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L'écrit qui tue

De
160 pages
L’écriture peut-elle mener au crime? Il semble bien, en effet, que Zach soit à l’origine d’une véritable hécatombe. Poursuivi par la police aussi bien que par des tueurs impitoyables, le jeune homme se retrouve une fois de plus, malgré lui, au cœur d’un infernal imbroglio auquel il ne comprend rien. Le docteur Hunter, Louis Ferdine et Bérénice tentent de lui venir en aide.
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Extrait de la publication
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Chabin, Laurent, 1957-L’écrit qui tue o (Collection Atout ; n 71. Policier) Pour les jeunes de 12 ans et plus. ISBN 978-2-89647-020-4 I. Titre. II. Collection: Atout ; 71. III. Collection: Atout. Policier. PS8555.H17E27 2007 jC843'.54 C2007-940924-5 PS9555.H17E27 2007
L’auteur remercie le Centre national du livre (Paris) pour l’aide financière qu’il lui a apportée lors de la rédaction de ce roman. Les Éditions Hurtubise bénéficient du soutien financier des institutions suivantes pour leurs activités d’édition : – Conseil des Arts du Canada ; – Gouvernement du Canada par l’entremise du Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) ; – Société de développement des entreprises culturelles au Québec (SODEC) ; – Gouvernement du Québec par l’entremise du programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres Conception graphique : fig.communication graphique Illustration de la couverture : Barroux Copyright © 2002 Éditions Hurtubise HMH ltée ISBN 978-2-89647-030-3 (version imprimée) ISBN 978-2-89647-626-8 (version numérique PDF) e Dépôt légal/2 trimestre 2007 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives Canada Diffusion-distribution au Canada : Diffusion-distribution en Europe : Distribution HMH Librairie du Québec/DNM 1815, avenue De Lorimier 30, rue Gay-Lussac Montréal (Québec) H2K 3W6 75005 Paris FRANCE Téléphone : 514 523-1523 www.librairieduquebec.fr Télécopieur : 514 523-9969 www.distributionhmh.com
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Imprimé au Canada www.editionshurtubise.com
LAURENT CHABIN
L’ÉCRIT QUI TUE
Extrait de la publication
Romancier né en France,Laurent Chabin, est venu s'installer à Calgary, en Alberta, au pied des montagnes Rocheuses et maintenant il vit à Montréal. Laurent écrit autant pour les enfants que pour les ados et les adultes (plus de 60 titres parus au Québec depuis 1996) Il est également traducteur, particulièrement de l’anglais vers le français.
Extrait de la publication
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ZACH
La rencontre que je viens de faire va bouleverser ma vie. Ou plutôt, elle l’a déjà fait, puisque je ne peux plus revenir en arrière ! Ça s’est passé hier soir, près du lac arti-ficiel de Glenmore, et je ne suis pas près de l’oublier. Depuis quelques jours, le printemps joue au chat et à la souris avec l’hiver : soleil, masses d’air chaud venues de Colombie-Britannique, fonte de la neige, et puis, brus-quement, nouvelles chutes de neige. Refonte, verglas, accidents… C’est ça le printemps, à Calgary. Hier, après deux jours de température un peu haute pour la saison, j’avais décidé de tenter le tour du lac à vélo. Une bonne occa-sion de revivre un peu après les mois d’hiver, surtout pour moi qui n’aime pas le ski.
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La piste cyclable, en effet, était libre de neige, sauf une petite portion orientée au nord, après la passerelle qui enjambe l’Elbow, à l’extrémité ouest du lac. Une belle plaque de glace, en partie fondante, mais suffisante pour décourager les marcheurs et les autres cyclistes… Je me suis donc retrouvé comme je l’aime : seul. Mon unique compagnie était celle des oiseaux, qui se fichaient pas mal de ma présence et vivaient leur vie en dehors de la mienne. Des voisins sympathiques, en somme… Il y a près de cet endroit un étang, une mare plutôt, un prolongement stagnant du lac de Glenmore à demi envahi par la végéta-tion et encore gelé. Je suis resté un bon bout de temps à le contempler, rêveur, comme si ma présence allait faire fondre la glace. Ensuite, j’ai enfourché mon vélo et entamé la côte raide qui mène au sommet de la colline dominant le lac. Là-haut, je me suis arrêté près d’un banc et je me suis assis pour reprendre mon souffle. L’après-midi tirait à sa fin. Engourdi par le froid vif, fatigué par l’effort, je me suis mis
6 Extrait de la publication
à somnoler, les yeux fermés, environné par les cris des oiseaux. Et, tout à coup, quelque chose m’a paru étrange. Il m’a fallu un moment avant de comprendre. Le silence ! Plus un cri, plus un pépiement ! Pourquoi les oiseaux s’étaient-ils tus brusquement ? J’ai ouvert les yeux. Il était là ! Qui était-il ? Comment était-il arrivé sans que je l’entende ? C’était un homme entre deux âges, vêtu de sombre, sans signe particulier. Ses yeux étaient fixés sur moi. Des yeux profondément enfoncés sous des arcades sourcilières proé-minentes, chassieux, rougis comme si mille veinules avaient éclaté à l’intérieur. Il se tenait à quelques pas de moi, immo-bile. Rien dans son allure générale n’attirait l’attention, si ce n’était l’étrange insistance avec laquelle il me dévisageait. Cet air hébété, vicieux, aurait-on dit, me mettait mal à l’aise. Ne tenant pas à prolonger cette rencontre, je me suis levé, prêt à enfourcher de nouveau mon vélo. C’est alors qu’il s’est avancé et a dit, d’une voix sourde et mal assurée : — Vous me permettez de m’asseoir à côté de vous ?
