Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 9,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB

sans DRM

La cavale

De
217 pages
Olivier doit fuir pour oublier tout ce qu’il a vu et surtout entendu. Mais avec son hypermnésie auditive, c’est impossible. Le moindre son se grave instantanément dans sa mémoire. William est aussi en cavale. Traqué comme un gibier. Il veut tenter sa chance ailleurs pour changer de vie et oublier son passé. Trois options s’offrent à eux : se noyer dans la masse, acheter un aller simple pour une destination inconnue ou se réfugier dans un coin isolé. Leur rencontre en propose une autre : échanger leur planque pour brouiller les pistes de ceux qui les poursuivent.
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

DENIS CÔTÉ
ANDRÉ MAROIS
Olivier doit fuir pour oublier tout ce qu’il a vu,
et surtout entendu. Mais son hypermnésie
auditive le lui interdit. Le moindre son se grave
à jamais dans sa mémoire. William est lui aussi
en cavale. Traqué comme un vulgaire gibier.
Trois options semblent s’offrir à eux : se noyer
dans la masse, acheter un aller simple pour
ailleurs ou se réfugier dans un trou perdu.
Ils décident plutôt d’échanger leurs planques
pour brouiller les pistes de ceux qui les
poursuivent.
Nouvelliste et romancier, André Marois écrit autant
pour les jeunes que pour les adultes, mais le polar est
son genre de prédilection. Chez Bayard Canada, il a
publié Lâchez les chiens ! (coll. Zèbre) et il a participé
au recueil de nouvelles 13 peurs.
9 782897 700829
ANDRÉ MAROISFormat : 13,5 x 20 cm
22114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 1 2016-12-16 11:45Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec
et Bibliothèque et Archives Canada André MArois
Marois, André, 1959-
La cavale
(Crypto)
Pour les jeunes de 13 ans et plus.
ISBN 978-2-89770-082-9
I. Titre.
PS8576.A742C32 2017 jC843'.54 C2016-941760-3
PS9576.A742C32 2017
Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2017
Bibliothèque et Archives Canada, 2017
Direction éditoriale : Sylvie Roberge
Direction littéraire et artistique : Thomas Campbell
Révision : Josée Latulippe
Illustration de la couverture : Réal Binette
Mise en pages et couverture : Mardigrafe
© Bayard Canada Livres inc. 2017
Nous reconnaissons l’appui fnancier du gouvernement du Canada.
Nous remercions le Conseil des arts du Canada de l’aide accordée à notre programme
de publication.
Cet ouvrage a été publié avec le soutien de la SODEC. Gouvernement du Québec –
Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC.
Bayard Canada Livres
4475, rue Frontenac, Montréal (Québec) Canada H2H 2S2
edition@bayardcanada.com
bayardlivres.ca
Imprimé au Canada
978-2-89770-083-6
22114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 2 2016-12-16 11:45André M Arois
22114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 3 2016-12-16 11:4522114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 4 2016-12-16 11:45Fuir,
c’est se préserver,
disent les daims.
Proverbe trouvé sur Internet
On n’oublie rien de rien
On n’oublie rien du tout
On s’habitue, c’est tout
Jacques Brel, On n’oublie rien
Pour Lyne.
22114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 5 2016-12-16 11:4522114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 6 2016-12-16 11:451
Gare Centrale de Montréal
Olivier écoutait en boucle une chanson de The
National  : Sorrow. Il s’imaginait dans une œuvre de
Ragnar Kjartansson. L’artiste islandais avait demandé au
groupe américain de jouer en public le même air, durant
six heures sans interruption. Une tristesse répétée
106 fois sur un rythme lancinant. Une mélancolie qui
plaisait à Olivier.
Il avait vu l’exposition au Musée d’art contemporain
de Montréal et était resté les six heures dans le noir,
fasciné par la projection.
Son casque d’écoute sur les oreilles,
il s’immobilisa à l’entrée de l’immense hall de la Gare Centrale
et observa les voyageurs en partance. Les gens savaient
où ils allaient. Ils marchaient vite, tirant leur valise
à roulettes d’une main et tenant une tasse de café de
7
22114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 7 2016-12-16 11:45l’autre, puis s’installaient dans une fle devant un numéro
qui clignotait. Sur le panneau d’afchage des départs,
le jeune homme chercha une destination qui l’int-éres
serait plus qu’une autre. Toronto, Kingston, Québec,
New York… Ces villes lui étaient étrangères. Il aurait
pu s’y perdre, mais il risquait trop de s’y faire repérer.
