c’est Kader Moktari et pas François Régis d’Autun. Et je trouve que je ne ressemble pas tant que cela au pantin de la télé ! Bon, maintenant Rose, nous allons arrêter cette première entrevue car je suis assez fatigué. A bientôt ! »
Et j’appuyais sur le bouton « déconnexion », ce qui fit aussitôt disparaître de l’écran texte et photo et m’empêcha de lire la dernière réponse de Rose : « Comme tu veux, Kader… A très bientôt ! » Les filles me tombèrent dessus : « Quel mufle tu fais, commença Cécilia, interrompre le dialogue de cette façon, sans un mot gentil, cela ne se fait pas… » – Qu’est-ce qu’elle va penser de toi ? – Que tu es un gros bourrin pas galant du tout… – M’en fous, répondis-je. Je suis Kader Moktari et pas FRDA… – Arrêtez les filles, dit Clara. Au lieu de lui faire des reproches, vous devriez le féliciter, l’encourager… – Et pourquoi donc ? demanda Cécilia. – Tout simplement parce qu’il vient enfin de sortir de son marasme, notre chéri. Il lui a répondu lui-même… Il n’est plus indifférent à tout ! Elle avait raison. Cette Rose m’intéressait et j’en pris conscience la nuit suivante. Je me réveillais vers trois heures du matin. Les hypnotiques avaient dû perdre de leur efficacité depuis le temps que je m’en gavais. Et je me surpris à penser à elle. J’avais envie d’entendre sa voix, d’observer ses mimiques, ses expressions. J’avais hâte d’être au lendemain pour la voir en visiodirect… Il ne m’est pas facile de raconter les débuts de ma relation avec Rose car tout est allé très vite. C’était il y a moins d’un an, à la fois si près et si loin. J’ai l’impression qu’une vie entière s’est déroulée sur cette dizaine de mois. Je me souviens d’être sorti lentement d’une brume épaisse, d’une sorte de gangue grisâtre pour déboucher dans une prairie ensoleillée et couverte de fleurs… La voir prendre vie sur l’écran plat fixé à mon mur me troubla. Quelques phrases banales suffirent pour que je me sente enfin en confiance et que je désire la rencontrer réellement. Je ne peux pas dire si c’est à ce moment précis que
je suis tombé amoureux d’elle car cela se produisit très lentement, presque à mon insu. Certaines choses m’intéressaient chez elle : son sourire, ses yeux, ses fossettes et surtout son air concentré quand elle m’écoutait, ce qui était rare car elle parlait beaucoup plus que moi… Quand cette première conversation en visiodirect dut s’interrompre (car Rose devait partir travailler), j’eus l’impression qu’elle venait à peine de commencer. En si charmante compagnie, je n’avais pas vu le temps passer. Mes trois fées, qui, par discrétion, étaient allées se cacher dans les parties communes du loft, me rejoignirent au salon, heureuses de la transformation qu’elles constataient chez moi. Plus de mine triste, plus d’air abattu. Il paraît que j’étais transfiguré, lumineux, radieux. – Elle est merveilleuse cette petite femme. Elle aime tout ce que j’aime : le squash, le bateau, les glisseurs et les shuttles de vitesse. Elle est toujours joyeuse. Elle ne se prend jamais la tête… – C’est formidable ! s’exclama Clara en m’embrassant à pleine bouche. Il revit notre François Régis d’amour. – Il faut fêter ça dignement, déclara Cécilia. On sonna le droïde d’étage pour lui commander les mets les plus raffinés : cassolette d’ailerons de sternoïde en entrée, consommé de gigue de magouillette pour faire passer, puis rôti d’orque noir en gelée accompagné d'une chiffonnade de petits légumes et, en dessert, sorbet à la mal-ice et à la poudre de joie. Le tout arrosé d’un Sauve-Mignon blanc, frais et fruité si léger qu’on ne le sentait même pas passer. Une impression de béatitude s’empara de nous. Les filles pépiaient de joie. Leur idole revivait. Les nuages noirs qui s’étaient accumulés sur leur avenir se dissipaient et elles fêtaient cela à leur manière. Personnellement, je n’écoutais rien des gazouillis et des babillages féminins. Entre deux verres de blancs et trois bouchées de la délicieuse chiffonnade, je me surprenais à rêver
à ma douce métisse. Elle avait dit que je lui plaisais, que je l’intéressais et même que je l’intriguais. Rendez-vous compte… Tard dans la nuit, les effets de la poudre et du Sauve-Mignon s’atténuant doucement, elles m’entrainèrent avec de grands rires joyeux dans la chambre à coucher, me déshabillèrent comme un enfant et me couchèrent. J’étais si détendu et elles si soulagées que mon immense lit king size nous accueillit tous les quatre pour y dormir comme des bébés, et juste en bons camarades… Il nous fallut rester trois semaines au stade du visio, ce qui me parut durer une éternité. Rose disait qu’elle était loin, qu’elle croulait sous le travail. La date du fameux concert approchait à grands pas et il lui fallait tout préparer pour cet évènement annuel très couru des cyberpunks de luxe et autres méloplanants friqués. Asimovogt 431 est un astéroïde d’assez petite taille qui reste en orbite autour de Somptuosa et qui