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Titre
Fénella Lufrelin et le monde des fées
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Titre Jonathan Boisdur
Fénella Lufrelin et le monde des fées Tome 1
Roman fantastique
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-01230-9 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304012309 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-01231-6 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304012316 (livre numérique)
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1 La boîte magique
1 LA BOÎTE MAGIQUE
Mme Landuc était une femme sévèrement mince et longue tel un balaie de sorcière, tou-jours vêtue d’un tailleur noir. Elle était à la tête de la direction d’un pensionnat pour enfants fortunés. C’était une femme âgée de cinquante ans- malgré le fait qu’elle paraissait en avoir trente ans de moins- qui n’avait guère d’amis. Elle avait un teint très pâle et ses longs cheveux noirs étaient sans arrêt rattachés en un chignon bien serré à l’arrière de sa tête. Elle portait des lunettes rectangulaires noires sur son fin nez pointu.
Sa journée commença normalement, comme tous les autres jours. Elle passait vérifier dans les chambres si le lit était bien fait et lançait par-fois quelques remarques désobligeantes. Elle ne se doutait pas qu’une surprise de taille l’attendait le soir même, en ce premier Juillet. Mais cette journée lui paraissait quand même bizarre. Jamais elle n’avait vue un début d’été aussi nuageux et sinistre. La pluie s’abattait sur
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Fénella Lufrelin et le monde des fées
les toits en tuiles de cette banlieue Parisienne. Il plût toute la journée. Un orage infernal sacca-geait les rues, accompagné du vent. Le soir arri-va à une vitesse étonnante. Tous les pensionnai-res étaient dans leur chambre et Mme Landuc était assise à son bureau et discutait avec l’une des femmes de ménage. Il faudra aussi que tu achètes des pêches et des prunes pour les tartes... Oh lala, il est déjà minuit ! dit-elle en entendant le coucou de son horloge hurler. Toc-toc toc. Quelqu’un frappa à la porte et Mme Landuc descendit ouvrir. Dans la pénom-bre de la nuit se dégageait un grand homme vê-tu d’une robe rouge étoilé et qui semblait porter un nourrisson dans ses bras. Cet homme avait de très longs cheveux blancs lui arrivant au dos et une longue barbe arrivant à ses genoux en deux tresses. Derrière lui se trouvait un autre homme dans la pénombre du soir mais on ne le voyait pas distinctement. – Professeur Freeling ? Entrez, entrez, s’empressa de dire Mme Landuc. – Merci, dit le professeur Freeling. – Je reste ici faire la garde professeur ! dit le second homme. – D’accord professeur Edgir. Mme Landuc accompagna le vieil homme au salon où un feu de bois émanait dans la chemi-née. – Asseyez-vous. Que me vaut cette visite ?
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