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L'odyssée des étoiles, l'énergie sombre, partie 3

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Une grande aventure spatiale!

Dernier épisode de l'Odyssée des étoiles, l'énergie sombre, partie 3

Les jours se suivent et se ressemblent, le moment de vérité ne tardera pas à venir...

Kenan et Laura maîtrisent maintenant leurs dons, et doivent absolument retrouver la source de l'éther avant Eklerias, malgré la puissance de feu de l'empire boltarak...

Kenan et Laura arriveront-ils à rétablir la paix sur la galaxie d'Andromède ?


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 L’Odyssée des Etoiles


L'énergie sombre

Partie 3


Val Ruiz

Édition originale 2013 

Copyright © Val Ruiz pour la couverture et le texte

ISBN : 979-10-91305-29-7

Dédicace : 

À mes deux étoiles filantes,
Laurayne et Kimberly.

 

Résumé des épisodes précédents :

Kenan et Laura découvrent qu’ils sont les descendants de Holk’owin, un mage très puissant qui réussit à maintenir l’ordre et la paix dans la galaxie d’Andromède.
Ils apprennent qu’eux seuls peuvent empêcher le terrible Eklerias de voler le pouvoir de la source de l’éther, jadis appelée énergie sombre. 
Celui qui parviendrait à la posséder pourrait obtenir un contrôle absolu et faire régner le chaos à tout jamais… 

À bord du RCC-Colombe, Kenan et Laura vont développer leurs dons, et avec le reste de l'équipage partir en quête de cette source afin de sauver la galaxie d'Andromède…

Les jours se suivent et se ressemblent, le moment de vérité ne tardera pas à venir...

Kenan et Laura maîtrisent maintenant leurs dons, et doivent absolument retrouver la source de l'éther avant Eklerias, malgré la puissance de feu de l'empire boltarak...

Kenan et Laura arriveront-il à rétablir la paix la galaxie d'Andromède ?

Chapitre 18 - Un climat glacial

Quelques heures plus tard, la plupart des hommes du commandant Rayder était de retour sur la passerelle de commande. Anis porta ses mains aux écouteurs et annonça

— Nous captons un message du professeur Lestoї. 
— Affichez-le au grand écran ! demanda Rayder en se levant.
— Bonjour tout le monde. Bonne nouvelle, le stimulateur quantique est maintenant opérationnel ! 
— Bravo, professeur Lestoï, répondit Rayder, vous n’avez pas ménagé vos efforts.
— Certes. Maintenant, la tâche sera rude pour le pilote qui entrera dans le Blokhor, je ne vous le cache pas.
— Nous en sommes conscients, professeur, reconnut le capitaine. Je laisse Anis faire le point sur le trajet que devra accomplir ce pilote :

Anis compléta, le visage sombre :

— En effet, le parcours est rempli de virages dont certains seront particulièrement difficiles à négocier. Il y a aussi de nombreux conduits d’aération sans oublier les réserves de méthane. Le chasseur n’aura droit qu’à deux stimulations, après ça, les batteries seront au minimum. 
— Je vous souhaite bonne chance, capitaine. Notre sort à tous est entre vos mains !

La transmission fut coupée et Rayder, marchant de long en large sur la passerelle, les mains derrière le dos, resta soucieux face à la périlleuse mission qu’ils allaient tenter…

Près d’une demi-heure après, le vaisseau fut quelque peu secoué.

— Que se passe-t-il ? interrogea le capitaine qui avait rejoint sa place, coupez le praser.
— Praser coupé, capitaine, répondit Anis.
— Nous sommes entrés dans une zone de vaguelettes hyperspatiales, les informa Ixote, tout est maintenant revenu à la normale.

En effet, à l’extérieur, les étoiles réapparurent. C’est à ce moment que Kenan arriva, toujours avec son large bandage au genou. Mais il ne boitait plus, nota le capitaine avec soulagement. Il le salua et la navigation du RCC-Colombe se poursuivit.

