Jusqu'au plus profond de la nuit

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Ce roman, dont l'essentiel se déroule en 1994 au Rwanda, c'est l'Afrique moderne, prise dans la barque de la mondialisation. Cette peinture dramatique du continent à l'aurore du troisième millénaire, c'est la guerre, la misère, mais aussi la soif de vivre,dans un univers stérile où l'on voyage "jsuqu'au plus profond de la nuit". Mais, au terme du chemin, un Soleil nouveau dardera bientôt ses rayons sur les coeurs.
Publié le : jeudi 1 juillet 2010
Lecture(s) : 185
EAN13 : 9782296700901
Nombre de pages : 191
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Jusqu’au plus profond de la nuit
CHRISTIANLEGUELJusqu’au plus profond
de la nuit
L’HARMATTANCAMEROUN
© L'HARMATTAN, 2010 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-12058-7 EAN : 9782296120587
Rien dans ce roman n’a été inventé. Le climat, l’histoire et les circonstances qui l’ont fait naître sont ceux de l’Afrique contemporaine. Mais les événements ont été placés dans le contexte d’un roman. CEUX QUI NE PEUVENT SE RAPPELER LE PASSE SONT CONDAMNES A LE REPETER…  GEORGES SANTANYANA.
 Soli deo gloria.
 Dédicace À ma mère qui m’a enfanté dans la douleur, et à toutes les mères du monde entier.
 Préface e De cette œuvre, le XXI siècle commençant avait grandement besoin. Elle est le cri d’un enfant sortant fraîchement des entrailles de sa mère ! Le roman commence par l’annonce au héros par sa mère, du mystérieux assassinat d’Emmanuel Gapyizi, Hutu, responsable de la commission politique du MDR (Mouvement démocratique pour la République), marié à une Tutsi, Bernadette Mukamaba. Mais le génocide est passé par là avec son cortège de massacres de journalistes et de personnalités politiques dont le Président de la République Juvénal Habyarimana. La famille Mucama est décimée et il n’en reste plus que la mère et le héros, Victor. Le roman peut être considéré comme un petit commentaire du cantique de la vigne : « J’en attendais du raisin et elle n’a donné que du verjus », d’où la dimension eucharistique, sacramentelle de ce grand roman. « Ces sacrements, ce sont par exemple le travail justement rémunéré, la justice au service des lois saines et humaines, les forces armées au service de la mère patrie », ainsi que le prêche le jeune prêtre Jésuite, l’Abbé Adrien Ineza qui sera froidement abattu.
MaisAu plus profond de la nuit, il y a toujours quelques étoiles, quelques évènements dont l’irruption dans le sommeil nous laisse l’impression d’un lever du soleil. Le génocide est passé, certes. Mais la nuit n’est pas terminée. Et ce n’est pas fortuit, si l’auteur compare le héros à une graine, au milieu du terrain que constitue la famille Mucama, jusque là enivrée de malheurs et de larmes, comme le lecteur.
Le héros décroche enfin, au collège Saint-André de Kigali, le baccalauréat. Mais si l’apparition d’un nouveau soleil au sein de la famille Mucama coïncide avec la
nouvelle configuration politique, il ne met pas pour autant fin à la noirceur du tableau. Le roman est un grand cri, une clameur contre l’émigration, l’un des fantômes qui hantent avec terreur la nuit de l’histoire. D’où la fonction hautement symbolique ici du conseil de famille dont le vieux Mucama Mulebwa est le président et à juste titre, l’incarnation de la sagesse et des valeurs ancestrales. La renaissance de l’Afrique ne saurait se faire dans l’extraversion de sa jeunesse, lorsque celle-ci n’est pas tout simplement « sur les rives de Babylone ».
Mais il y a aussi un message évangélique, non celui des synoptiques, mais la bonne nouvelle, celle-là qui reconnaît au continent la grande chance du troisième millénaire, l’objet « d’une nouvelle aurore » pour le monde !
Christian Leguel est persuadé que toute transformation passe par la chaleur du soleil de la jeunesse sur le sol de la vigne. L’on comprendra alors que la graine soit transposée sous le même soleil, quoi qu’au delà du Rwanda, à l’Université Nelson Mandela de Céphée, pour y connaître meilleure croissance. Mais l’auteur, à travers le héros, inonde le lecteur de déception. Au sein de sa famille d’accueil, Victor retrouve les mêmes fantômes, les mêmes créatures de nuit et son nouveau cadre de vie est plus tératogène que jamais. De ce point de vue, la famille Mucama apparaît comme l’antithèse de la famille Afane, famille d’accueil du héros qui lui-même est l’opposé de Rodolphe, symbole vivant d’une jeunesse ne rêvant que d’Europe. D’ailleurs, cette dernière s’est considérablement obérée pour faire partir Rodolphe en Allemagne. Et l’on comprendra par ailleurs que l’auteur sanctionne l’issue de cette étape parlecantiquedes montées, la montée au temple de l’émigration !
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