Fallen Angel Lain

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Lain cherche son avenir. Stan cherche son passé. Année 2992. Heavendale est une ville oubliée du monde. Lain, une jeune femme, y arrive et espère oublier son passé en démarrant une nouvelle vie. Mais quand Stan Howard, un jeune homme habitant les lieux, la bouscule par mégarde un soir, tout change pour eux. Ils découvrent tous les deux qu'un lien étrange et très fort les relie. Des phénomènes insolites vont dès lors se produire dans leur environnement et des quantités d'obstacles se dresseront sur leur chemin. Lain sera confrontée aux énigmes qui régissent sa propre existence. Petit à petit, à la suite de multiples aventures, le voile se lèvera, et son ami Stan apprendra avec stupéfaction ce qui est caché derrière l'objet de ses recherches, à savoir la mort de sa propre mère.
Publié le : jeudi 16 avril 2015
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342036831
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342036831
Nombre de pages : 318
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Fazia Salhi FALLEN ANGEL LAIN Tome I : les enfants d’apparitions
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Je dédicace ce premier livre à ma maman qui m’a tous appris et m’a permis de me réaliser.
Feather 00 : Le monde Le monde de l’informatique n’a pas cessé de progresser à grande vitesse au fur et à mesure que s’écoulaient les années. Un jour les plus gros producteurs dans ce domaine, tels qu’Addle et Microloft, mirent au point la toute première ville high-tech de l’Histoire de l’humanité, baptisée « Heavendale », concept révolutionnaire d’une cité où la puissance des cerveaux numériques régissait tous les fonctionnements électriques, magnétiques, cinétiques et énergétiques réglant la vie de ladite cité. Tous les composants nécessaires à la pérennisation des actes ci-toyens dans une société moderne furent entièrement dominés par l’informatique : les panneaux publicitaires, les feux aux intersections, les transports en commun, la distribution du courrier, la circulation des véhicules, l’éclairage public, jusqu’à la lumière dans les maisons des particuliers, furent quelques exemples parmi d’autres de l’efficacité du système mis en place par les pouvoirs publics, dont la devise affichée fut proposée aux résidents : « connexion, harmonisa-tion, prise en compte ». Ce semblant de paradis digital avait, par la fiabilité qu’il apportait, effacé tous les problèmes hélas fréquemment rencontrés aux temps jadis, à savoir de circulation impossible, de retard dans les courriers, de transport public et même de distribution d’électricité. Les habitants, rassurés et tranquillisés, étaient tellement heureux dans cette cité sécurisée qu’on la surnomma « le jardin d’Éden, des temps modernes ». Mais, au fil des années, Heavendale devint très vite une ville fan-tôme, suite à l’application de ces nouvelles technologies qu’elle
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prônait à l’époque où elle a été inaugurée. Car les savants s’aperçurent rapidement que les systèmes informatiques incrustés dans les entrail-les de la pharaonique machine étaient néfastes pour l’Homme. Les observateurs décelèrent que vivre au milieu d’un réseau tech-nologique aussi performant que celui d’Heavendale engendrait des pathologies encore inconnues à ce jour. Les ordinateurs et leur cer-veau binaire donnèrent naissance à de nouveaux virus informatiques qui avaient le pouvoir de transformer étrangement le corps humain, de façon à ce qu’il devienne un composant même de la cité. Il résul-tait de cette mutation que les gens atteints montraient une grave dépendance voire une addiction à cette ville lorsqu’ils étaient amenés à la quitter, se comportant de façon curieusement violente, constatant de visu qu’étaient modifiés leurs habitudes, leurs émotions et même leurs sentiments. On nomma ces personnes atteintes par les virus malfaisants « les malades du Wired ». À la suite de ces constatations, les gens, affolés, se mirent preste-ment à quitter la métropole quand ils le pouvaient encore, sans même regarder derrière eux. Seuls « les malades du Wired » restèrent sur place car ils étaient déjà atteints et incapables de se déplacer, ainsi que ceux qui ne purent fuir faute de moyens. Dans la mesure où tous les pays contribuèrent à la conception de Heavendale, la chute de celle-ci entraîna par ricochet celle de la totali-té du monde. L’environnement ainsi que l’espèce humaine se dégradèrent avec le temps. La misère allant en s’intensifiant creusa un fossé entre les gens aisés et les classes moyennes, eut comme consé-quence le repli sur soi de chaque individu. Les riches ne s’occupèrent que d’eux-mêmes, laissant les gens moins fortunés se déchirer entre eux pour trouver un minimum de nourriture, à des prix souvent exorbitants. La justice disparut à son tour petit à petit, et ce fut la loi du plus fort qui régla les conflits sur la terre entière. À présent, en 2992, la ville qui fut majestueuse et florissante autre-fois, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Laissée à l’abandon, elle n’héberge pratiquement plus que des sans-abri et des hors-la-loi.