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Sa question m’a désarmé. Comment pouvais-je lui refuser de s’asseoir sur ce banc public ? Il en avait parfaitement le droit. Pourquoi me posait-il une question aussi stupide ? Surpris, je me suis immobilisé et me suis entendu lui répondre, en lui faisant de la main un geste d’invitation : — Je vous en prie. Et je me suis rassis ! L’inconnu s’est mis à marmonner quelques mots inintelligibles en balançant la tête, puis il m’a regardé et demandé mon nom. Et moi, comme un imbécile, comme un vulgaire automate qu’on aurait actionné au moyen d’un quelconque bouton ou en glissant une pièce dans une fente prévue à cet effet, je lui ai répondu : — Zacharie. Mais on m’appelle Zach… Je m’en suis voulu aussitôt. Pourquoi avoir répondu à cet inconnu qui ne m’ins-pirait, de surcroît, aucune confiance ? Est-ce que je lui avais demandé son nom, moi ? Et son âge, et son métier ? Je ne demande qu’une chose aux gens : qu’ils me laissent en paix. Le type, cependant, ne semblait pas pressé de me lâcher.
8 Extrait de la publication
— Zach ? a-t-il dit en allongeant les lèvres comme s’il s’était agi de savourer un vieux vin. Pas mal. Ça sonne bien. Mieux que mon nom, en tout cas. Moi, je m’appelle Louis… Il ne se rendait donc pas compte que je m’en fichais, de son nom ! J’aurais voulu me lever une fois pour toutes et partir, dispa-raître, l’oublier. Mais, curieusement, l’étrange personnage semblait exercer sur moi une fascination malsaine qui me clouait littéralement sur ce banc. — Est-ce que tu viens souvent par ici ? m’a-t-il demandé. J’ai répondu que oui, et que ce que j’aimais dans cet endroit, en cette saison, c’était la solitude. — Tu as raison, a-t-il repris. On est tran-quille, ici. Puis, après avoir jeté un rapide coup d’œil aux environs, il a ajouté : — Il n’y vient jamais personne, n’est-ce pas ? Cette fois, j’ai commencé à m’inquiéter. Ce type surgi de je ne sais où pouvait aussi bien sortir un couteau de sa poche, m’embrocher sans autre forme de procès et disparaître comme un fantôme, de la même manière qu’il
9 Extrait de la publication
m’était apparu ! Il n’y avait pas un témoin à l’horizon ! Pourtant, il n’avait pas l’air bien redou-table. Assis à côté de moi, voûté, les yeux au sol, il remuait nerveusement les pieds. Je ne distinguais pas son visage et, si j’avais dû alors le décrire, j’en aurais été incapable. L’atmosphère devenait lourde. Je voulais m’en aller, mais je n’en avais pas la force. J’étais sans énergie, paralysé, comme un oiseau devant un serpent. Soudain, l’homme a mis sa tête entre ses mains en émettant une sorte de gémissement douloureux. — Vous êtes malade ? ai-je demandé. Ignorant ma question, l’inconnu a conti-nué sa plainte, entrecoupée de bribes de phrases presque inaudibles. Puis, tout à coup, il s’est redressé et a murmuré : — C’est trop atroce, je ne peux plus le supporter. Il y avait de la douleur dans sa voix, une douleur poignante, mais aussi quelque chose de terrifiant qui me glaçait le sang. Je n’ai rien osé lui demander, mais il a poursuivi, comme s’il se parlait à lui-même : — Le sang a giclé, c’était affreux. J’en ai eu sur les mains, jusque sur la figure...
10 Extrait de la publication
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