Se penchant vers son cousin, Laura jeta :

— Tu as eu une nuit agitée. Tu as même parlé dans ton sommeil !
— Qu’est-ce que j’ai dit ?
— Il me semble que tu as parlé d’une certaine Mélissa, mais je n’en suis pas sûre…

Kenan observa sa cousine plus attentivement et il vit une étincelle briller dans ses yeux :

— Tu me fais marcher ! Je ne connais aucune Mélissa de toute façon…
— Faux, il y a ta voisine pour laquelle tu craques carrément !
— C’est archi-faux, s’énerva Kenan.
— En tout cas, tu la dévores des yeux chaque fois que tu la vois, continua Laura en riant de plaisir.

Kenan piqua du nez tout en rougissant. Il devait reconnaître que sa cousine disait vrai. La jolie Mélissa lui plaisait. 

— J’ai vraiment dit son nom ? questionna-t-il enfin, sous un murmure.
— Eh non ! Aucune idée de ce que tu as baragouiné, en fait. C’était incompréhensible… 

Kenan allait répliquer quand il vit en face de lui un satellite glacial gravitant autour d’une géante gazeuse verdâtre. 

— Vous avez vu cette lune ? questionna-t-il à la ronde, effrayé brusquement par la quantité de glace.
— Oui, nous avons vu, confirma Ixote.
— Quelles sont les températures moyennes de cette lune ? questionna Laura à son tour.
— Entre moins vingt et moins quarante, répondit Anis après une lecture à son écran de contrôle.
— Si froid que ça ? s’exclama Kenan.
— Au moins, le vent n’est pas tlop désagléable, observa Cyan.

Kenan regarda en haut de Gliter 2, puis il aperçut, au fond, une étoile plus grande que les autres. Il se remémora le dessin qu’ils avaient fait apparaître plus tôt au sol. Il supposa que la boule d’or rencontrée sur l’astéroïde représentait ce soleil, la boule de cristal, le satellite et la boule de jade, la planète gazeuse. Il était fasciné par ce qu’il voyait et sentit que sa cousine était dans la même extase que lui quand elle questionna :

— Sommes-nous bientôt arrivés ?
— Presque, en effet, confirma Anis. Et je vous conseille d’enfiler ceci. 

Anis montrait du doigt des combinaisons épaisses, idéales dans des climats froids. Quand Laura se leva pour les observer, elle nota la présence d’outillage high-tech dans la manche droite. Elle espéra qu’il y avait dans le lot un mécanisme pour se réchauffer automatiquement. Elle détestait avoir froid !

— Chauffez les réacteurs à quatre-vingt-dix pour cent, sinon nous risquons de nous écraser ! Ordonna le commandant.

Les moteurs commencèrent à devenir bruyants et inquiétèrent Kenan :

— C’est normal ces bruits-là ?
— Oui ! Le commandant sait ce qu’il fait, assura Anis. 
— Où souhaitez-vous atterrir, capitaine ? demanda Ixote.
— À la ville de Capian, elle est relativement proche de notre destination. Cyan, quelles sont les coordonnées ?
— Je les entre immédiatement dans l’ordinateur de bord, capitaine !
— coordonnées approuvées, annonça bientôt Ixote.

Le robot manœuvra jusqu’à la ville, puis ils atterrirent en douceur sur une plateforme verglacée.

Quand les six compagnons, emmitouflés dans leurs chauds vêtements, sortirent dans la ville, ils découvrirent qu’elle était uniquement constituée de bâtiments d’aciers pris dans de la glace. 

— Tout ceci est dantesque ! murmura Laura.
— Sur, ça fait froid dans le dos, approuva Kenan.

Ils prirent l’ascenseur, puis ils marchèrent à pied dans les rues. Au bout d’une dizaine de minutes, Anis leur indiqua une auberge. Il appuya sur un bouton vert à gauche de la porte et celle-ci s’ouvrit. 

Une délicieuse odeur de café chaud flottait dans l’air. Au bout de la salle, un homme d’une cinquantaine d’années leva la tête à leur entrée. Le café était une importation comme tant d’autres nécessités ici. En effet, la planète ne produisait aucune plante à part des champignons iceberg et une variété de sapins, qui aidaient à maintenir un certain ordre écologique.

