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Interdit

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74 pages
Un recueil de poésie qui s'adresse aux jeunes du secondaire, signé par Sylvain Dodier, le Camelot.
• Un recueil de poésie qui s'adresse aux jeunes du secondaire, signé par Sylvain Dodier, le Camelot.
• Des thèmes universels abordés sans détour : l'école, l'amour, la drogue, l'anorexie, la vie.
• Une poésie qui descend dans les rues, qui donne le goût de lire et d'écrire.
• De brefs tableaux, très personnels, qui esquissent un moment de vie.
Croyez-vous que les jeunes soient des innocents sans opinion? Qu'ils bafouent l'autorité parce qu'ils refusent de se conformer aux modèles préétablis? Ou encore qu'ils manquent de respect parce qu'ils ne veulent pas ressembler à ces gens bien élevés qui croient tout savoir, tout pouvoir contrôler?
Profondément convaincu du contraire, Sylvain Dodier n'hésite pas à franchir «l'interdiction» de la poésie pour l'affirmer haut et fort. L'auteur nous invite à écouter les jeunes, ces pushers d'émotions, nous dire leur indéfectible amour de la vie. Il nous invite à comprendre leur désir d'être aimés, écoutés, de parler aussi.
Pour Sylvain Dodier, la poésie signifie liberté de ressentir, de penser, de dire. Il est d'avis qu'il ne faut pas avoir peur de ses propres mots. Il aborde des sujets tels le rejet, l'homosexualité, l'anorexie, la mort et la drogue avec d'autant plus de sensibilité. L'auteur nous offre ici des tranches de vie parfois bouleversantes, tantôt amusantes, souvent étonnantes.
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Extrait de la publicationINTERDIT
SYLVAIN DODIER
Extrait de la publicationDonnées de catalogage avant publication (Canada)
Sylvain Dodier, 1960 –
Interdit
Comprend un index.
Poèmes.
Pour adolescents.
ISBN 978-2-8903-7825-4 (Version imprimée)
ISBN 978-2-7644-1433-0 (PDF)
ISBN 978-2-7644-1792-8 (EPUB)
I. Titre.
PS8557.O227I58 1997 jC841’.54 C97-941068-1
PS9557.O227I58 1997
PQ3919.2.D63I58 1997
Les Éditions Québec Amérique bénéficient du programme de subvention
globale du Conseil des Arts du Canada.
Elles reçoivent aussi l’appui financier de la SODEC,
qu’elles remercient.
Diffusion :
Éditions françaises, 1411, rue Ampère,
Boucherville (Québec), J4B 5Z5
(514) 641-0514 • région métropolitaine : (514) 871-0111
région extérieure : 1-800-361-9635 • télécopieur : (514) 641-4893
eDépôt légal : 3 trimestre 1997
Bibliothèque nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada
Révision linguistique : Claude Fournier
Conception graphique : François Escalmel
Mise en pages : Julie Dubuc
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés
©1997 Éditions Québec Amérique inc.
Extrait de la publicationINTERDIT
SYLVAIN DODIER
Poésie
ÉDITIONS QUÉBEC AMÉRIQUE JEUNESSE
e329, rue de la Commune Ouest, 3 étage,
Montréal (Québec) H2Y 2E1
Tél. : (514) 499-3000 Téléc. : (514) 499-3010Du même auteur
MON BRISE-DÉPRIME,
poésie, Québec Amérique Jeunesse, 1997.
PAGES D’IDENTITÉS,
poésie, Les Productions S.H.D., 1993.
Extrait de la publicationÀ
Luc le rocker de l’Abitibi,
Julie la fuckée de la Côte-Nord,
Éric le punk de Québec,
Yen la prep de Montréal,
Françoise la prof de Beauport,
Ahmed le beur du Mans,
Marie-Pierre et Philippe les amoureux
de Trois-Rivières,
et à ces milliers d’autres
qui ont accepté de franchir avec moi
l’interdiction de la poésie,
je dédie ce recueil.
Portraits, images et émotions amassés lors de
mes rencontres avec vous.
Extrait de la publicationExtrait de la publicationRemerciements
Merci à Sylvie Pinsonneault pour sa forteresse
de complicité.
Merci à Anne-Marie Aubin et Jocelyne Morissette
d’avoir cru en mes mots.
Merci à Chantal Tourigny pour m’avoir un jour
obligé à l’audace.
Merci au Conseil des Arts du Canada pour son
appui financier à ce projet, dans le cadre de son
programme Soutien au développement de la
littérature.Extrait de la publicationL’envie des mots
Si à douze ans on m’avait dit qu’un jour je
publierais un livre, je serais tombé raide mort.
Je vous le jure.
À cet âge, dès que j’entrais dans une
bibliothèque ou une librairie, d’effroyables crampes
me tordaient le ventre. Je devais me précipiter
en catastrophe aux toilettes. Alors vous pouvez
