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Khiyi, El Moro et les autres

De
168 pages
Ces contes et nouvelles sont une recherche quasi-ethnologique de l'enfance, de ses personnages, de son cadre. Aucun ciel précieux ni ruelle exotique, il ouvre la fenêtre pour scruter, répertorier et raconter ce Fès des années 1950 et 1960 au sortir du protectorat français. Ce livre nous illustre, mieux qu'un essai en sociologie, les contradictions, les points de tension d'une société en devenir, dominée encore par le patriarcat et la dualité de genre.
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Khiyi, el moro et les autres Contes et nouvelles au quartier de l’Adoua à Fès
mOHàMEd Diouri
KHIYI, EL MORO ET LES AUTRES Contes et nouvelles au quartier de l’Adoua à Fès
© l’hàRMàTTàn, 2011 5-7, RUE dE L’ÉcOLE-POLYTEcHnIqUE ; 75005 PàRIS HTTp://www.LIbRàIRIEHàRMàTTàn.cOM dIffUSIOn.HàRMàTTàn@wànàdOO.fR HàRMàTTàn1@wànàdOO.fR isBN : 978-2-296-56334-6 eaN : 9782296563346
DÉDICACE
À la mémoire de Myriam ma fille qui nous quitta prématurément ces contes et nouvelles que j'aurais aimé partager avec elle
QU’EST-CE QU’UN CONTE ? QU’EST-CE QU’UNE NOUVELLE ?
Ce sont des histoires que quelqu’un raconte à quelqu’un d’autre qui les raconte à un autre qui les raconte à un autre, etc., et qui sont enrichies, parfois modifiées, voire d'autres fois complètement transformées, par le narrateur qui ne peut s'empêcher de laisser libre cours à son imagination.
Un conte, d'après Larousse de 2007 est un récit souvent assez court, de faits imaginaires ; quant à la nouvelle, Le Petit Robert de 2011 en donne la définition suivante : récit généralement bref, de construction dramatique et présentant des personnages peu nombreux.
Les histoires contenues dans le présent livre répondent aux deux définitions précédentes en ce sens qu'elles retracent parfois quelques événements réellement survenus, dans mon quartier de l’Adoua, pendant les années 1950 et 1960, mais aussi, grâce à l’imagination débordante de mes copains du quartier, jointe à la mienne, d’autres histoires que nous tenions de nos parents et que nous avons reprises en les relatant à notre façon.
De ce fait, la réalité et la fiction se mêlent de façon inextricable dans ces contes et nouvelles, au point qu'il m'est impossible aujourd'hui, à plus de quarante-cinq années de distance, de faire la part des choses.
Nous étions, dans les années 1950 et 1960, un ensemble de copains ayant entre onze et douze ans puis des adolescents entre seize et dix-huit ans et surtout n'ayant guère d'occasions de nous distraire hormis le fait d'aller une ou deux fois par mois au cinéma, de jouer très souvent au football et surtout de veiller les soirs, aux seuils éclairés des maisons du quartier, pour nous raconter des
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histoires, celles que nous racontaient nos parents pendant les veillées familiales.
Dans la tradition des historiens musulmans, les chaînes de narration qui rapportent des faits historiques sont examinées, pour que les faits et les dires soient authentifiés, en fonctions de la crédibilité accordée à chaque maillon constituant la chaîne. Pour notre part, nous considérions que plus la chaîne de narration était longue et constituée d'éléments fantaisistes, plus nous étions sûrs que l'histoire était intéressante. Fi donc de la véracité des faits et des dires ! Cela ne nous importait point !
Qu'il m'est agréable de me remémorer ces contes et nouvelles de mon quartier !
Cela me transporte, quarante-cinq années en arrière, pour revivre des moments intenses et inoubliables d'insouciance et de joie partagées entre la vingtaine de copains que nous étions dans le quartier de l'Adoua qui est une partie importante du quartier de Mokhfia au point qu'on parle indifféremment de quartier de l'Adoua ou de quartier de Mokhfia !
Une question se pose : peut-on dire que ce livre est une suite de mon premier livre « Chroniques de quartier ? ».
Je répondrai par oui et non.
Oui, puisqu'il s'agit toujours de mon quartier et de ce qui s'y passait dans les années 1950 et 1960 et non, car ce ne sont pas là toutes des histoires que nous avons vécues, comme celles que j'ai racontées dans mon premier livre. Ajouter à tout cela que mon imagination n'étant pas toujours des plus oisives, j'ai beaucoup romancé ces histoires pour en faire parfois des contes et d'autres fois des nouvelles.
Pour être plus précis, les histoires contenues dans mon premier livre concernaient uniquement les copains de mon quartier de l’Adoua et se passaient dans les années 1950 et 1960, alors que celles objets du présent livre concernent aussi bien des personnages
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de mon quartier que d’autres quartiers et se sont passées pour certaines avant 1950, pour d’autres pendant les années 1950 et 1960 et d’autres encore bien après les années 1960.
Pour finir, j'aimerais m'excuser auprès de mes copains du quartier parce que, s'il arrivait à l’un d’eux de lire le présent ouvrage, il ne reconnaîtrait aucune de ces histoires parmi celles que nous nous racontions. Certaines ont été relatées en respectant scrupuleusement la réalité si cela se peut, d'autres ont été quelque peu modifiées et d'autres encore ont été purement et simplement imaginées par l'un de mes copains ou par moi-même. Je ne sais plus !
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