Idriss Alaoma Le Caïman noir du Tchad suivi de

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Une partie majeure de l'oeuvre d'Abdoulaye Mamani, mort accidentellement en 1993, reste aujourd'hui encore non-publiée. Pour sortir de l'oubli cette oeuvre, le présent ouvrage entreprend de faire connaître trois textes : un exposé historique sur le grand souverain du Kanem Bornou, Idriss Aloma ; une épopée, Babemba, qui retrace la manière dont ce chef sénoufo s'opposa aux troupes françaises ; enfin "Néo-africanthropus", poème dans la veine politique de l'auteur qui expose ses idéaux sur l'Afrique.
Publié le : mercredi 1 janvier 2014
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EAN13 : 9782336334820
Nombre de pages : 148
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ABDOULAYE MAMANI
Présentation de J.D. Pénel
IDRISS ALAOMA Le Caïman noir du Tchad suivi de LA PASSION DE BABEMBA Poème épique suivi de NEO - AFRICANTHROPUS
Préfaces de Maïkorema ZAKARI et d’Ousmane TANDINA
Ecrire l’Afrique Ecrire l’Afrique
L’ armattan
IDRISS ALAOMA Le Caïman noir du Tchad suivi de LA PASSION DE BABEMBA suivi de NÉO-AFRICANTHROPUS
Écrire l’Afrique Collection dirigée par Denis Pryen Romans, récits, témoignages littéraires et sociologiques, cette collection reflète les multiples aspects du quotidien des Africains.Dernières parutions Koffi Célestin YAO,Le bateau est plein, je débarque, 2013. Kapashika DIKUYI,Une étrange famille congolaise et son odyssée, 2013. Patrick-Serge BOUTSINDI,Jour des funérailles à Poto-Poto, 2013. El hadji DIAGOLA,Ma femme m’a sauvé la vie,2013. Gilbert TSHIBANGU KANKENZA,À la rencontre du destin,2013. Abderrahmane NGAÏDÉ,Une nuit à Madina do Boé, 2013. Henri PEMOT,Kimpa Vita, Une résistante Kongo, 2013. Richard GUERIN,Le médecin errant de l’Afrique, les aventures de Jonas, 2013. Patrice ITOUA,La banque mondiale et la CEMAC, Un partenariat pour l’aide au développement de la sous-région, 2013. Baudouin Mwamba MPUTU,L’Afrique face au défi de la technoscience. Histoire et Enjeux, 2013. Vicky Mujinga KALAMBAY,Bilonda. Une écolière face à son destin, 2013. Obambé GAKOSSO,Les malades précieux, 2013. Ano NIANZOU,Sous les bombes de Char-kozy, 2013. Francine NGOIBOUM,Fleur brisée, 2013. Lang Fafa DAMPHA,African Aliens, 2013. Claude-Ernest NDALLA,Le Gourou. Une imposture congolaise, 2013. Salvator NAHIMANA, Angélique Gisèle Nshimirimana. Mon homme m’aurait mangée toute crue. Edition bilingue kirundi-français, 2013.Aboubacar LANKOANDE,La palabre des Calaos, 2013. Christian ROCHE,Amaï. Amour et rébellion en Casamance, 2013.
ABDOULAYE MAMANIIDRISS ALAOMA Le Caïman noir du Tchad LA PASSION DE BABEMBA Poème épique NÉO-AFRICANTHROPUSPrésentation de J.D. Pénel Préfaces de Maïkorema ZAKARI et d’Ousmane TANDINA
© L'HARMATTAN, 20145-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-02384-7 EAN : 9782343023847
PRESENTATION Abdoulaye Mamani est mort en juin 1993, voici vingt ans, mais la majeure partie de son œuvre reste encore inéditesous forme de 1 23 4 manuscrits etcomprend des essais , romans , nouvelles , poésies , 5 pièces de théâtre . De plus, sa production orale et écrite en Algérie, durant son exil dans ce pays, n’a jamais été inventoriée. L’œuvre 6 publiée se cantonne donc à de la poésie , un roman, une pièce de 7 8 théâtre (introuvable ) et une nouvelle . 9 Plus qu’à sa poésie pourtant très belle , sa notoriété littéraire est liée à son romanSarraounia, le drame de la reine magiciennepublié en 1980. Cette fiction s’organise autour d’un fait historique : les folies barbares de la mission Voulet-Chanoîne en 1899 au Niger et la résistance qu’a pu lui opposer une femme de la région de Lougou. S’il importe donc d’éditer son œuvre et de ne pas la laisser dans l’oubli, toutefois, il faut admettre que publier des textes après la
1  Parexemple :Réflexions politiques sur la sécurité de l’homme dans les Etats indépendants d’Afrique noirepages) ; (47Culture et mythe kanuri au Kanem-Bornou(26 pages) – ce texte a été rédigé pour le CELTHO au début des années quatre-vingts. 2 Sont inédits les romans suivants :Le puits sans fond, Une faim sans fin, Sous les manguiers en pleurs, Shit, Divagations d’un nègre hippie. 3 La paix des oiseauxetRêve d’enfant. 4 Par exemple :Nuit sahélienne. 5 En 1974, au concours inter théâtral africain, A. Mamani a présenté une pièceLe fils du griot(49 pages) répertoriée et conservée par IdRef, Sudoc (cf. www.idref.fr). Dans un entretien (JD. PénelRencontre,Niamey, Téné-er ré, 1990, 1volume, pp. 76-77), il mentionneLe fils du pauvre, écrit pour le festival panafricain de culture à Alger en 1969, mais inédit, et une autre pièce, dont il ne donne pas le nom, inspirée du filmMonégambéde Sarah Maldoror. Ces textes ne sont pas connus (celui de 1974 serait-il une nouvelle version du premier, vu les titres ?). En outre, un document de mars 1993, fait état de trois autres pièces :Le drame de Dankori ou la morale de purification, Le Zombie, Antra. 6 Œuvres poétiques(Paris, L’Harmattan, 1993). 7 Le BalaiRFI/ACCT, 1973. 8 « Une nuit au Ténéré » inParis Dakar et autres nouvelles(Paris, Souffles, 1987). 9 Œuvres poétiques(Paris, L’Harmattan, 1993).
