Il parlait à son balai

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Publié le : mercredi 1 janvier 1992
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EAN13 : 9782296269682
Nombre de pages : 64
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Il parlait à son balai (Théâtre)

ÉCRITURES

ARABES

Collection dirigée par Marc Gontard Derniers titres parus dans la collection N° 40 Rezzoug Leila, Apprivoiser l'insolence. N° 41 Haddad! Mohamed, La malédiction. N° 42 Berezak. Fatlha, Le regard Aquarel II. N° 43 Benkerroum-Covlet Antoinette, Gardien du seuil. W 44 Moulessehoul Mohamed, De l'autre côté de la ville. W 45 Ghachem Moncef, Cap Africa. N° 46 Al Hamdan! Salah, Au-dessus de la table. un ciel. W 47 Bensoussan Albert, Mirage à. trois. N° 48 Koroghli Ammar. Les menottes au quotidien. N° 49 Zennou Gilles, Les Nuits. W 50 Fares Tewfik, Empreintes de silences. N° 51 Tamza Arriz, Ombres. W 52 Bouissef-Rekab Driss, A l'ombre de Lalla Chafia. N° 53 Kessas Ferrudja. Beurs story. N° 54 Bourkhis Ridha, Un retour au pays du bon Dieu. N° 55 Nouzha Fassi. Le ressac. W 56 Hellal Abderrezac, Place de la régence. W 57 Karou Mohd, Les enfants de l'ogresse. N° 58 Nabulsi Layla, Terrain vague. W 59 Sadouni Brahim, Le drapeau. N° 60 Sefouane Fatiha. L'enfant de la haine. N° 61 El Moubaraki, Zakaria, premier voyage. N° 62 Bensoussan Albert, Visage de ton absence. N° 63 Guedj Max, L'homme au basilic. N° 64 Bensoussan Albert, La marranne. W 65 Falaki Reda, La ballade du berbère. Un exilé et l'Algérie d'autrefois. W 66 Bahgat Ahmad, Mémoires de Ramadan. Egypte. N° 67 Sami al Sharif, Les rêves fous d'une lanceur de pierres. W 68 Koroghli Ammar, Sous l'exil. l'espoir. W 69 Koroghli Ammar, Mémoires d'immigré. W 70 Saaf Abdallah, Chroniques des jours de reflux. W 71 Aba Noureddine, Et l'Algérie des rois. Sire? N° 72 Hassina. Ame des fleurs. ma sœur. W 73 Charaf Dounia, Jaquout, esclave enfuite. N° 74 Fawzia Assaad, La Grande Maison de Louxor.
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L'Harmattan,

1992

ISBN:

2-7384-1448-6

Moussa

Lebkiri

Il parlait à son balai
d'après unfait divers rapporté par Pierre Bellemare

Préface de Azouz Begag

Éditions L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris

Texte écrit par Moussa Lebkiri d'après un fait divers rapporté par Pierre Bellemare

Création pour le Festival d'Avignon 1992 Avant-Première le 19 juin 1992 à l'Institut du Monde Arabe

Distribution:

Si SIlman: Moussa Lebkiri Dad'Ali: Belkacem Tatem Musicien: Nasredine Dalil

Mise en scène: Moussa Lebkiri et Belkacem Remerciement à Guy Cambreleng.

Tatem

Heureusement

que tu as pleuré...

J'ai toujours rêvé d'être comédien. Depuis ce jour où élève en classe de maternelle, j'ai joué pour la fête de fin d'année le Loup et l'agneau (le Loup... à cause de mon type basané O. Mais j'ai fait des études d'électricité, d'économie, j'ai écrit des livres... allez savoir pourquoi? Il Y a tant de virages dans le tracé d'une vie. J'aurais aimé devenir comédien. Comme Moussa. Je l'ai rencontré pour la première fois en janvier dernier, à l'aéroport de Madrid. Nous étions invités pour une semaine par l'Institut Français. Une poignée de main, quelques regards furtifs, deux ou trois mots simples, en somme une complicité sans commentaire. Mais, pendant ces quatre ou cinq jours madrilènes, nous ne nous sommes guère vus, Je ne sais pas pourquoi. Il fallut attendre le dernier jour, 5

une conférence, des larmes, de l'émotion salée plein les yeux, pour nous retrouver, assis comme deux copains, sur les rives chaudes d'un même cœur. Réconfort. "Heureusement que tu as pleuré" il a dit. De retour en France, j'ai retrouvé le copain. J'ai trouvé le comédien. J'ai découvert aussi son formidable musicien à la cape et son sympathique régisseur de lumières à la casquette. Tous les trois sont comme des petits lutins plein de magie et de poésie qui s'agitent sur des planches lorsque le rideau est tiré. Et les voilà partis, accrochant des mots et des notes de musique sur une partition de rayons de lumière. Moi je regarde avec mes yeux d'enfant et je me revois pendant la fête du mois de juin à l'école maternelle. Je refais le Loup et l'Agneau (cette fois l'Agneau, pour changer... !). Dans le monde cruel qui nous serre de plus en plus, il faut faire de la place aux conteurs et aux poètes: "Ami. Ton enfance je la reçois comme un cadeau, à moi l'Algérien que tu ne connais pas. Il me semble entrer dans ta connivence, ton secret, ta maison d'inconnus de jadis, il y a longtemps... j'aime tous ces mots ni trop lourds, ni trop légers, mots justes, justes pour dire l'amour. Cet amour qui échappe... amitiés. 6

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