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L'Apnée

De
273 pages
Une piscine municipale. Un homme, une femme. Une rencontre banale. Lui issu d'une famille de pieds-noirs, elle originaire de l'autre pays du fromage... Aimantés par leurs différences, leurs solitudes, leur amour deviendra peu à peu un enfermement dans lequel ils s'avèreront être avant tout leur propre geôlier. Est-ce à l'homme qu'elle devra tourner le dos, ou à elle-même, cette femme « qui ne s'imagine pas pouvoir être aimée, juste parce qu'elle est là, assise sur une chaise »...
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Angela Evers
L’APNÉE Roman
© L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-00466-2 EAN : 9782336004662
L’apnée
Du même auteur
Le grand livre de l’art-thérapie,Editions Eyrolles, Paris, 2010
Angela Evers
L’apnée
roman
L’Harmattan
Hier, Un tango que Charlie traînait des jours heureux d’antanquelques souvenirs poussiéreux mais pas de valse dans le présent devant ce temps arrêté et si peu partagé à se demander des morts, des vivants il est de quel côté ? des images d’une autre vie où brillait le soleil avec la mer(e) à perte de vue devenue carte vermeil passé vivant, omniprésent auquel l’avenir ne peut faire d’empruntterre desséchée sans racines au pays des arbres défunts ce jardin qu’on croit toujours en fleurslabyrinthe ou désert de nos cœursoù l’air semble pur, enivrant,de nostalgie le ciel couvrant... même s’il longe un rivageet qu’on imagine un lointain voyageaucun bateau ne quitte le port des fiançailles avec la mort
A l’homme de ladernièrepage…
1- Au départ était le verbe
était ce soir-là, la toute première fois où ils avaient dîné au Crestaurant, que «l’idée de Lou» les avait effleurés. En attendant leurs confits de canard, la chanson de NougaroCécile, ma fillejoyeusement dans le haut-parleur accroché résonnait dans un coin de la salle du restaurant et leurs mains s’étaient spontanément emmêlées au-dessus de leurs assiettes et verres de rouge. Ils avaient échangé un sourire plein de sous-entendus sans mot dire, l’air de lachanson chargé de l’imaginairede chacun. Cécile… ma fille…combien de temps ils se Depuis connaissaient ? Quelques heures, quelques jours, quelques semaines... ils ne le savaient plus puisque comme tous les amoureux ils avaient le sentiment de se connaître, de se reconnaître, depuis toujours. Comme à tous les amoureux de la terre l’envie d’être ensemble s’imposait comme une évidence vitale, telle la respiration. Les rêves les plus fous se nourrissant du seul regard de l’autre. Des yeux qu’on regarde comme le miroir de son âme. Oh, tendre piège, le déjà-vu n’est qu’illusion et cet étranger qu’on croit reconnaître nous cache bien des surprises dont, parfois, on se serait bien passé, si on avait su. Mais où serait la vie alors, la tentation, le désir…Au moment de leur rencontre, Nina vivait seule depuis déjà quelques années avec Ruben, son fils âgé de dix ans. Elle avait connu des hommes et des solitudes, et parfois les deux en même temps. Il lui était arrivé, soit un soir de mélancolie, ou à cause d’une brutale poussée d’hormones,de craquer pour un quasi-inconnu dont les traits du visage, le décor de la chambre lui inspiraient au petit matin la fuite et un sentiment de gâchis. Non, elle n’aimait pas les aventures brèves, elle n’aimait pas le jeu de la séduction. Elle n’aimait que les vraies rencontres, mais son