L'elu de Milnor : L'ombre de l'Ennemi - Tome 2

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Almus a repris sa vie d'Élu et ses difficiles apprentissages auprès des Sages. Alors qu'il doit redoubler d'efforts pour parfaire sa magie, il prend conscience de n'être qu'un pion dans un vaste échiquier politique. Seule la présence de ses amis Pil et Mira l'empêche de verser dans la morosité.
Mais l'Ennemi ourdit ses plans dans l'ombre. Quel est donc ce danger qui menace Noir-Coeur ? Les Sages sont-ils véritablement du côté d'Almus ?
Publié le : lundi 30 mai 2016
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782374531786
Nombre de pages : 200
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Extrait
La prophétie

Lorsque la constellation du Centaure entra dans la maison du Magicien, nous, les sept Sages, tourmentés par l’avenir incertain de Milnor, décidâmes de consulter les Oracles.
À celui qui daigna nous apparaître, nous fîmes part de nos craintes face à l’indiscipline grandissante du jeune Élu. En premier lieu, l’Oracle nous admonesta pour le caractère futile de notre demande puis se gaussa des magiciens les plus redoutables de Milnor, incapables de tenir tête à un adolescent rétif.
Le Grand Maître Zad rassembla tout son courage et se risqua à braver la colère de l’Oracle. Précautionneusement, il lui fit remarquer que l’Élu prenait du retard dans l’apprentissage qui, à n’en pas douter, lui serait nécessaire pour sauver Milnor des griffes de l’Ennemi. Avec raison, il souligna que les efforts des Oracles auraient été vains si l’Élu perdait la future bataille par manque de préparation. Notre interlocuteur fut sensible au discours de notre Grand Maître et nous livra alors sa prédiction.
Nous, les sept gardiens de la magie de Milnor, devions faire accroire au jeune Élu qu’il n’était qu’un imposteur. Nous poussâmes de hauts cris : chacun de nous considérait le garçon comme son fils. Ce n’étaient point là les affaires de l’Oracle ! Il ajouta que nous devions chasser l’Élu d’Obélane, son foyer de toujours. La mort dans l’âme, nous convînmes que l’Élu apprendrait mieux les vicissitudes de la vie à l’extérieur que dans les murs du palais et qu’il nous reviendrait plus puissant que jamais.
Nous endurcîmes nos cœurs et exécutâmes les directives de l’Oracle.
Privé de ses pouvoirs, l’Élu resta absent six longues lunes durant lesquelles il fit ses propres expériences et apprentissages, pleura, rit et souffrit. Mais jamais il n’endura les mêmes tourments que nous, les sept Sages de Milnor, demeurés au palais d’Obélane, contraints de jouer la plus cruelle des comédies.
Hélas ! Un nouveau déchirement nous attendait. Lorsque l’Élu revint à Obélane, plus riche de trois amis et d’un griffon légendaire, il faillit, tant sa colère était grande, retourner sa magie retrouvée contre nous, ses sept pères nourriciers, à des fins de destruction. Un instant, nous crûmes que tout était perdu. Sans ses derniers remparts, Milnor ne tarderait pas à succomber aux attaques de l’Ennemi. Par chance, nous parvînmes à raisonner l’Élu. Il accepta alors de reprendre le fil de ses études.

  Extrait des Chroniques de l’Élu, par le Sage Santos.
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