Cet ouvrage et des milliers d'autres font partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour les lire en ligne
On lit avec un ordinateur, une tablette ou son smartphone (streaming)
En savoir plus
ou
Achetez pour : 9,99 €

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

Partagez cette publication

Publications similaires

Honte à eux

de harmattan

Peurs virales

de harmattan

Alix Dhelvallée
Je reviendrai à Montréal Nouvelles
/ Littérature
Rue des Écoles
JE REVIENDRAI À MONTRÉAL
Rue des Écoles Le secteur « Rue des Écoles » est dédié à l’édition de travaux personnels, venus de tous horizons : historique, philosophique, politique, etc. Il accueille également des œuvres de fiction (romans) et des textes autobiographiques. Déjà parus De Montmollin (Danièle), Mocumbi (Adelina),Mozambique, destins croisés d’une femme et d’un pays, récit, 2015. Leroux (Martial),Devant, derrière, roman, 2015. Pannequin (Martine),Églantine, roman, 2015. Demirdjian (Véronique),Une voix si douce,récit, 2015. Le Goaziou (Véronique),Les nuages à nos pieds, roman, 2015. Daubercies (Claude),Les histoires d’amour de Monsieur Spongexstrate, roman, 2015. Boullet (Victor),Le trou de la renverse, roman, 2015. Khalil (Yasmina),Le mariage, récit, 2015. Javeau (Claude),Une vie illustre, roman, 2015. Échard-Fournier (Anne-Marie),L’été en ce jardin, roman, 2015. Mirallès (Pierre),Hystérésis, récits, 2015. Aufan-Benazeth (Nicole),Les crapauds-buffles, nouvelles, 2015. Ces douze derniers titres de la collection sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site www.harmattan.fr
Alix Dhelvallée
Je reviendrai à Montréal
Nouvelles
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Pariswww.harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07490-0 EAN : 9782343074900
A Scott
Métamorphose
En automne, j’avais emménagé dans un appartement situé dans une résidence proche des berges de la Seine. De nombreux cartons y étaient encore disséminés au printemps suivant. Les cadres et les glaces n’étaient pas accrochés. Seul mon bureau avait été bien aménagé, les livres étaient rangés, les dossiers ordonnés en fonction de leur fréquence de manipulation. J’aimais vivre dans cette petite pièce ensoleillée qui ouvrait sur une large terrasse. Courant avril, j’y reçus un appel téléphonique inattendu d’un collègue appartenant à un laboratoire différent du mien : « Xavier Marchal. Je viens de lire le chapitre que vous m’avez recommandé. Je souhaiterais vous rencontrer et vous proposer une collaboration de recherche. Qu’en pensez-vous ? » J’avais toujours travaillé et rédigé seule, j’hésitai un moment avant de répondre que j’acceptais volontiers une entrevue, mais de préférence chez moi.
Huit jours plus tard, Xavier était là.Grand, maigre, myope, il avait le look d’un intellectuel du cinquième ou du sixième arrondissement. Il portait des blues jeans, des chaussures de sport, un blouson usagé et une très lourde sacoche noire pendait à son épaule. Il lui manquait le journalle Mondeles mains. Moi, j’avais enfilé de entre vieux leggings, un pull-over flottant qui ne mettait guère mon corps en valeur.
Je le fis entrer dans le séjour. Il sembla apprécier le désordre apparent, regarda d’un œil amusé les cadres qui traînaient dans les coins, les tas de gros livres coiffés de galettes de chaises anglaises. Son regard s’éleva au-dessus des baies pour s’arrêter longuement sur les péniches
9