Un gars seul avec son sac à dos, traînant jour après jour,
deviendrait rapidement une proie. Les rapaces de toutes
sortes ne manquent pas. Ils rôdent sans cesse, en quête
d’un jeune fugueur avec qui négocier une dose, une
passe, un mauvais coup. Il n’aurait pas dû venir ici.
Mais il n’était pas pressé. Il glissa son bagage sous un
banc et, sans le perdre de vue, traversa la gare. Il s’arrêta
devant un distributeur de bonbons, introduisit une pièce
de 25 cents et récupéra des jujubes rouges et jaunes qui
dégringolèrent d’une grosse boule en verre. Il n’avait
pas mangé depuis la veille. Le sucre lui explosa dans
la bouche. Dans les écouteurs, le chanteur reprenait
encore le même couplet : « Sorrow found me when I
was young. Sorrow waited, sorrow won. Sorrow they
1put me on the pill. It’s in my honey, it’s in my milk . »
Cela cadrait à merveille avec son état d’esprit. Un blues
qui ne le quittait plus depuis le début de l’adolescence.
Mais qui avait pris racine bien avant, tout petit. Chagrin,
mélancolie, mal de vivre ; était-ce bien cela ? Olivier se
1. La tristesse m’a pris quand j’étais jeune. Elle m’attendait, elle a gagné. La tristesse m’a mis
sur les pilules. Elle est dans mon miel, elle est dans mon lait. The National, Sorrow, album High
Violet, 2011, traduction libre.
8
22114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 8 2016-12-16 11:45sentait surtout diférent de ses semblables. Et il savait
très bien pourquoi.
Sa particularité lui avait un temps servi, pour fnir par
lui nuire. Par le marquer. L’isoler et le faire soufrir.
Olivier rêvait parfois de devenir sourd. Il adorait la
fonction Répéter de son appareil, pour écouter en boucle
ce qu’il connaissait déjà par cœur. Ça lui évitait de
choisir et de réféchir.
Le sol brillait, glissant. Les lueurs matinales entraient
par les grandes fenêtres qui s’ouvraient en haut des murs
du bâtiment. Sur un siège en plastique blanc, un homme
somnolait, son journal gratuit à la main. Faudrait-il le
réveiller pour qu’il ne rate pas son train ? Olivier haussa
les épaules. Il  avait assez de ses propres soucis à gérer.
Il revint sous le panneau d’afchage, côté banlieue.
Deux-Montagnes, Mont-Saint-Hilaire, Mascouche…
Il n’irait pas là non plus, mais il aimait l’idée que cet
ailleurs existe, aussi dépaysant qu’un voyage au-delà de
la frontière. Il resta ainsi un moment, surveillant
distraitement les alentours, s’amusant des changements de
destination. Aucun retard n’était annoncé. La météo de
ce mois de mai était réglée sur le beau fxe.
Il sentit une présence derrière lui. Puis il entendit une
voix qui cherchait à couvrir la musique de The National.
Olivier se raidit, en alerte. Ça recommençait.
Une main lui tapota l’épaule. Il se retourna d’un bloc,
les muscles tendus, prêt à se défendre ou à fuir. Qu’ils
le laissent tranquille !
9
22114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 9 2016-12-16 11:45Le type avait à peu près son âge, entre vingt-deux et
vingt-quatre ans. Il portait des pantalons cargo bruns
aux poches bien remplies, un t-shirt gris délavé, des
baskets fatiguées et une casquette noire. Une allure
qui n’avait rien pour qu’on la remarque. Une façon de
passer inaperçu qui ressemblait à Olivier.
L’intrus souriait de toutes ses dents, à la manière d’un
vendeur payé à la commission. Olivier, lui, ne souriait
jamais aux inconnus. Il fronça les sourcils. Le gars lui
indiqua ses écouteurs en articulant un truc inaudible.
Olivier plaça son casque autour de son cou sans couper
le son.
— Tu penses te cacher où ?
