Frédégonde, la reine barbare

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Frédégonde, reine de Neustrie, royaume franc du VIè siècle, est restée célèbre pour sa cruauté et sa lutte féroce avec Brunehault, reine d'Austrasie. Sa vie se déroule à une des époques les plus mal connues de l'histoire de France, au carrefour de l'effondrement de l'Empire romain et de la conquête de la Gaule par les Barbares. La lutte des petits-fils de Clovis pour la suprématie en Gaule est impitoyable. Frédégonde, femme magnifique, issue de la condition la plus vile, réussit à se hisser au faîte de la puissance et à s'y maintenir.
Publié le : lundi 2 janvier 2012
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EAN13 : 9782296477865
Nombre de pages : 248
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FRÉDÉGONDE,LA REINE BARBARE
Roman historique Collection dirigée par Maguy Albet Dernières parutions
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Claude Valleix FRÉDÉGONDE,LA
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© LHarmattan, 2011 5-7, rue de lEcole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-55885-4 EAN : 9782296558854
   
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CEF rT éléments relevés par les témoins de l’époque et validés par une majorité d’historiens sont rigoureusement rapportés. Elle est romancée dans la mesure où l’imagination pallie les obscurités de l’Histoire. Néanmoins, tous les éléments connus sont mis en perspective selon une logique qui contraint l’imagination dans une démarche de recherche de la vérité. Le livre n’emprunte à la légende que le prétexte de l’inceste spirituel de Chilpéric pour se séparer de son épouse. Des situations ont été imaginées, dans le silence des sources, sans que la vérité générale, telle qu’elle nous est restituée, en soit altérée. C’est le cas, par exemple, de l’adultère de Frédégonde, dont la découverte explique l’assassinat de Chilpéric. Les faits ne sont pas établis mais rien ne permet de les contredire. Les aspects psychologiques des personnages sont déduits de leur comportement et du jugement que leurs contemporains ont pu porter sur eux. Ils sont éclairés par une analyse intime de leurs motivations au regard des mœurs de l’époque. Les personnages de second rang, introduits dans le roman pour donner au récit un caractère vivant, n’affectent pas le sens général de lHistoire. La période concernée doit sa complexité à l’insuffisante connaissance que nous en avons. Elle est généralement rapidement traitée par l’école qui ne retient de l’époque mérovingienne que l’œuvre remarquable de Clovis qui aurait été diluée par l’incapacité de ses successeurs, les « rois fainéants ». Ce jugement mérite d’être reconsidéré. Le mode de succession des Francs, de nature patrimoniale, a handicapé leur politique et explique en partie leurs querelles incessantes et leur affaiblissement. Au moment où commence ce livre, l’héritier de Clovis, Clotaire I, vient de mourir et son royaume a été partagé entre ses quatre fils. La particularité de la Gaule des Francs était de constituer un seul royaume,  , que le jeu des successions divisait au gré des héritages et distribuait ainsi entre plusieurs souverains. Lorsqu’il était divisé, le royaume des Francs n’avait aucune existence
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juridique, en ce sens que personne n’en portait la couronne, mais il constituait un espace de civilisation à l’intérieur duquel les souverains entretenaient des relations complexes. Au lendemain de la mort de Clotaire, les capitales des territoires de ses quatre fils s’inscrivaient dans un quadrilatère restreint formé de Paris (Charibert), Orléans (Gontran), Reims (Sigebert) et Soissons (Chilpéric), proximité qui avait pour objet de maintenir serrés leurs liens familiaux. Leur parenté ne les mit pas, toutefois, à l’abri des conflits, bien au contraire. L’ambition, la cupidité, l’appétit du pouvoir ou l’esprit de vengeance, les poussaient à s’affronter, mais leurs luttes étaient fréquemment interrompues par des reculades, des compromis ou des trêves. Rien ne distinguait vraiment les peuples des nouveaux territoires ainsi délimités par tirage au sort ou arrangements obscurs, et ils ne s’identifièrent en nations distinctes qu’un siècle plus tard. Les états de Neustrie et d’Austrasie auxquels il est fait référence dans cet ouvrage par commodité, comme cela est généralement admis par la communauté des historiens, ne furent nommés qu’au siècle suivant. (VIIe siècle).  
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