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disparition de leur auteur n’est pas chose aisée et requiert des pré-cautions. En effet, cela nécessite de la prudence puisque l’auteur n’est plus là pour donner les indications utiles et apporter les amé-liorations indispensables. Il convient alors d’expliciter tout ce qui a été entrepris pour l’édition de ces textes et justifier leur choix ainsi que l’ordre dans lequel ils sont proposés. Dans ce volume, il a paru intéressant de regrouper trois textes dans l’ordre suivant : d’abordIdriss Alaoma, dont les faits et gestes se situent aux XVI ° siècle, en pays kanouri ; ensuiteLa Passion de Ba-bembaqui se déroule à la fin du XIX ° siècle au Soudan (Mali), pour 10 terminer enfin par un court texte,Neo-Africanthropusqui aborde la période coloniale, mais surtout l’avenir de l’Afrique tel qu’A. Ma-mani pouvait le penser dans les années 1960-1980 avec les options politiques du militant qu’il était. Ces trois textes abordent la question du temps : celui de l’histoire passée avec ses héros africains – héros dans la victoire et le génie politique (Idriss Alaoma), mais aussi dans la défaite (Babemba) - et celui de l’avenir auquel il faut donner sens et orientation (Neo-Africanthropus). Cependant, ils ne traitent pas du tout leur objet de la même façon et font apparaître des facettes d’A. Mamani jusqu’ici inconnues. Idriss Alaomaun texte en prose, à vocation didactique, qui est présente l’apogée du royaume du Kanem-Bornou sous la conduite d’un chef prestigieux. Si A. Mamani a produit des articles dans des journaux (Talaka, Le Démocrate, Gaskia, Sawaba) ou des exposés à l’assemblée territoriale du Niger de Niamey et du Grand Conseil de l’AOF de Dakar, jamais il n’avait, semble-t-il, rédigé un document historique de ce genre. La passion de Babembaprend la forme d’une épopée, exercice au-quel A. Mamani, poète, ne s’était pas exercé auparavant ; c’est donc aussi une nouveauté. Enfin dansNeo-Africanthropuson retrouve le poète au service de son engagement politique, tel que le militant du Sawaba pouvait l’exprimer à l’époque, mais sous une forme plus longue que dans ses recueils habituels où les poèmes étaient toujours brefs, à l’exception d’Ebony Blues, poème d’amour.
10  Ona retenu la graphie latine et non la graphie française «Néo-Africanthropus », même si le « e » de « Neo » se prononce « é ».
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On constatera aussi que, dans les deux premières réflexions histo-riques, certaines opinions sont moins tranchées que dans le dernier texte, notamment sur les questions sociales et religieuses :Idriss Alao-ma meten scène un prosélyte de l’Islam,La passion de Babemba con-voque la religion traditionnelle et l’Islam contre l’envahisseur,Neo-Africanthropusprend aux idées de résignation de la chrétienté et s’en aux marabouts ignorants, ainsi qu’à tout ce qui représente l’irrationalité et la superstition. Sur la question sociale, si le troisième texte plaide pour une société sans classe (« ni maître ni esclave »), ce genre de préoccupation n’apparaît guère dansIdriss Alaoma, mais, dansLa passion de Babemba, l’auteur fait l’éloge des artisans et des caté-gories sociales défavorisées et plaide pour l’unité, ce qui suppose un décloisonnement au sein de la société – même si le lieu concerné est d’abord le Soudan (Mali), il va de soi que la réflexion s’adresse tout autant au Niger. Au total, cette présente publication fait apparaître des aspects in-tellectuels et littéraires jusque là méconnus. D’où son intérêt. Tou-tefois, l’idée de publier ces manuscrits n’est pas nouvelle et l’on voudrait s’expliquer sur les péripéties qui ont précédé cette publi-cation. I- IDRISS ALAOMA 1- Edition du manuscrit Si l’on a choisi de publierIdriss Alaoma, c’est parce que, en 2003, le manuscrit envoyé par le fils d’A. Mamani (qui a le même nom que son père) avait été accepté par les éditions L’Harmattan moyennant un certain nombre de modifications. On dispose en effet d’un en-semble de documents et de correspondances échangées entre l’éditeur et le fils de l’auteur, à partir desquels la présente édition a été réalisée.
(1)- Un premier document (D1), non daté, de trente-cinq feuil-lets tapés à la machine à écrire et reliés ensemble. Il s’agit de la seconde frappe, c’est-à-dire celle se trouvant sous le papier car-bone placé sous la première frappe, comme on la faisait à l’époque. (Toutefois, les caractères prouvent qu’il y a eu usage de deux machines différentes).
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