Olivier n’avait jamais entendu cette voix auparavant.
Il ne réagit pas, pour ne pas avoir à répondre à cette
curieuse question. Qui était ce typ ?e Comment savait-il
qu’Olivier était en cavale ? Il remit ses écouteurs et
fonça vers son sac. L’autre s’interposa gentiment, mais
fermement :
— Relax, je suis comme toi.
Cette afrmation était aussi stupide qu’inquiétante,
vu qu’ils ne se connaissaient pas.
Le type ne le menaçait pas. Il était costaud, mais ne
semblait pas chercher la bagarre. Olivier reporta son
regard vers la murale au-dessus du magasin Bureau
en gros. Des silhouettes claires y représentaient des
métiers, des activités : un mineur avec sa pioche, un
golfeur, un pêcheur, une serveuse. Le texte était celui
10
22114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 10 2016-12-16 11:45de l’hymne national, étrangement écrit juste en anglais :
Ô Canada : our home and native land…
— Tu penses te cacher où ? répéta l’inconnu.
Olivier resta impassible, sur ses gardes.
Et l’autre qui continuait à lui sourire obstiném !e nt
Il fallait s’en débarrasser. Olivier avait tenté de partir
et l’autre l’avait retenu. Il devait maintenant lui donner
ce qu’il attendait : un semblant d’attention. Ensuite,
adieu !
— Qu’est-ce que tu me veux ?
— La fuite n’évite pas le danger.
L’expression transformée toucha Olivier. Il serra les
dents. Il aurait pu répliquer, comme dans la sentence de
La Rochefoucauld : « Le courage non plus n’évite pas
le danger. Mais la peur rend faible, et le courage rend
fort. » Plutôt que de disserter, il devait s’éloigner au
plus vite de là. Ce type l’avait démasqué. Olivier détailla
les alentours, s’apprêtant à voir surgir des uniformes.
Mais non, rien ne bougeait.
— Relax, je t’ai dit. Je suis comme toi, le relança le
type à la casquette.
Il avait une voix posée, plutôt agréable.
— Et c’est quoi, comme moi, selon toi ?
— En cavale.
— Ah ouais ?
— Ouais, c’est évident. Ta façon de surveiller
partout, ton t-shirt fripé, ton gros sac à dos planqué
sous le banc…
11
22114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 11 2016-12-16 11:45— Et alors ? T’es de la police ?
— J’en ai l’air ?
Olivier observa les lacets du gars. Ils  étaient bien
attachés et serrés. Comme quelqu’un prêt à partir
en courant. Il  pouvait aussi bien être un fuyard
qu’un policier.
— Tu pourrais être fic, ouais.
Le gars ouvrit grand la bouche pour éclater de rire,
mais il se retint, se contentant de hocher la tête.
— T’as pas répondu à ma question : tu penses aller
où maintenant ?
— Est-ce que j’ai l’air si cave que ça ? En imaginant
que je sois un fugitif, ce que je ne suis évidemment pas,
je ne pense pas que je raconterais au premier étranger
rencontré où je compte me cacher.
Olivier tapota son index contre son front.
— Question de bon sens, me semble, ajouta-t-il.
Le gars ôta sa casquette, se gratta le cuir chevelu, puis
replaça son couvre-chef. Un geste qui ressemblait à un
signal. Ses collègues allaient enfn débouler pour arrêter
Olivier. Mais non. Il porta son regard sur le tableau des
départs qui se mettait à jour.
— En tout cas, si j’ai un conseil à te donner, c’est de
pas aller là où t’avais prévu.
— Qu’est-ce que ça peut te faire ? Pourquoi tu te
soucierais de ma sécurité ? T’es Mère Teresa ou un truc
dans le genre ?
12
22114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 12 2016-12-16 11:45Le gars enfonça les mains dans les poches de son
pantalon. Il baissa la voix.
— Ceux qui te cherchent vont questionner ta famille,
tes amis, tes voisins. Ça prendra le temps qu’il faut, mais
ils fniront par te débusquer. Il n’y a pas de cachette
introuvable, ça n’existe pas. T’es comme une bête prise
à son propre piège. Et moi, pareil de mon côté.
— C’est possible.
— C’est certain.
Après l’énonciation de ces évidences, ils se turent.