imaginer mon lien à la littérature : le néant ou
presque.
À la même période, je m’initiais aux arts
d’interprétation : la danse, le théâtre... Je prenais
contact avec le monde de la création,
découvrant ainsi l’exutoire parfait à mon trop-plein
d’émotion. Je dois le dire, j’étais du genre «à fleur
de peau». Je le suis toujours d’ailleurs. Vous
savez, celui qu’on traite d’hyperémotif ou de
grand fatigant. Celui qui a toujours une idée, qui
ne supporte pas les règles et qui ressent le
besoin quasi maladif de communiquer avec les
autres, de s’exprimer. Pourtant j’étais timide.
Heureusement, car créer est vite devenu ma porte de
sortie, mon souffle de vie.
Je me suis mis à l’écriture de pièces de théâtre,
de monologues, de chansons; j’esquissai même
quelques poèmes. Aussi étrange que cela puisse
paraître, je suis venu à la lecture par l’écriture.
Plus je créais, plus j’éprouvais le besoin de
découvrir, de lire ce que d’autres avaient créé.
Un jour, dans le cadre d’un cours de poésie,
mes yeux se posèrent sur un texte de Paul
Éluard. Son ode à la liberté me toucha au plus
Extrait de la publicationprofond de mon être. Coup de foudre. Je
découvrais que la poésie signifie liberté de ressentir,
de penser, de dire; liberté d’oser son propre
pouvoir. Le paradis quoi! À cet instant, la poésie prit
vraiment place dans ma vie.
Avec les années, des poètes comme Charles
Baudelaire, Émile Nelligan, Michèle Lalonde et
Marie Savard sont venus brasser ma vie. Les
Clémence Desrochers, Michel Bujold, Denise
Boucher, Jean-Paul Daoust et autres ont nourri
mon goût des mots.
À 12 ans, était-ce la peur de mes propres
mots qui me donnait des crampes? Je ne le sais
pas. Mais après ma rencontre avec la poésie,
les mots ont lentement envahi tous les recoins
de ma vie. Je suis même devenu, à ma façon,
« entremetteur » pour les mots. Ma peur m’a
guidé vers le plaisir. Je ne l’aurais jamais cru.
Je vous entends régulièrement dire : «Wouach
la poésie!» Et je comprends. La poésie
représente souvent pour vous une matière scolaire à
étudier, à analyser pour sa structure, sa forme.
On vous demande de la « comprendre»
intellectuellement, alors qu’elle s’adresse avant tout à
l’intelligence de vos émotions et à vos sens. Le
poème, boule d’émotions lancée par le poète,
devient ainsi méconnaissable, inaccessible.
Combien de fois ai-je entendu des spécialistes
expliquer LE sens d’un poème? Comme si les
sens n’avaient qu’un seul chemin.
Trop souvent j’ai vu certains d’entre vous,
punis, debout dans un corridor, obligés de
mémoriser un poème et d’autres contraints de
recopier dix fois des alexandrins. À toutes ces
Extrait de la publicationoccasions, j’ai eu l’impression qu’on vous
éloignait de la poésie. On vous l’interdisait. Trop
dangereuse, trop subversive. Pire, on érigeait
entre elle et vous un mur quasi infranchissable.
En écrivant ce recueil, j’ai voulu retrouver cette
joie que j’éprouve quand nous franchissons
ensemble les barrières dressées autour de la
poésie. Ces moments magiques où les mots et
les images nous envahissent petit à petit pour
que les émotions prennent toute la place.
Extrait de la publicationExtrait de la publicationDes innocents
sans opinion?Extrait de la publicationLes jeunes
L’OFFICIEL :
Il faut travailler pour l’avenir de nos jeunes!
L’OFFICIEUX :
Les jeunes ne s’intéressent plus à rien.
Les jeunes sont tout mêlés.
Les jeunes ne respectent rien.
Les jeunes décrochent.
Les jeunes bafouent continuellement l’autorité.
Les jeunes sont violents.
Les jeunes n’ont plus de morale.
Les jeunes sont trop gâtés.
L’OBJECTEUR :
Les jeunes me stimulent.
Les jeunes me déstabilisent.
Les jeunes évaluent mes vérités.
Les jeunes m’obligent à l’action.
Les jeunes questionnent mes choix.
Les jeunes bousculent mes pensées.
Les jeunes m’invitent à l’audace.
Les jeunes me rappellent l’urgence de vivre.
Extrait de la publicationinnocents ?Des
— Coke-Hasch-Condom...
— Coudon, me prennent-ils pour un con ?
— Coke-Hasch-Condom-Alcool...
— Coudon, me prennent-ils pour une folle ?
— Coke-Hasch-Condom-Alcool-Bébé...
— Coudon, me prennent-ils pour un demeuré ?
— Coke-Hasch-Condom-Alcool-Bébé-Suicide...
— Coudon, me prennent-ils pour une imbécile ?