Des extraterrestres mesurant environ un mètre vingt de haut étaient assis à une table. Laura resta stupéfaite de leur très fine bouche, mais elle avait beau tendre l’oreille, elle ne comprenait pas un mot de leur langue. Sans doute qu’Ixote maîtrisait cette langue inconnue. Ces humanoïdes de couleur grisâtre et aux grands yeux jaunes étaient tous vêtus d’une combinaison noire aux allures caoutchouteuses. Ils avaient une légère palmure entre leurs quatre doigts. Autres détails étonnants, ils ne possédaient pas de lobes d’oreilles et leurs nez étaient informes. 

— Voici les wanabitts, annonça avec un sourire chaleureux le commandant Rayder. Ils viennent d’Enwuijita… Votre arrière grand-père Emery était avec des wanabitts lorsqu’il s’est écrasé…
— Bonjour et bienvenu ! s’exclama l’aubergiste. Que puis-je faire pour vous ?
— Nous aulions besion de votle véhicule de neiges, commença Cyan.
— Mais c’est ce p’tit lâche de Tarack ! s’exclama soudain l’aubergiste en voyant Anis. Tu m’as abandonné avec toute une pile de vaisselle ! Et t’ose te repointer chez l’homme qui t’a accepté sous son toi et qui…
— C’est oublié, tout ça, assura Anis en enlaçant violemment le large aubergiste, je suis heureux de te revoir, moi aussi vieux grigou !

L’homme tapa encore sur l’épaule d’Anis avant de découvrir son badge de membre de la paix intergalactique :

— Pfft ! Tu as fait du chemin, petit. ; Tu as pris la bonne décision, je crois. Sinon, tu serais encore là à m’aider à faire la vaisselle dans ce trou glacial.
— Il n’y a pas de déshonneur à gagner sa vie honnêtement, Gomulus, assura Anis avec émotion, tu m’as tout appris.

Ses années de jeunesse remontaient à la surface. Il avait l’impression d’avoir eu plusieurs vies depuis et pourtant c’était encore si proche !

— Alors, c’est ma tournée, qu’est-ce que je vous sers ? continua Gromulus, visiblement heureux.
— Désolé, Aubergiste, nous n’avons pas le temps, intervint le capitaine Rayder, pourriez-vous nous prêter votre speeder ? Les nôtres ne s’adaptent pas à un tel froid.
— Dans l’garage, sur la gauche. Voici les clés. Grogna-t-il en tendant une sorte de clé USB.

Anis tarda à les rejoindre, glissant quelques mots encore à Gromulus. De nouveau tous réunis, Ixote démarra dans le spacieux et étonnant speeder à dix places puis ils traversèrent les montagnes. Malheureusement, le véhicule ne dépassait pas la vitesse de cinquante kilomètres à l’heure…

À l’arrière, Kenan questionna Anis, juste à ses côtés : 

— Qui est cet homme, à l’auberge, il était bizarre ? 
— Gromulus ! Un homme rustre, mais juste. Mes parents sont morts quand j’avais six ans, Gromulus est en fait mon oncle. Il est la seule famille qu’il me reste. Il m’a accepté sous son toit à la condition que je l’aide dans son auberge. 
— Mais tu étais pourtant trop jeune pour travailler, protesta Laura.
— Chacun sa vision des choses, on dirait… Je lui en ai voulu longtemps en fait. Mais aujourd’hui, avec le recul, je comprends mieux ses choix. Pourtant, à l’époque, je passais mon temps à râler après ma condition et mes longues journées de travail. C’est pour ça qu’un jour deux recruteurs de la F.P.I. sont venus à l’auberge. J’ai dit que j’avais quatorze ans, l’âge légal de recrutement.
— Et tu les avais ?

