JUILLET 1942 L'OISEAU DU SOUVENIR

De
Publié par

Pendant près de soixante ans, Betty Grumbach a tu son histoire. Il ne lui reste comme seul vestige de sa famille qu'une seule photographie de sa mère. Muriel Klein-Zolty a rencontré l'auteur toute une année. Cette rencontre a rendu possible l'écriture improbable de cette biographie singulière, quête d'un passé absent.
Publié le : samedi 1 septembre 2001
Lecture(s) : 37
Tags :
EAN13 : 9782296240520
Nombre de pages : 96
Prix de location à la page : 0,0051€ (en savoir plus)
Voir plus Voir moins
7 jours d'essai offerts
Ce livre et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois

Juillet 1942
L'Oiseau du souvenir

Betty GRUMBACH

et Muriel KLEIN-ZOL TY

Juillet 1942
L'Oiseau du souvenir

L'Harmattan
5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris

France

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

(Q L'Harmattan,

2001

ISBN: 2-7475-1030-1

C'est parce que je suis peut-être un des derniers maillons de la chaîne que j'ai essayé de rassembler ce que j'avais en souvenir. Afin de ne pas oublier... en souhaitant que cela ne se reproduise plus jamais.

A mes enfants, Sonia et Stéphane.

Merci à Muriel qui a su extraire le fil enchevêtré de cette pelote inextricable, Merci à Hélène qui m' a tenu la main dans certaines démarches administratives difficiles et douloureuses, Merci à Nicole qui m'a soutenue moralement et aidée à persévérer jusqu'au bout.

AVANT-PROPOS

L'oiseau du souvenir

En décembre 1999, Betty Grumbach a sollicité mon aide pour écrire 1'histoire de sa vie. Elle souhaitait en effet transmettre cette histoire à ses enfants et petitsenfants à venir. Mais elle avait besoin de recourir à un tiers car elle ne parvenait pas à la raconter. Ni à structurer son récit, ni à trouver un fil conducteur car précisément, celuici était manquant. Elle n'avait pas connu ses parents, morts tous les deux en déportation. Elle n'avait pas de souvenirs de sa petite enfance. Dès que j'ai rencontré Betty Grumbach, j'ai ressenti à son égard un sentiment de connivence, de sympathie, d'affection. L'angoisse qu'elle exprimait m'était familière, elle avait accompagné mon enfance, c'était celle de mes parents, de toute une génération qui avaient perdu les leurs en déportation. En écrivant cet ouvrage, c'est à la recherche de ma propre mémoire que je suis partie. J'aurais souhaité entreprendre cette démarche pour mes parents, tenter de retrouver les traces de mes deux grands-pères, Hugo Fonyo et Moszek Zolty, morts tous deux à Auschwitz. Toute mon enfance, j'ai été hantée par leur absence. L'odyssée de mes grands-pères qui de Pologne et de Hongrie les a conduits à Strasbourg, puis à Auschwitz demeure pour moi un douloureux mystère. J'ai donc rédigé cet ouvrage comme s'il s'agissait du mien. Il me semblait par moment que mon implication m'obligeait à sortir d'une neutralité strictement professionnelle. Ecrivain public depuis deux ans, j'étais restée juqu'alors extérieure aux biographies que j'écrivais. Je 8

n'avais encore jamais ressenti une telle impression de dédoublement. Pendant un an, j'ai rencontré toutes les semaines Betty Grumbach. Je l'ai écoutée et suis entrée en elle, pour construire ce récit, pour en trouver les mots, pour conquérir les traces d'un passé engouffré dans l'abîme. Ni elle ni moi ne sommes sorties indemnes de cette expérience. L'oiseau du souvenir nous a emportées. Muriel Klein-Zolty A mes filles, Judith et Anaelle A mes neveux et nièces Que je souhaite associer à notre entreprise

9

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.