L'enfant projeté

De
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Mais où en étais-je donc de ma lecture? demandai-je à Léon. Aux traces que laisse Louison dans la maison, m'avait-il répondu. Cette Louison que je n'ai jamais vue. Mais, répliquai-je, tu séjournes toujours ici pendant son absence. Léon a grimacé une moue et m'a demandé de lui verser un autre verre. Et puis de poursuivre ce que j'étais en train de lui lire.
Publié le : vendredi 1 février 2013
Lecture(s) : 13
EAN13 : 9782296516878
Nombre de pages : 119
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Lefnna trpjoéetn eJas elus is pehorle dsij samd uo eempen utedoe Mu.p nu etuemmoc ue .Cse-ttnc etsue je neà-dire qulp hp sser snes lntdee iqysmeueeuj ecq p raohsr de squey rie m .sniom ne sniomis ry mjei sEtniomc s tse euqe qu mdensoin ene tos noctnca.tje crains à préscsus tnem ne etie quha Cemurfleefemtnneitalm d eet éoi cge stranpsemAu. pauntritrus tuo.tro tE sent lesue explospl roqsp irtnmelet enllaipie qusrol ,snoegruob améela rans és dinhcno sisll siot eesrbanpls lerep ,setl tnarof aca des, s’ciasllnegéia seh telleabat mreièu dedivuA . issiane sol pour jaillrid na s’lmilpcasrohed el ceva eteinpre lecav, nu eq ulpsuj- euell vistionrelasiamd none e am teins mp lèspre tsa niispm.sC e’barricad. Je me J.aeemtnnaoç-nrFns datioanteenf serèimetsefinamDè. nuveprs ses ,ei lenc seesd Livre après livrraP e si91 n .74 Rise odt es àné hom lesnenttientneruqeug smaibs rtpoap res lurs regorretnis ees condureint, l iel stétidu euqlar ol s eresut al utan semcevateurlau de uvre3-63872-: 9 SINB 1 :ixPr-59390-2|pborqfo`b€ 05,3rfois juisant pad réiaosqsu àaltira donIln.stluerut : oc erevulobaV|_|fbb|ckk^qJmolgbqb|sOKáåÇ===ÇLNNNNLNM===PWNNSNVSWLenfant projeté

Roman

Jean-François Rode

































©

LHarmattan,

2013

5
Ȭ
7,

rue

de

lEcole

polytechnique,

75005

Paris


http://www.librairieharmattan.com

diffusion.harmattan@wanadoo.fr

harmattan1@wanadoo.fr

ISBN

:

978
Ȭ
2
Ȭ
336
Ȭ
29093
Ȭ
5

EAN

:

9782336290935


Lenfant

projeté


Écritures

Collection

fondée

par

Maguy

Albet



Hermans

(Anaële),

Bananes

sauce

gombos
,

2013.

Jamet

(Michel),

Joute

assassine
,

2013.

Tirvaudey

(Robert),

Paroles

en

chemin
,

2013.

Mahdi

(Falih),

Dieu

ne

ma

pas

vu
,

2013.

Labbé

(François),

LImbécile

heureux
,

2012.

Le

Forestier

(Louis),

La

Vie,

la

Mort,

lAmour
,

2012.

Dini

(Yasmina),

Soroma

(Joseph),

LAmante

religieuse
,

2012.

Mandon

(Bernard),

LExil

à

Saigon
,

2012.

Mouton

de

Ponthieu

(Caroline),

Le

Cur

des

filles
,

2012.

Evers

(Angela),

LApnée
,

2012.

Milo

(Chiara),

Passion

68
,

2012.

Bilas

(Charles),

La

Boîte

en

fer
,

2012.

Josserand

(Sylvain),

Courts

métrages
,

2012.

Garrido

Palacios

(Manuel),

Nuit

de

chiens
,

2012.

Humbertclaude

(Eric),

Bascule

puis

Vulnus
,

2012.


*


**

Ces

quinze

derniers

titres

de

la

collection

sont

classés

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La

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le

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Jean
Ȭ
François

Rode

Lenfant

projeté


roman
















LHarmattan


Du

même

auteur



Les

Vies

Perpendiculaires

dIsidore

dArnica

(sous

le

pseu
Ȭ
donyme

anagrammatique

de

Jeferson

dOcarina),

roman,

Nouvelles

Éditions

Rupture,

1983.


Poèmes
,

Revue

Vagabondages

n°72,

1988.


Ichtyose
,

poésie,

Éditions

de

lOutrecuid,

1996.


À

dire

dElles
,

roman,

Éditions

de

lOutrecuid,

1997.


Les

Rôles

dOléron
,

roman,

Éditions

de

lOutrecuid,

1998.


Lintruse

(Fugue

à

trois

voix
),

roman,

LHarmattan,

2005.


Longitude

Zéro
,

roman,

LHarmattan,

2008.