bénéficie de longues nuits d’environ 72 heures pendant lesquelles on peut admirer les étoiles comme nulle part ailleurs en raison de l’atmosphère très particulière qui règne dans le désert de Kermiola qui a la forme d’une vaste cuvette de sable rose entouré de tous côtés par la chaîne de montagne des Ravisses découpant leurs crêtes mauves et bleues sur l’horizon. Un spectacle paradisiaque, une nature minérale, sauvage, inviolée et protégée des vents de sable ou de poussière qui rendent le reste de la planète totalement inhospitalier. Pendant cette longue nuit, la température tombe à 26° alors qu’en plein jour on peut s’attendre à supporter une chaleur de plus de 50°. Il est donc préférable de n’y faire venir les fêtards qu’après le coucher du soleil et de les rapatrier juste avant le lever du jour. De plus, comme l’atmosphère est trop pauvre en oxygène, il faut en amener des quantités impressionnantes par vaisseaux plate forme en plus de tout le matériel nécessaire au bon déroulement du spectacle. Un vrai défi logistique.
– Tu vois que je ne chôme pas. On installe la sono et tout le barnum au coucher du soleil, quelques minutes avant que les spectateurs arrivent et on démonte tout à peine ils sont partis. Une époustouflante prouesse technique. A notre départ, le site doit être exactement tel qu’il était à notre arrivée… – Quelle affaire ! Tant de boulot pour un simple concert… – Non, Kader, ce n’est pas un simple concert. C’est l'Évènement avec un grand E. Le must dans le domaine de la musique des sphères. L’endroit où il faut être vu. Les gens s’arrachent les billets. On refuse du monde. Je ne sais pas si tu te rends compte. Pour que ce soit un succès, je dois y travailler toute l’année. Cette fois encore, j’ai pu faire venir les meilleurs spécialistes de cette musique planante. L’an dernier, l’immense John de Cabotte nous avait fait l'honneur de sa participation et cette année, nous aurons les Sphéric Tubulars et les Planning Sniffs en vedette. – Oui, je sais, c’est énorme… Mais il faudrait songer à trouver un moment pour nous rencontrer en vrai. – Dès que l’histoire de l’oxygène est réglée, j’arrive, fit Rose. Je te le promets.
Trois semaines plus tard, nous avions enfin rendez-vous au Galaxy Trade Center (GTC) de Mégapolis au niveau de la dalle des Pères Fondateurs. Cet immense centre commercial qui ne comprend pas moins de 60 étages de bureaux, magasins et centres commerciaux sans oublier les entrepôts ainsi qu’un certain nombre de niveaux dédiés au parking des véhicules, principalement pods, duoflashs et glisseurs. Il était convenu que nous nous retrouvions au pied de la statue de Livingshoes, l’homme qui, le premier, mit le pied sur Somptuosa au siècle passé, talonné à une demi-heure près par le russe Barbakowski qui avait également sa statue de l’autre côté de l’immense dalle de faux marbre. Comme la foule était énorme, nous avions prévu de nous servir d’une fréquence commune qui ferait biper
de plus en plus fort nos persopods dès que nous nous trouverions à quelques dizaines de mètres l’un de l’autre… N’en pouvant plus d’attendre, j’arrivai à ce premier rendez vous avec un grand quart d’heure d’avance. Rien de tel que le manque pour exciter le désir. Jamais je ne m’étais comporté ainsi avec une femme. Je m’étonnais moi-même d'être aussi ému qu'un pré-ado. Je regardais la foule aller et venir, musardant le nez en l’air, apparemment affairée ou passant simplement le temps d’agréable façon. C’était un jour de semaine et pourtant le centre regorgeait de monde, presque autant qu’un week-end. Il faut dire que l’emploi systématique de robots et de droïdes dans la plupart des activités répétitives avait réduit le travail à sa plus simple expression et que même ceux qui disposaient d’un métier, en général intellectuel, n’y consacraient au grand maximum que deux à trois heures par jour. Déclarée obligatoire sur Somptuosa il y a quelques années, la semaine des 15 heures était appliquée très rigoureusement. Et les gens ne s’en portaient pas plus mal si on ne tenait pas compte de l’ennui et même de la lassitude de vivre qui parfois s’emparaient de certains. La majorité se réfugiait dans le divertissement, les voyages ou les loisirs qui étaient devenues des activités à part entière, pour ne pas dire primordiales ou vitales… Mais que faire de son temps libre à Mégapolis, cette monstrueuse cité, dix à vingt fois plus vaste que les plus grandes capitales de notre ancienne planète, la vieille Terre abandonnée ? Quasiment pas d’espaces verts, aucun parc, square ou pelouse. Les architectes et les technocrates concepteurs de ce monstrueux espace urbain n’avaient pas trouvé utile d’en implanter. Après tout, pourquoi recréer des espaces imitant la nature pour le plaisir des citadins quand ils avaient à leur disposition tous les décors naturels possibles à la maison par l’intermédiaire des murs d’images, des diffuseurs d’ambiance et de senteurs ?
