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Fils du ciel De Kindiri à Manhattan  
                    
Encres Noires Collection dirigée par Maguy Albet et Emmanuelle Moysan  Dernières parutions
 N°343, Jean René OVONO MENDAME,Les zombis de la capitale, 2011. N°342, Jean René OVONO MENDAME, dEbamba endeLa lé, 2011. N°341, Ndo CISSÉ,Les cure-dents de Tombouctou, 2011. N°340,Fantah Touré,Des nouvelles du sud, 2011. N°339, Harouna-Rachid LY,Les Contes de Demmbayal-LHyène et Bodiel-Le-Lièvre, 2010. N°338, Honorine NGOU,Afép, létrangleur-séducteur, 2010. N°337, Katia MOUNTHAULT,Le cri du fleuve, 2010. N°336, Hilaire SIKOUNMO,Au poteau, 2010. N°335, Léonard MESSI,Minta, 2010. N°334, Lottin WEKAPE,Je ne sifflerai pas deux fois, 2010. N°333, Aboubacar Eros SISSOKO,Suicide collectif. Roman, 2010. N°332, Aristote KAVUNGU,Une petite saison au Congo, 2009. N°331, François BINGONO BINGONO,Evu sorcier. Nouvelles,2009. N°330, Saah François GUIMATSIA,Magheghaa Temi ou le tourbillon sans fin, 2009. N°329, Georges MAVOUBA-SOKATE,De la bouche de ma mère, 2009. N°328, Sadjina NADJIADOUM Athanase,Djass, le destin unique, 2009. N°327, Brice Patrick NGABELLET,Le totem du roi, 2009. N°326, Myriam TADESSÉ,Linstant dun regard, 2009. N°325, Masegabio NZANZU,Le jour de léternel. Chants et méditations, 2009. N°324, Marcel NOUAGO NJEUKAM,Poto-poto phénix, 2009. N°323, Abdi Ismaïl ABDI,Vents et semelles de sang, 2009. N°322, Marcel MANGWANDA,Le porte-parole du président, 2009. N°321, Matondo KUBU Turé,Vous êtes bien de ce pays. Un conte fou, 2009. N°320, Oumou Cathy BEYE,Dakar des insurgés, 2009. N°319, Kolyang Dina TAÏWE,Wanré le ressuscité, 2008. N°318, Auguy MAKEY,Gabao news. Nouvelles, 2008. N°317, Aurore COSTA,Perles de verre et cauris brisés, 2008. N°316, Ouaga-Ballé DANAÏ,Pour qui souffle le Moutouki, 2008.
 
                               
 
Célestin Clamra       Fils du ciel De Kindiri à Manhattan  
LHarmattan
       
  
 
