L'arbre céleste

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L’arbre céleste est le premier tome d’une série qui raconte les aventures d’un jeune garçon de onze ans vivant en Gironde. Choisi par ceux qui veillent au bon équilibre intergalactique, Alexis devra garantir la paix et l’harmonie sur Terre. Aidé d’un arbre aux pouvoirs extraordinaires, Sola8, le jeune héros nous entraîne dans un tourbillon de situations où se mêlent l’imaginaire, le fantastique, la tendresse et l’amour. Cette première aventure entraîne le lecteur dans la grotte de Lombrives (Ariège) où l’on fait connaissance avec de nouveaux personnages. La saga constituée des différentes aventures qui vont suivre fait d’Alexis Mathurin un nouveau héros pour la jeunesse avec ses faiblesses d’enfant, son innocence et ses rêves. Les nombreux personnages hauts en couleur pimentent le récit.
Publié le : dimanche 9 février 2003
Lecture(s) : 230
EAN13 : 9782748130225
Nombre de pages : 279
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L'arbre céleste
Jacques De Nézel
L'arbre céleste
La destinée céleste d’Alexis Mathurin
LITTERATURE FANTASTIQUE
Le Manuscr it w w w . m anuscr it . com
© Éditions Le Manuscrit, 2003. 5bis, rue de l’Asile Popincourt 75011 Paris Téléphone : 01 48 07 50 00 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com contact@manuscrit.comISBN :2748130235(fichier numérique) ISBN :2748130227(livre imprimé)
CHAPITREI : LA DÉCOUVERTE
Ce matin de samedi d’automne, Alexis se rend dans le petit bois situé juste au dessus du jardin de sa maison. Alexis habite un pavillon assez modeste, mitoyen des deux côtés et ancré sur les flancs d’une petite colline dominant un petit cours d’eau tran quille, la Finette. Cette première promenade est une récompense pour Alexis. Voilà huit mois qu’il at tend la première poussée des cèpes dans son bois. Ce bois avec ses larges fossés profonds que les en fants appellent « la montagne indienne ». Ce bois auquel il confie ses rêves, allant d’un merisier à un prunier sauvage. Ce bois où il se réfugie lorsqu’il a du chagrin, où il puise son inspiration et son courage, parfois, avant de faire ses devoirs. Le jour tant attendu est enfin arrivé. Les bottes, le panier ainsi que le bâton spécial cèpes sont impec cables. Des semaines qu’Alexis les bichonne, les frotte et les regarde avec envie dans l’attente d’un matin comme celuila.
Il y est donc. Ce qui le surprend le plus, comme chaque année, c’est cette odeur. Une odeur irréelle, forte et ténue à la fois. L’odeur des feuilles tombées depuis peu, arrosées par les pluies de septembre. Il les foule de ses bottes encore brillantes en se mettant doucement dans l’ambiance particulière qu’il ressent
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dès qu’il est dans ses arbres. Car, pour lui ce sont ses arbres et son bois.
Le soleil commence à vouloir montrer le bout de son nez. Pourvu qu’il n’y en ait pas trop sinon je serai gêné par les reflets des feuilles pour voir les champignons se ditil.
Les bruits mystérieux de la forêt commencent à composer leur musique incomparable. Cette mu sique mêlée de cris d’oiseaux, de branches grin çantes et de craquements bizarres va bientôt produire ses effets. Car Alexis est particulièrement sensible à cette musique. Dès qu’elle s’insinue dans son es prit, elle le prend. Comme il le dit si bien, il perd le contrôle de sa tête. Son esprit se met à divaguer. Il est ailleurs. Dans ces moments là il ne se rend pas compte de ce qui lui arrive. Ses idées se mé langent, allant d’une pensée furtive sur les étoiles à des rêveries sur ce qu’il voudrait faire plus tard. Puis vient un moment où il se reconnecte avec la réalité. Il prend conscience du lieu où il se trouve et regarde avec anxiété la superbe montre chrono que lui ont offert ses parents au Noël dernier pour qu’il n’oublie pas l’heure, justement.
Et voilà donc qu’Alexis regarde sa montre. Onze heures vingt. Cela fait plus de deux heures qu’il est dans cette forêt et il ne s’en est pas rendu compte. Il veut vérifier qu’il ne se trompe pas. Mais son panier est bien vide. Il n’a ramassé aucun champignon. Sa tête est encore allée se balader toute seule, au delà de la réalité qui l’entoure.
Bon, il va falloir se concentrer maintenant. Je veux des cèpes. J’ai tant envie d’une bonne omelette aux cèpes que maman prépare si bien se ditil. Il se met donc à chercher. Deux pas, puis trois et
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ah en voilà un je crois, pense til. Il se baisse, sort religieusement le couteau Laguiole qu’il s’est offert spécialement lors des dernières vacances et coupe délicatement le champignon à sa base. C’est un pur bolet tête de nègre, il n’y a pas de doute. Et un beau en plus. C’est trop cool.
Comme on peut le remarquer, Alexis n’a pas be soin d’un livre sur les champignons pour repérer du premier coup d’œil un bolet tête de nègre. Les bolets en général et les cèpes en particulier, il les connaît par cœur. C’est comme les girolles, les chanterelles ou les lactaires. Il les connaît parfaitement ceuxlà. Pas de danger de se tromper.
Mais un seul, ça fait un peu juste pour une omelette. Il cherche donc encore, soulevant les petits tas de feuilles qui s’accumulent aux pieds des arbres. Ses efforts sont couronnés d’un franc succès. Comme toujours. Car Alexis a le don de sentir où se cachent les champignons. Son père lui dit toujours qu’il a de la chance, que la prochaine fois il en aura peut être moins. Mais à chaque fois c’est la même chose, il en trouve et en trouve encore, suffisamment pour décider de rentrer à la maison. Il faut que sa maman ait le temps de les préparer s’il veut avoir son omelette au déjeuner.
Ayant vérifié que rien n’était oublié, que le cou teau était au fond de sa poche et les champignons débarrassés des plus gros débris qui les couvraient, Alexis prend le chemin de la maison.
Il ne lui reste que quelques centaines de mètres à parcourir avant de rejoindre le petit chemin qui sépare le bois de sa maison lorsque ça commence. Une voix dans sa tête lui dit :
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« bonjour, jeune bipède ! »
Alexis pense que sa tête décide encore de jouer l’école buissonnière et se dit que ce n’est qu’une illu sion. Mais pourtant la voix se fait encore entendre :
« bonjour, jeune bipède ! »
Cette fois il en est sûr. Quelqu’un a parlé. Pour tant il n’y a personne en vue.
« là, je suis là, dit encore la voix. »
Le timbre est clair, la voix semble proche et, ce pendant, il n’y a que des arbres autour de lui. De viendraitil fou avec sa tête qui lui joue parfois des tours ?
« là, juste devant toi, l’arbre là, dit à nouveau la voix. »
Tressautant devant le phénomène, Alexis répond malgré lui :
« mais quel arbre, il n’y a que des arbres ici ? »
« devant toi, tout droit, celui avec les fruits qui ressemblent à des cerises. »
Un arbre est bien là, portant des baies rouges qui peuvent effectivement passer pour des cerises. Il ne l’avait jamais remarqué auparavant cet arbre là. Et puis c’est quand même bizarre des cerises en cette saison ; normalement il n’y en a plus depuis long temps.
« je ne suis pas un cerisier, je suis l’arbre cé leste ! »
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