Coke-Hasch-Condom-Alcool-Bébé-SuicideGonorrhée...
— Coudon, me prennent-ils pour un timbré
?

GonorrhéeViol...
— Coudon, me prennent-ils vraiment pour une folle?

Coke-Hasch-Condom-Alcool-Bébé-Suicide-
GonorrhéeViol-Couteau...
— Coudon, me prennent-ils carrément pour un nono ?

Coke-Hasch-Condom-Alcool-Bébé-Suicide-
GonorrhéeViol-Couteau-SIDA...
— Coudon, la vie c’est juste ça ? Ils nous prennent pour
qui ?
Extrait de la publicationSans opinions?
Si derrière un « Bof »
se dresse un « Je m’en fous ! »
veut-on l’écouter ?
Si dessous un « Ouais, ouais, ouais... »
se lève un « Tu m’énerves ! »
veut-on le savoir ?
Si planté dans un « Hein, hein... »
se camoufle un « Va chier ! »
veut-on l’imaginer ?
Si excité par un « SUPER ! »
s’agite un « J’en ai envie ! »
ose-t-on le voir ?
Si dressé dans un « WOUAIS ! »
se dénude un « Je t’approuve, continue ! »
ose-t-on l’entendre ?
Si enveloppé dans un « Yo man ! »
se glisse un « Je t’aime »
ose-t-on se l’avouer ?
Si enfoui dans un « Je capote »
se pointe un « J’ai besoin d’aide »
ose-t-on s’avancer ?
Si dessiné dans un « Ben, eee... »s’infiltre un « J’hésite, qu’en penses-tu ? »
veut-on le comprendre ?
Si bardé d’un « Tu capotes ! »
s’affirme un « Je ne suis pas d’accord ! »
ose-t-on le recevoir ?
Sans opinions ?
Tu capotes man !
Écoute derrière les mots. Quand tu
Ils sont
Claude
Le party
Prendre son pied
...et le dire
Mourir à l’instant
Rien que par tes mots
L’auteur
Quelques mots sur l’auteur
Entrevue avec Sylvain Dodier
Extrait de la publicationExtrait de la publication