Anis sourit à Laura avant de murmurer, un peu mal à l’aise par son écart :

— Douze ! Mais j’étais déjà grand et mon travail à l’auberge avait développé mes muscles. Bref, on m’a engagé. Voilà toute l’histoire, répondit Anis, en émettant un petit soupir.
— Gromulus est tout de même un tyran, affirma Laura, revancharde. Elle n’avait guère apprécié l’air bourru du bonhomme.
— Non, Laura, tu te trompes. Je sais que je peux toujours compter sur lui, quoi qu’il arrive ! Il est sévère, impitoyable, mais il ne fera jamais quelque chose qui ne soit pas juste.

En chemin, Kenan aperçut plusieurs créatures étranges, comme des lapins à cornes de boucs mesurant près d’un mètre de long ou des pingouins à trois pattes et trois yeux. Même eux dépassaient le speeder volumineux, car ils filaient à plus de soixante-dix kilomètres à l’heure. 

Le paysage était envahi par la neige et la glace. Il leur fallut une dizaine de minutes pour atteindre enfin les coordonnées des boules. À cet emplacement exact se situaient trois grosses stalagmites recouvertes de cristaux légèrement bleutés. 

Ixote prit la mallette et se servit de l’analtron pour découvrir les propriétés de ces cristaux. 

— L’analyse est en cours, capitaine !

Le compte-rendu s’afficha bientôt à l’écran. 

— L’analtron indique une instabilité anormale en cas de contact entre les stalagmites et l’acide chlorhydrique.
— Qu’est-ce que ça signifie ? questionna Rayder.
— Selon les données fournies par l’analtron, continua Ixote, la réaction qui se produirait entre les cristaux et l’acide chlorhydrique est une anomalie électromagnétique ressemblant à une sorte d’hyperpropulsion naturelle… 
— Cela poullais peut-êtle nous faile sauter en hypelespace dans la géante rouge… suggéra Cyan.
— Le truc c’est qu’on ne sait pas comment les utiliser… intervint Anis.
— L’acide chlorhydrique est le principal constituant des acides gastriques, précisa ixote. 
— Et depuis quand as-tu un estomac ? railla Anis.
— Là n’est pas la question, éluda Ixote. Mais j’insiste, l’acide chlorhydrique est donc présent dans l’estomac et il aide à la digestion de vos aliments !
— On ne va tout de même pas avaler ces cristaux ! s’alarma Kenan en faisant enfin le lien.
— Du calme, tout le monde… coupa Rayder. Si nous devons réellement absorber ces cristaux pour entrer en hyperespace, nous prendrons toutes les précautions nécessaires…

Une vive discussion s’engagea alors et chacun exposa son point de vue sans pour autant être écouté. Enfin, surpassant la voix de tout le monde, Laura questionna :

— D’accord, admettons ! Ensuite, on fait comment pour atteindre la source sans être propulsé n’importe où ?

Le silence qui s’ensuivit fut rompu par Ixote qui expliqua : 

— D’après mes calculs, ce saut en hyperespace ouvrirait une brèche dans l’espace-temps permettant d’accéder à l’hyperespace.  
— Et on rentre comment ? insista Laura.
— Les cristaux se corrodent petit à petit dans une solution d’acide chlorhydrique. Vraisemblablement, lorsqu’il ne reste plus rien de ces cristaux vous reveniez en espace normal…
— Vraissemblablement ? répéta Kenan les sourcils levés, sceptique par toutes ces données.
— L’analtron indique que l’anomalie électromagnétique s’arrête lorsque les cristaux sont complètement corrodés, précisa Anis qui venait de lire lui aussi sur l’écran les informations. 

Cyan se pencha et ramassa une quinzaine de cristaux qu’il rangea dans un tube transparent. Soudain, cinq créatures des neiges se mirent à rugir. Ils ressemblaient à des ours polaires géants dressés sur leurs deux pattes puissantes. Ils n’avaient en revanche aucun poil ce qui était une aberrance vu le climat qui sévissait ici. Munis de bras et de griffes acérées et longues, ils les agitaient devant eux en menace permanente en même temps qu’une très longue langue qui sortait de leur énorme gueule presque humaine aux grosses lèvres bleues.   Les six compagnons n’eurent pas le temps de sortir leurs armes que les bêtes les assommèrent d’un coup de patte précise. Ils les emmenèrent dans leur repère en les traînant par les pieds…