Jardin

dEssonne
,

roman,

LHarmattan,

2010


Le

Faiseur,

roman,

LHarmattan,

2011







« La

Beauté

elle
Ȭ
même

nest


que

la

mort

qui

se

pavane

dans

les

bourgeons.

»

E.M.Cioran

Je

ne

sais

plus

maintenant.

Je

ne

sais

plus

bien

le

dehors.

Le

dehors

comment

cest.

Je

sais

juste

ce

prin
Ȭ
temps.

Premier

temps.

Furieuse

promesse

des

boutons.

Boutons

verts.

Vertes

vulves

éclatées

Jai

en

tête

cette

idée
Ȭ
là.

Cette

idée

de

vie

sur

la

terre

comme

une

graine

infime.

Une

graine

qui

germera

ou

ne

germera

point.

Une

plante

qui

va

croître

ou

qui

va

sétioler.

Risque

de

se

faner

avant

terme.

Avant

qui

sait

floraison.

Parce

que

cela

va

dépendre

don

ne

sait

quels

principes.

Ou

conjonctures.

Favorables

tantôt.

Et

tantôt

pas.

Cest

cela.

Ce

tracas
Ȭ
là.

Ce

trajet

que

la

pousse

émergeant

du

sol

va

pouvoir

ac
Ȭ
complir.

Cet

après
Ȭ
là.

Cet

incertain

devenir.

Ce

parcours.

Ce

sort

réservé

aux

semences.

Aux

semences

lancées

mal
Ȭ
gré

elles

dans

le

tohu
Ȭ
bohu

de

la

matière.

Et

depuis

ce

dedans,

ce

dedans

que

jhabite

à

présent

comme

une

citadelle,

je

contemple

avec

grande

suspicion

lactivité

du

dehors.

Je

regarde

par

la

vaste

baie

qui

souvre

sur

le

jardin.

Cest

dici

que

je

peux

apercevoir

les

fragiles

et

jeunes

lilas

ébouriffés,

frissonnant

au

moindre

souffle

du

vent

tiède,

se

balançant

sans

grande

conscience

au

bout

de

leur

souple

tige.

Oui,

cest

dici

que

je

peux

observer

les

feuilles

minuscules

du

basilic

et

du

persil

semés

en

quinconce

dans

leur

bac

protégé

dune

vitre,

les

oblongues

ailettes

des

reines
Ȭ
marguerites

ouvertes

en

ciseaux,

comme

deux

frêles

bras

tendus

vers

le

ciel,

tandis

que

les

rouges

ou

jaunes

giroflées

se

sont

fardées

pour

le

cérémonial,

que

la

tribu

des

chélidoines

tachette

docre

lherbe

rase.

Les

langues

effilées

des

jeunes

iris.

Les

lys

qui

lentement

sextraient

de

leur

vert

placenta

Et

je

songe

à

lémergence

de

ces

bourgeons

et

de

ces

jeunes

pousses.

À

la

petite

enfance

de

ces

bourgeons

et

de

ces

jeunes

pousses

que

la

botte

dun

jardinier

maladroit

risque

à

la

seconde

dabréger.

À

cet

espoir

defflorescence

quelle

peut

à

tout

moment

interrompre.

Je

songe

aux

caprices

du

temps,

à

ses

excès,

à

ses

capacités

à

annuler

ou

bien

à

favoriser

léclosion,

la

croissance,

la

floraison.

Je

songe

aux

sécheresses.

Aux

ouragans,

aux

crues.

Je

songe

aussi

à

ceux

qui

coupent

à

la

serpette

des

bouquets

dagrément,

des

gerbes

de

chrysanthèmes

déposées

sur

le

marbre

froid

des

stèles.

À

ceux

encore

qui

effeuillent

pâquerettes

ou

marguerites

pour

dire

un

peu

ou

pas

du

tout

Et

cest

pourquoi

je

me

demande.

Je

me

demande

sil

est

sot

ou

non

de

penser

que

ce

voyage

doive

être

éphémère

ou

bien

doive

plutôt

franchir

en

paix

chaque

saison.

Mais

ceci

nest

quune

histoire

de

temps,

me

dis
Ȭ
je.

De

perception

du

temps.

De

pure

sensation

du

temps.

Les

papillons

dun

jour

ont
Ȭ
ils

à

regretter

leur

existence

éphémère

de

papillon

dun

jour

?

Cest

pourquoi

je

songe

à

lenfant

quun

ventre

un

jour

expulsa.

Et

je

le

sens.

Je

le

sens

en

moi

comme

il

doit

être

en

nous.

En

chacun

de

nous.

Même

si

nous

lavons

un

jour

oublié.

Ou

à

jamais

hébergé

dans

un

recoin

de

notre

mémoire.

Dans

dobscurs

lacis

nerveux.

Oui,

je

le

sens

en

moi.

Il

est

là.

Je

le

sens

dans

la

chair

de

mes

mots.

Jentends

encore

le

cri

terrible

quil

poussa

à

lorée

de

10

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