L'ombre du ciel

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Ce premier roman retrace l'histoire d'une fille, Mariétou, prise en tenaille dans les orages culturels de son village Konkistenga, un village où la femme n'ose pas prendre la parole. L'opposition entre tradition et modernité y sont de rigueur. Mariétou a été très tôt contrainte au mariage forcé au détriment de l'école du Blanc et connaitra ainsi une misère humaine suite à toutes sortes d'épreuves difficiles de la vie. Ce roman est une peinture de la société, un reflet de notre vécu quotidien.
Publié le : samedi 5 mars 2016
Lecture(s) : 3
EAN13 : 9782140005121
Nombre de pages : 306
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TiGUéni Ouedraogo
L’ombre  du ciemànl
L’ombre du ciel
Roman
OUEDRAOGO Tiguéni
L’ombre du ciel
Roman
L’Harmattan
© L'Harmattan, 2015 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08074-1 EAN : 9782343080741
Oh ! Mère Oh ! Mère Me voici inconscient, presque inexistant Dans cet endroit paradisiaque Qu’est ton ventre. Je sentais au-dessus de moi ton cœur si fragile, Battre pour me garder le souffle vital. Oh ! Mère Que pourrais-je faire pour te combler ? Oh ! Mère Grande dame des lacs et des vallées, Honorable dame des temps passés, Des temps présents, Honorable dame des temps futurs, Oh ! Mère Que serais-je devenu sans ta protection ? Sans ton affection ? Donneuse universelle de vie par excellence de vie, Tu es vraiment merveilleuse. Oh ! Mère Je suis fier d’être le fruit de tes entrailles Oui ! J’en suis fier. Tu es vraiment merveilleuse.
Dédié à toutes les femmes du monde. * * *
Au village de Konkistenga
Comme tous les habitants du village, Patindé vivait au flanc de la Colline. Chacun se débrouillait dans l’agriculture. Il est le père biologique de Mariétou. La seule qui est allée à l’école et dont les conditions d’inscriptions sont restées jusque là méconnues. « Qui a inscrit Mariétou à l’école ? » Personne ne savait sauf sa mère. Les maitres faisaient tout pour maintenir la fille à l’école malgré les menaces de son père.
La petite Mariétou avait douze ans avec un physique et une beauté qui promettaient. Mariétou était une très belle créature ; c’était sûr et on n’avait pas besoin d’être grand savant pour s’en apercevoir. Déjà les hommes lui décochaient des regards coulants d’envie de future femme. Du lot, la famille de Demba émergeait. Mais Mariétou était trop jeune pour saisir ces muettes avances. Demba faisait carrément la cour à ses parents. Il envoyait des jeunes participer aux travaux champêtres des futurs beaux. Aux mois de récoltes, il leur envoyait des charretées de sorgho blanc. Avec toutes ces vagues de dons, le père ne voulait pas que sa fille atteigne un niveau où elle oserait refuser son mariage.
Ce jour-là il était quinze heures trente minutes, les élèves venaient de rentrer en classe. L’air était sec et chaud, les arbres étaient arrêtés comme des poteaux
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