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Jeu de Maîtres

De
301 pages
Une lettre d'adolescente, qui aurait du rester au fond de son cœur, est parvenue néanmoins à son destinataire. Celui-ci est un joueur. Mais un joueur pas comme les autres. Le plateau de jeu n'est autre que la planète Terre et les pions sont les êtres humains. L'adolescente, devenue femme accomplie, va rencontrer le joueur et ses amis. Mais la partie est loin d'être terminée. L'auteur s'amuse ici à imaginer un monde nouveau, reconstruit au gré des désirs d'une puissance universelle. Sauf qu'elle n'avait pas pensé au grain de sable qui remettrait tout en cause…
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Titre
Jeu de Maîtres
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Titre Michel Joscht
Jeu de maîtres
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-8454-8 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748184549 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-8455-6 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748184556 (livre numérique)
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Chapitre I
PREMIÈRE PARTIE
CHAPITREI
Olga Maria Kroulinka s’étira gracieusement, comme une chatte, satisfaite. Campée sur ses deux jambes écartées, les bras tendus vers le plafond, les mains et les doigts en extension, elle fit quelques mouvements d’abord à droite et à gauche, ensuite devant et derrière sans bouger les pieds, comme au gymnase. Rythmant sa respiration, elle fit ainsi plusieurs séries de mouvements afin de bien sentir son corps, et d’évacuer les quelques toxines accumulées durant cette journée de préparation. Demain elle démarrait son exposition. Son corps souple et proportionné respirait la vie à pleins poumons. Ses longs cheveux blond doré qu’elle retenait par un simple élastique faisaient une ravissante queue de cheval qui retombait sur son dos et qui se balançait au rythme de ses mouvements. Ses seins que l’on devinait pleins et fermes, sous le sweat-shirt
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Jeu de maîtres
léger blanc, ajoutaient à sa quarantaine une féminité sensuelle. Décontractée et se sachant seule, Olga ne portait qu’une petite culotte de coton blanc, à peine suggérée au gré de ses mouvements par le sweat qui la couvrait à mi-cuisses. Ses pieds nus bien en contact avec le parquet en savouraient pleinement la douceur et la tiédeur. Elle aimait ces moments de décontraction, seule avec elle-même. La lumière ambiante dispensée par des spots lumineux faisait virevolter des papillons d’argent dans ses cheveux d’or. Olga souriait toute seule, au milieu d’une pièce rectangulaire d’environ dix mètres sur sept qui constituait sa propre galerie d’arts. Sobres, les murs étaient d’un blanc crème agréable à l’œil et le plafond sans éclairage direct montrait une belle rosette décorative en son centre ceinturée par une frise en plâtre blanc, lui donnant un relief semblable à ceux que l’on trouvait encore dans les vieilles demeures de maîtres. Olga avait terminé la mise en place de sa nouvelle collection, ajusté les éclairages, posé ça et là quelques sculptures décoratives. L’ensemble en lumières douces orangées était apaisant. Et l’œil pouvait à son aise se poser sur les œuvres, apprécier une harmonie de couleurs, découvrir un détail délicat. Olga aimait l’art contemporain et même futuriste. C’est ainsi qu’elle donnait sa chance à de jeunes talents encore inconnus, quitte à
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