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Damien Fraiture KLUDDE
Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France IDDN.FR.010.0119359.000.R.P.2013.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2014
Pour Virginie et Éoline
Remerciements Merci à mon épouse, Virginie, pour sa patience et ses critiques, merci à mes correctrices, Géraldine et Anne-Marie pour leur connais-sance orthographique, merci aussi à Jacques Mercier qui me donna l’impulsion d’écrire ce livre, et merci enfin à François-Xavier Heynen qui m’a prodigué de précieux conseils pour l’édition de ce livre. e Merci aussi au XXIsiècle et Internet pour les recherches et la si-tuation géographique.
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1 Il faisait clair en cette nuit d’automne. L’été s’était achevé environ un mois auparavant, et pourtant, tout semblait indiquer qu’il se plai-sait encore sur cette petite ville mourante du Condroz. Le producteur Grévin quittait, comme chaque jeudi soir, ses amis les Cornettes, après une bonne soirée belote. Cette habitude leur venait d’un concours de circonstances, lors d’une fête de quartier. Un tournoi de cartes avait été organisé, et le tirage au sort des équipes avait mis en relation nos deux hommes. Cornettes pensa gagner par des calculs mathématiques, tandis que Grévin vint juste pour le fait de jouer. Au fil de la soirée, ils sympathi-sèrent de plus en plus, Grévin comprenant quelque peu la méthode de Cornettes, et ce dernier comprenant la stratégie de son partenaire d’un soir. Après leur élimination en demi-finale, ils discutèrent le bout de gras au bar, non sans se promettre de se revoir afin d’affiner leur technique pour la prochaine fois. Au fil des semaines, ils se lièrent d’amitié, et leur prétexte devint une habitude. Comme à chaque fois, Grévin était venu à pied. Il n’y avait envi-ron que sept cents mètres d’un bout à l’autre du quartier, trop pour la plupart des fainéants possédant une voiture, mais bien trop peu pour des adeptes de la promenade. Après les « au revoir » de circonstance, Grévin prit donc le chemin de son habitation, non sans promettre à son ami de le battre la prochaine fois. Tout en déambulant dans le quartier, il se remémorait toute la soi-rée ;les combines de triche pas très discrètes de son ami, les huit bières qu’ils engloutirent chacun, l’idée (mauvaise) de manger des fajitas tout en jouant aux cartes,… Oui, vraiment, ce fut une bonne soirée, la meilleure qu’ils eurent passée depuis longtemps.
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KLUDDE
Soudain, un bruit sourd derrière lui le fit sursauter. Un chat. Un stupide chat qui venait de faire tomber une bûche d’un tas de bois affleurant la clôture. Bon Dieu ! C’était à devenir cardiaque ! Il reprit sa promenade, non sans jeter un œil à la jeune veuve Gré-goire. Bien belle femme ! Si seulement elle acceptait ses invitations à dîner. Non, décidément, il ne comprenait pas pourquoi… Nouveau bruit sourd. Bizarre, il n’y avait pourtant pas de tas de bois à chaque clôture! Une troisième fois, un bruit se fit entendre. Plus proche. Il entendait distinctement une respiration bruyante. La sueur commençait à perler sur son front. Puis une forme sombre, gigantesque, dont deux points rouges lumineux dominaient l’ensem-ble, se dressa devant lui. Malgré les lampadaires, la forme restait indistincte. Grévin, pris de panique, se mit à courir. Trop effrayé pour crier, il tentait de se raisonner. Suis-je réveillé? Mon Dieu, qu’est-ce donc ? Il avait parcouru une centaine de mètres, et se retournait. La chose n’avait pas bougé. N’importe ! Fuir, fuir, quitte à se faire passer pour un original dans le quartier, mieux valait vivre pour le raconter ! Nou-veau coup d’œil, la forme bougea, elle se déplaça vers lui, à une vitesse terrible. Le souffle commençait à lui manquer. Il fallait crier, mais il n’y arrivait pas. Courage, bientôt de retour chez son ami. En-core quelques enjambées. Trop tard! Le monstre était sur lui, lui sauta littéralement au cou, l’empêchant définitivement de hurler. Gré-vin regarda la bête dans les yeux, alors que la vie le quittait lentement.
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