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Feather 01 : Bienvenue à Heavendale Voilà plusieurs années à fuir durant lesquelles je me suis contentée de ne pas mourir. Il faisait nuit noire lorsque je me suis retrouvée seule dehors, dans un enfer glacé et brûlant à la fois. Je vois encore ces ombres me poursuivre tels des démons assoiffés de sang. Partout où mon regard se portait, je n’y voyais que désolation. Des cris, du sang, des larmes, la peur de l’inconnu, un silence et enfin la solitude. Depuis, je marche seule sur cette route en me raccrochant au seul espoir qu’un jour je me réveillerais de ce sombre cauchemar qu’est ma vie.Que d’espérance sur cette route qui ne semble plus en finir. La seule que j’ai toujours connue où seuls ma douleur et mon ombre me suivent. Je ne compte plus les pays et les villes que j’ai traversés dans le but de trouver un endroit qui me convienne. Seulement je doute fort qu’il y ait quelque part une place pour une personne telle que moi dans ce monde décadent. Moi, une enfant née dans les ténèbres, élevée par la solitude et qui ne demande qu’à être pardonnée pour celle qu’elle est. Il suffirait simplement qu’une personne me tende la main, pour m’amener dans la lumière. Jusque-là, je marche seule vers un paradis perdu dont on dit qu’autrefois l’harmonie y régnait.La jeune fille arrivait peu à peu aux abords de la ville qui s’étendait à ses pieds. À ses côtés, se trouvait un panneau indicateur abîmé par le temps sur lequel on lisait difficilement : « Heavendale, le jardin d’Éden des temps modernes ». Quelques instants plus tard, elle ar-pentait les rues où des commerces honnêtes se conjuguaient avec le marché noir qui sévissait depuis le déclin de la commune. Les petits vendeurs installés sur les trottoirs avec leur petit étal tentaient déses-pérément de convaincre les rares passants d’acheter leurs produits divers : nourriture, bijoux de pacotille et des tas d’autres choses, en
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leur promettant l’affaire du siècle. La jeune fille regardait aux alen-tours. Partout où se porta son regard, elle vit des écrans qui diffusaient en continu des publicités sur toutes sortes de produits ainsi que des clips musicaux. Elle prit son portable et consulta son dernier message. « Il y a quelque chose pour toi, au Cyberstar, Big Street 19850 Heaven-dale ».Il n’y avait aucune signature et plus étrange encore, pas de numéro de téléphone. Ce genre de message commença à arriver un an après son évasion. Toutes les tentatives pour retrouver ce mystérieux expé-diteur avaient échoué. Cependant, depuis le début, même si elle s’est toujours méfiée, elle s’est rendu compte que ce qu’elle recevait la conduisait toujours vers des solutions. Donc, toute confiante, elle se mit à chercher ce « Cyberstar ». Il n’y a aucun établissement nommé ainsi et pas de plan de ville. Enfin si ! Mais tellement détérioré qu’il était difficile de déchiffrer quoi que ce soit. Elle décida de marcher pour trouver quelque chose qui la mènerait à son but. Elle vit au loin un couple de sans-abri en train de se réchauffer près d’un feu qui brûlait dans un baril vide et rouillé. L’un était debout à faire chauffer ses mains abîmées par le froid. L’autre, dans le fond assis sur un tas de caisses, enseveli dans ses couvertures, on ne voyait que le bout de son nez rougi par le froid. Elle s’en approcha. — Excusez-moi, messieurs… Je cherche le Cyberstar, vous savez où il se trouve ? — Oh… le Cyberstar ? demanda le sans-abri debout. Il haussa les sourcils et se retourna — Eh, Georges, cette demoiselle nous demande où se trouve le Cyberstar. L’homme en question, emmitouflé dans ses tonnes de couvertu-res, avachi sur les caisses, se mit à bouger. Il sortit son énorme chevelure et sa barbe grise pour mieux voir à qui il parlait. — Oh… le Cyberstar… répond-il d’une voix rauque. Je crois que c’est au centre-ville… c’est quoi déjà l’adresse ? répondit-il — Big Street, répondit la jeune femme.
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