L'école des pauvres et l'école des riches

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Ce livre est comme le film de la vie d'un jeune issu d'une famille pauvre, scolarisé par ses parents cultivateurs pour simplement apprendre à lire et à écrire une lettre, mais qui excelle dans les études et se retrouve dans la capitale de son pays, puis en Afrique du Nord, où il passe un diplôme de master. L'auteur utilise le récit de ce parcours pour décrire les conditions difficiles dans lesquelles étudie une grande partie de la jeunesse africaine, la corruption de l'administration publique, les inégalités sociales, la pauvreté, et la question du genre.
Publié le : mardi 5 avril 2016
Lecture(s) : 8
EAN13 : 9782140007729
Nombre de pages : 100
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Mamoudou Nagnalen Barry
L’école des pauvres Mamoudou Nagnalen B et l’école des riches
Roman
L’école des pauvres et l’école des riches
L’école des pauvres et l’école des riches
Mamoudou Nagnalen BARRY
L’école des pauvres et l’école des riches Roman
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-09092-4 EAN : 9782343090924
A ma sœur Halimatou Barry, que son âme repose en paix, A mon oncle feu Sidy Lamine Barry, ancien cadre de l’éducation, qui m’a montré le chemin, A mon père Bangaly Barry, qui m’a enseigné la foi en Dieu et la valeur du travail, A ma mère Doumbouya Nagnalen, qui m’a appris l’amour et qui a aimé l’école, A ma tendre épouse Saran Kaba, que j’aime et aimerai toujours, A mon frère écrivain et collègue, Oumar Sivory Doumbouya, qui n’a cessé de m’encourager, A toutes les femmes du monde, source de vie et d’espoir, A ma famille, mes professeurs, mes collègues et mes amis Je dédie ce livre
PREMIERE PARTIE
Ce matin-là, contrairement aux autres, je m’étais réveillé avant le passage de ma mère qui, de retour du marigot situé à quatre kilomètres de notre village, venait me réveiller. Elle partait dans ce marigot et devait y partir chaque aube, cuvette sur la tête et seau à la main, afin de nous ramener la quantité d’eau nécessaire à notre usage quotidien. Au retour, ma mère trouva, pour ce jour-là, ma porte déjà ouverte. Elle ne s’étonna guère, car elle savait, comme tout le monde, que ce jour était grand pour nous élèves de la sixième année, c’était le premier jour de l’examen de passage de l’école primaire au collège.
Après toilette et prière, je me mis en tenue d’école et, ne sachant plus quelle leçon revoir, je me dirigeai vers la case de mon père pour lui adresser mon bonjour habituel. La bouillie m’y attendait déjà, mon père avait exigé qu’elle soit préparée très tôt pour ne pas que j’accuse du retard. Sur le chemin de l’école, je croisai des amis et ensemble, nous passâmes chercher Bentou que nous trouvâmes prête à nous attendre.
Ce jour-là, nous arrivâmes dans la cour de l’école sans faire assez de bruit. Notre village étant chef-lieu de sous-préfecture, tous les élèves des villages environnants devaient y venir pour faire leur examen. Ainsi, les élèves de certains villages parcouraient jusqu’à dix kilomètres de piste, à vélo ou à pied, pour être à l’heure au rendez-vous. Avec ses trois salles de classe et l’existence de toutes les six classes du niveau primaire dans mon pays, notre école comptait cent quatre-vingt-deux élèves dont seulement seize filles pour lesquelles l’école était une corvée de plus, ajoutée aux tâches quotidiennes de cuisine, de vaisselle et de lessive dont l’entrée à l’école ne les dispensait pas d’accomplir. L’école n’avait pas de direction et un de nos deux instituteurs jouait le rôle de directeur en même temps qu’il enseignait. Ces deux instituteurs, avec la double vacation, étaient obligés de rester de huit heures à dix-sept
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