Depuis l’avènement des pods, duoflashs et autres glisseurs, merveilleux petits véhicules à une, deux ou quatre places, planant ou volant à des vitesses préprogrammées proportionnelles à l’altitude, tous les petits commerces, boutiques, cafés ou restaurants traditionnels avaient disparu des rues et des avenues. L’activité commerciale se retrouvait concentrée dans ces Trade Center grouillant de monde alors que les voies publiques demeuraient désespérément vides de jour comme de nuit. Il ne serait venu l’idée à personne de se déplacer à pied dans Mégapolis… Pour quoi faire ? Pour quoi voir ? Il n’y avait strictement rien à découvrir de différent ici ou là. Tout était d’une monotonie propre et glacée absolument désespérante. Telle était l’hyper modernité de Somptuosa… Soudain mon perso se mit à vibrer doucement puis à ronfler de plus en plus fort. Je regardais autour de moi, essayant de découvrir celle que j’attendais dans la masse de gens qui m’entourait. Personne ne faisait attention à moi et je ne voyais rien qui ressemblât de près ou de loin à Rose. Elle arriva par derrière et me tapa doucement sur l’épaule… - Attrapé ! fit-elle en riant d’un air espiègle. En me retournant vers elle, un détail me surprit immédiatement. Etait-ce dû au maxi manteau doublé de fourrure beige ou à la toque de zabeline blanche ? Toujours est-il que je notais dans un coin de mon cerveau que Rose avait l’air plus mûr, moins juvénile que lors de nos entretiens en visiodirect où, alors qu’elle avait déclaré être âgée de 25 ans, on lui en aurait donné 18. Sans doute un effet de ces fichus écrans plasma… Nous nous embrassâmes sur les deux joues. Je l’entraînais dans un restaurant russe aux murs tendus de velours rouge. Tout en dégustant un bortsch aux cagolles et en buvant un excellent champagne du Caulcase, nous nous dévorions du regard en nous prenant la main de temps en temps. Je me sentais presque comme un collégien timide lors de son premier
rendez-vous d’amour. L’éclairage aux chandelles et la musique langoureuse des violons d’un orchestre tzigane ajoutaient encore au romantisme de la scène… – J’espère que tu n’es pas trop déçu par le choc du réel, me demanda Rose. – Pas du tout. Je te trouve juste un peu moins gamine que sur l’écran… – Tu es bien gentil. Parce que moi, je me fais peur quand je me regarde dans la glace ces temps-ci. J’ai vraiment une mine affreuse… En fait, je suis complètement crevée. J’ai dû faire des pieds et des mains pour arriver à faire sponsoriser mon festival de musique des sphères. Une course effrénée derrière le pognon. Tu ne peux pas t’imaginer les efforts que je dois déployer pour monter une pareille affaire. – J’essaie d’imaginer… – Le billet a beau valoir 150 000 dolros, même avec notre petit millier de mélomanes avertis, nous ne bouclons pas la moitié de notre budget… – Pourquoi n’en vends-tu pas le double ou le triple ? Tu n’aurais pas à pleurer auprès des mécènes… – Bien sûr, nous pourrions procéder de cette façon, les clients ne manqueraient pas. Mais ce ne serait plus une manifestation réservée aux privilégiés, à l’élite. Nous nous limitons volontairement pour rester dans l’esprit des sphères qui ne sera jamais accessible au plus grand nombre… – Oui, je vois. Les gens veulent rester entre eux, entre connaisseurs. Cette mode spatio-planante, c’est du dernier snobisme aujourd’hui… – Tu ne diras plus ça quand tu auras assisté à l'Évènement ! Oui, je compte bien t’emmener avec moi en août. Tu verras, c’est absolument divin ! Une musique céleste. Une expérience unique… Tu t’en souviendras toute ta vie… Après ce délicieux repas exotique, je proposais à Rosa de ème visiter le musée de l’Espace situé au 46 étage. Entre autres
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