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L'homme qui ne voulait pas mourir

De
294 pages
Un homme qui marche, sac au dos, dans les vignes ; un homme las, mélancolique qui chemine en ruminant son passé. Et puis, la rencontre de deux gamins à vélo, plus tard de la « tribu » qui vit au domaine, autour de Marie, et dont le quotidien va se trouver bousculé par l'arrivée de ce prétendu philosophe. En nous emmenant sur les pas de Christian, à la rencontre de Marie et d'Amélie, c'est dans une réflexion existentielle que l'auteur nous entraîne, sans que l'on sache bien si c'est Christian qui révèle aux deux femmes leur vraie nature ou si cette ultime rencontre constitue pour lui une forme d'aboutissement qui donnerait un sens à sa vie.
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et doŶt le ƋuoIdieŶ va se tƌouveƌ ďousĐulĠ paƌ l’aƌƌivĠe
EŶ Ŷous eŵŵeŶaŶt suƌ les pas de ChƌisIaŶ, à la ƌeŶĐoŶtƌe de Maƌie et d’AŵĠlie, et de toute la faŵille, Đ’est daŶs uŶe ƌĠflexioŶ existeŶIelle Ƌue l’auteuƌ Ŷous eŶtƌaîŶe, saŶs Ƌue l’oŶ saĐhe ďieŶ si Đ’est ChƌisIaŶ Ƌui ƌĠvğle aux deux feŵŵes leuƌ vƌaie Ŷatuƌe, ou si ĐeTe ulIŵe ƌeŶĐoŶtƌe ĐoŶsItue pouƌ lui uŶe foƌŵe d’aďouIsseŵeŶt Ƌui doŶŶeƌait uŶ seŶs à sa vie, uŶe oƌieŶtaIoŶ axiologiƋue Ƌui IeŶdƌait plus de l’oƌďe Ƌue de la flğĐhe.
est iŶgĠŶieuƌ de foƌŵaîoŶ et ŵğŶe depuis dĠjà de Ŷoŵďƌeuses aŶŶĠes, eŶ ŵaƌge de sa vie pƌofessioŶŶelle, uŶ tƌavail philosophiƋue ĐoŶstaŶt. Il pouƌsuit Đe tƌavail suƌ soŶ ďlog et le pƌoloŶge eŶ pƌoduisaŶt des aƌîĐles et des essais, doŶt la diŵeŶsioŶ apoliîƋue et liďeƌtaiƌe est assuŵĠe. Il aiŵe se pƌĠseŶteƌ Đoŵŵe uŶ hoŵŵe eŶgagĠ, iŶdividualiste et liďeƌtaiƌe, ŵais ƌajoute aussitôt Ƌue l’iŶdividualisŵe Ŷ’est ŵoƌaleŵeŶt aĐĐeptaďle Ƌue s’il est vĠƌitaďleŵeŶt eŶgagĠ et solidaiƌe.
Pascal Mounier
L’homme qui ne voulait pas mourir Roman
L’homme qui ne voulait pas mourir
Écritures Collection fondée par Maguy Albet D’Aloise (Umberto),Manhattan 1907, 2017. Pialot (Robert),La courtisane rouge, 2017. Lutaud (Laurent),L’araignée au plafond, 2017. Mahé (Henri),Quelques nouvelles du port, 2017. Chatillon (Pierre),La danse de l’aube, 2017. Gontard (Marc),Fractales, 2017. Pisetta (Jean-Pierre),Hostilités, 2016. Toubiana (Line) et Point (Marie-Christine),De porte en porte. Histoires parisiennes, 2016. Pain (Laurence),Selon Gabrielle, 2016. Seigneur (Pauline),Augusta mouille-cailloux, 2016. Berkani (Derri),Les couveuses, 2016. Gaspin (René),Froideterre. Le roman d’un poilu, 2016. Galluzzo (Rosine),Toutes les larmes de mon corps, 2016. Rouet (Alain),Les incivilités du trapèze volant, 2016. Tanguy Taddonio (Anne),Le mariage, 2016. * ** Ces quinze derniers titres de la collection sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site www.harmattan.fr
Pascal Mounier L’homme qui ne voulait pas mourir Roman
Du même auteur Considérations diverses sur la nature des choses et la difficulté d’être, Éditions Amalthée, 2011.
Plaidoyer pour une démocratie populaire, L’Harmattan, 2015. © L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr
ISBN : 978-2-343-11276-3 EAN : 9782343112763
« La durée de la vie humaine ? Un point. Sa substance ? Fuyante. La sensation ? Obscure. Le composé corporel dans son ensemble ? Prompt à pourrir. L’âme ? Un tourbillon. Le sort ? Difficile à deviner. La réputation ? Incertaine. Pour résumer, au total, les choses du corps s’écoulent comme un fleuve ; les choses de l’âme ne sont que songe et fumée, la vie est une guerre et un séjour étranger ; la renommée qu’on laisse, un oubli. Qu’est-ce qui peut la faire supporter ? Une seule chose, la philosophie. MARC AURÈLE – Pensées – Livre II.
I Les vérités sont des pierres, dures et tranchantes... Cette idée fusa comme un jet et ricocha sur sa conscience, comme à la surface d’une eau noire, alors qu’il marchait depuis peut-être une heure entre les vignes, plié sous la charge de son sac qui lui cassait les reins et dont les sangles lui blessaient les épaules. Il marchait, pensif, sur une blancheur rocailleuse éclatante qui brûlait ses yeux fragiles ; mais son regard rentré s’accrochait pourtant à l’empierrement du chemin qui dessinait d’un trait blanc et précis son proche avenir dans cette campagne plate et sèche qui semblait avoir été créée pour la vigne. On prétend que « Dieu n’a créé que l’eau, mais que l’homme, lui, a inventé le vin ». Si l’humour d’Hugo n’était ici manifeste, comment ne pas discerner dans cette formule tout l’orgueil de l’homme ? Christian sentait, à chacune de ses courtes respirations, la présence de Dieu dans cette campagne encore déserte à cette heure matinale ; Sans doute pas le dieu des curés, mais celui des Lumières, de Rousseau, de Diderot ou de Voltaire, ou peut-être mieux encore celui de Spinoza. Et il le formula ainsi, pour lui seul, dans la solitude douloureuse et intime de sa lente progression. Toute cette lumière, pourtant pâle encore, l’éblouissait, et les pierres concassées, blanches aux éclats lumineux, dures à son pas, guidaient sa rêverie plus que sa marche. Que la vérité soit inscrite dans ces pierres, ou que les vérités soient comme des pierres, blessantes, il sentait bien qu’il touchait là à quelque chose d’essentiel et alors qu’un pigeon s’éloignait dans un bruit d’ailes froissées, il se revit, enfant, dans une campagne semblable à celle-ci, armer sa fronde d’un éclat pierreux, viser un ramier et lui
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