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L'exotique

De
156 pages
"Mais, y a-t-il des avions chez vous?" (...) J'ai simplement dit oui, comme si je ne m'étais pas senti humilié, et elle a repris de plus belle (...) mais comme elle semblait ne pas me croire, j'ai repris la parole et lui ai annoncé, avec un calme olympien qui masquait mon agitation intérieur : "En fait, je t'ai menti, il n'y a ni aéroport ni avion chez nous, je suis venu en Pologne en volant." Puis j'ai éclaté de rire. Elle a rougi, puis m'a quitté en claquant la porte.
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L’EXOTIQUE
Encres Noires Collection fondée par Maguy Albet et Emmanuelle Moysan La littérature africaine est fortement vivante. Cette collection se veut le reflet de cette créativité des Africains et diasporas. Dernières parutions N°370, Salif KOALA,Le cheval égaré, 2013. N°369, Albert KAMBI-BITCHENE,Demain s’appelle Liberté, 2013 N°368, Diagne FALL,Mass et Saly. Chronique d’une relation difficile, 2013. N°367, Marcel NOUAGO NJEUKAM,La vierge de New-Bell, 2012. N°366, Justine MINTSA,Larmes de Cendre, 2012. N°365, Ralphanie MWANA KONGO,La boue de Saint-Pierre, 2013 N°364, Usmaan PARAYAA BALDE, Baasammba maa Ni$e nder koyxol, 2012. N°363, Stéphanie DONGMO DJUKA,Aujourd’hui, je suis mort, 2012. N°362, Néto de AGOSTINI,Immortels souvenirs, 2012. N°361, Epi Lupi ALHINVI,Pays Crépuscule, 2012. N°360, Elie MAVOUNGOU,Les Safous, 2012.N°359, Cosmos EGLO,Du sang sur le miroir, 2012. N°358, AYAYI GBLONVADJI Ayi Hillah,Mirage, Quand les lueurs s’estompent, 2012. N°357, Léonard Wantchékon,Rêver à contre-courant,2012. N°356, Lottin Wekape,J’appartiens au monde, 2012. N°355, Kolyang Dina Taïwé, Larupture ou les déboires d’une conversion,2011. N°354, Blaise APLOGAN,Gbêkon, je journal du prince Ouanilo, 2011. N°353, Sa’ah François GUIMATSIA,Des graines et des chaînes, 2011. N°352, Sémou MaMa DIOP,En attendant le jugement dernier, 2011. N°351, Lottin WEKAPE,Montréal, mon amour, 2011. N°350, Boureima GAZIBO,Les génies sont fous,2011. N°349, Aurore COSTA,Les larmes de cristal. Nika l’Africaine III, 2011. N°348, Hélène KAZIENDE,Les fers de l’absence, 2011. N°347, Daniel MATOKOT,La curée des Mindjula. Les enfants de Papa, 2011. N° 346, Komlan MORGAH,Étranger chez soi, 2011. N°345, Matondo KUBU TURE,Des trous dans le ciel, 2011. N°344, Adolphe PAKOUA,La République suppliciée, 2011. N°343, Jean René OVONO MENDAME,zombis de la capitale Les, 2011.
Ayi HILLAH L’EXOTIQUE Un primitif en Silésie Roman
Du même auteur -Mirage, Quand les lueurs s’estompent, Nouvelles, Juin 2012, Editions l’Harmattan. -Chants et Visions, Poèmes annotés, janvier 2012, Edilivre. -Les Lyres de Septembre, Poésie, mai 2008, Editions Chloé des Lys.
© L’HARMATTAN, 2014 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-02736-4 EAN : 9782343027364
Mes remerciements à Naomi AJAVON pour son appui technique ; relecture et propositions diverses.
I Je m’en souviens encore, comme si c’était hier. Pourtant, cela remonte à de nombreuses années. Je dis bien des années, de longues années que j’ai quitté le pays, le rêve encore vivant, plus chaud que jamais. Motivé et remonté à bloc. Je devais partir pour aller voir ailleurs, de l’autre côté du monde. Je partais pour un de ces pays où il n’y a pas de soleil pendant une bonne partie de l’année. Drôle de paradoxe que d’aller chercher une place au soleil là-bas, dans ces pays où l’astre roi est véritablement un produit rare! L’univers est ainsi fait, tandis qu’on étouffe de chaleur au sud, on meurt de froid au nord. Dieu, m’avait dit mon grand-père, n’aime pas la monotonie, cela est vrai. C’est pourquoi il a créé le Sahara en opposition à la Sibérie, l’été qui contraste avec l’hiver, le haut et le bas, le chaud et le froid, bref l’harmonie des contraires comme le démontrent si bien les philosophes anciens. J’avais l’impression de savoir presque tout ce qui m’attendait, était-ce parce que j’avais déjà beaucoup appris dans ma vie quotidienne ou dans mes lectures de récits d’aventuriers abandonnés, seuls face à leur destin, à la merci de la nature qui, dans bien des cas, se fait intraitable? Ou était-ce parce que j’avais étudié, assis entre quatre murs face au - 9 -