                              © LHarmattan, 2011 5-7, rue de lEcole polytechnique ; 75005 Paris  http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-296-54550-2 EAN : 9782296545502
Préface  Jaime lAfrique. Oh oui ! Jaime « mon » Afrique. Pas celle dAbidjan, de NDjaména, de Douala ou de Lagos Non ! Mais plutôt celle des villages qui ne sont marqués sur aucune carte géographique : Kouyatouo, Sangha, Marcoye, Gorom-Gorom, ou Kindiri. Dans cette Afrique traditionnelle, jaime la fraternité des soirées où les hommes se retrouvent entre eux et les femmes entre elles, soit autour des feux de bois, soit sous les étoiles, pour parler Je reste toujours surpris par léclat des rires et la qualité de lentente qui émanent de ces réunions et surtout par le nombre denfants qui dorment tout autour, certains étendus sur le sable, dautres juchés sur des troncs darbres et dautres encore sur le toit de ma voiture Pendant plus de quarante ans de vie dans différents villages africains, j ai rencontré des enfants, des femmes et des hommes, simples et rustiques, plus ou moins préservés de loccidentalisation déstabilisante qui a gangrené les villes. Hommes, femmes et enfants dont les regards parlent encore et font savoir aussitôt au nouveau venu sil est accepté ou refusé, aimé ou repoussé. En novembre 2008, jai eu le bonheur dêtre accepté, une fois de plus, par un de ces villages. Cest celui où a vécu Masra et que lauteur, Célestin Clamra, décrit de façon si vivante dans le récit qui va suivre. Jétais surtout heureux quand, à mon arrivée à Kindiri, javais eu du mal à sortir de la voiture parce que les enfants étaient nombreux près de la portière à clamer mon nom. Dans ce village, où jai vu des sages statuer sur le sort dun nourrisson de sept mois que tous qualifiaient « denfant-serpent » et où Roguet, « lhomme-lion » du livre, mavait offert un joli coq pour le dîner, létranger est toujours bien accueilli et doit « demander la route » pour repartir. Là, jai connu les périodes dinitiation des filles et des garçons, suivies des chants et des danses avec de belles parures et où tous rivalisaient dans des danses frénétiques, jusquà lépuisement. Mais à Kindiri, tout nest pas que « sourire ». Surviennent aussi des périodes de disette et les souffrances engendrées par la mort dun être aimé. Une jeune femme était morte avant davoir pu accoucher... Comme la coutume commande que lon sépare le corps de lenfant de celui de sa mère, avant lenterrement, les hommes avaient donc isolé le cadavre dans la forêt. Là, ils lavaient éventré pour retirer le bébé mort quils ramenèrent et enterrèrent près de la case du jeune père. La dépouille de la mère fut retournée à ses parents comme le stipule la tradition. Eh oui ! Kindiri que lauteur de Fils du cieldécrit vit et existe, tel que présenté dans le récit du fils de paysan, qui croit que le monde a prévu une place pour lui, mais qui devra la gagner par son courage et sa persévérance. Cest une histoire de perte de linnocence. Fassent les dieux que Kindiri reste longtemps ainsi ! Masra, le héros du livre, est né à Kindiri. Un jour, une voiture sarrête dans le village et un sage commente : « Incroyable, voilà quune toute petite chose de rien du tout roule comme un gros camion. Quand elle grandira, elle sera la plus rapide de toutes les machines de lhomme blanc » Un « Fils du ciel », blanc comme une assiette, en émerge De Kindiri la minuscule, notre héros atterrit à Paris puis se perd dans les gratte-ciel de Manhattan. Un singulier destin ! Un cheminement dans le temps et dans le vaste monde. Un plaidoyer pour lhumanité. Félix Réveilhac (ancien enseignant coopérant).
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Remerciements    Je suis tout dabord reconnaissant au docteur Werner Muensterberger qui ma toujours encouragé à écrire ce livre. Lors des premières rédactions, il fut la source dinspiration, le support moral et financier. Quand ma décision fut prise décrire ce récit en anglais, mon ami Aryé Michael Bender, écrivain et scénariste, fut séduit et proposa sa collaboration. Bien que le projet nait alors pas abouti, jai appris beaucoup de monsieur Bender. Lorsque je décidai de réécrire mon histoire en français, cest mon ami Gilbert Chrétien, retraité du chur de Radio France, qui, à maintes reprises, corrigea les textes, faisant des suggestions stimulantes. Mon éditeur Joël Heuillon est le meilleur que je connaisse. Professeur de musicologie à luniversité de Paris VIII, il a pris le temps nécessaire pour passer le manuscrit au peigne fin. Un travail de fourmi qui a rendu le texte limpide pour le bonheur du lecteur. Plusieurs autres amis et membres de la famille ont lu le manuscrit, les uns en entier, les autres partiellement et jai énormément bénéficié de leurs réactions. Félix Réveilhac en a fait une lecture sensible et en a rédigé la préface. Dautres dont les opinions mimportent : François Laylavoix, feu Joël Russo, Charles Scheidt, Charles Arden, Joachim Barbay, Bernard Gérin, Alain Couet, Jean-Dominque Quilici, Jean-Baptiste Bacquart Dautres mont donné la force morale et lopiniâtreté nécessaires : ma mère et tout Kindiri, Jeanine Russo et sa compagne Taeko, les familles Barbay à Rouen, Collomb à Marseille, Francis Réveilhac et sa femme Monique à Lisieux, Jeanne Réveilhac à Chartres Enfin, je tiens à exprimer ma gratitude à Christoph Niemann qui ma généreusement offert le dessin de la couverture.
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