La rumeur de la gare s’amplifait avec l’afuence
croissante des voyageurs.
La curiosité poussa Olivier à relancer le donneur de
leçons de cachettes.
— Pourquoi tu me racontes ça, d’abord ?
— Je te l’ai dit, parce que je suis comme toi. C’est
pour ça que je t’ai repéré. Moi aussi, j’ai besoin de me
planquer, mais si je vais où j’ai prévu d’aller, je me ferai
pincer tôt ou tard. Comme toi.
— Il faut savoir se fondre dans le décor, devenir
invisible, répondit Olivier.
Le type ricana en lançant un coup de menton en
direction d’une caméra qui pivotait au-dessus du
comptoir de vente des billets.
— On est mal partis.
— Donc, ça sert à  rien d’essayer ? C’est cuit d’avance,
selon toi ?
13
22114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 13 2016-12-16 11:45— Je dis pas ça. On doit être plus malins qu’eux,
c’est tout.
— Toi, t’es plus malin que les autres ?
— Pas toujours, mais ça m’arrive. Toi aussi,
j’imagine, puisqu’on est là tous les deux. Justement,
quand je t’ai vu, j’ai pensé à un système qui pourrait
marcher.
Olivier était curieux d’entendre la théorie en
question, mais il n’en montra rien. Il se contenta de
grommeler des mots incompréhensibles entre ses dents.
Libre à l’autre d’interpréter ça comme bon lui semblait.
Le gars se mit à rire, sans retenue cette fois-ci.
— On échange nos planques. Si tes amis me trouvent
dans ta cachette, je peux mentir. Je suis bon là-dedans.
— Je n’ai pas d’amis.
— OK. Mes amis à moi, s’ils te trouvent dans ma
cachette, ils vont te questionner pour savoir où je suis.
Ils te brasseront un peu, mais comme on se connaît pas…
— Je comprends.
— Chez l’autre, on est toujours un inconnu.
Le gars tendit la main à Olivier, qui hésita à la serrer.
— T’es qui ? Tu débarques d’où ?
— Il faut arrêter de poser des questions. Moins on en
sait, moins on en dira.
Olivier n’avait pas envie de se rebaptiser :
— On va dire que je m’appelle Olivier.
14
22114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 14 2016-12-16 11:45L’autre marqua un temps d’arrêt avant de répondre :
— OK. Moi, c’est…
— Toi, c’est William, trancha Olivier. C’est le
prénom masculin le plus populaire cette année,
paraîtil. J’ai entendu quelqu’un dire dans ça dans le métro.
La poignée de main qui suivit fut franche. Leurs
regards se jaugèrent.
— Elle est où, ta planque, William ?
— Et la tienne, Olivier ?
William éclata de rire. Olivier remit ses écouteurs.
Ils quittèrent la gare.
15
22114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 15 2016-12-16 11:4522114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 16 2016-12-16 11:452
Parc Saint-Patrick
William sortit du Tim Hortons de la gare avec
deux grands cafés. Il en tendit un à Olivier, qui lui glissa
2,25 $ dans la main.
— Le compte est bon, dit celui-ci.
William empocha les pièces sans vérifer. Ils marchèrent
lentement vers l’est en suivant la rue de la Gauchetière
Ouest. Olivier écoutait toujours Sorrow en boucle. Ça
l’aidait à se concentrer, à réféchir. Il se répétait la
conversation qu’ils venaient d’avoir. Il n’avait aucune
confance en ce type surgi de nulle part, mais sa prop- osi
tion l’intriguait. « On échange nos planques. Si tes amis
me trouvent dans ta cachette, je peux mentir. Je suis
bon là-dedans. » D’emblée, William avouait être un
menteur, c’était habile. Olivier pourrait difcilement
l’accuser de vouloir le duper. Reste que son ofre tenait
17
22114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 17 2016-12-16 11:45la route. « Mes amis à moi, s’ils te trouvent dans ma
cachette, ils vont te questionner pour savoir où je suis.
Ils te brasseront un peu, mais comme on se connaît
pas… » Deux gars qui boivent leur café ensemble
peuvent-ils prétendre ne pas se connaître ?
Ils continuèrent jusqu’au parc Saint-Patrick, derrière
l’église du même nom. Après une dizaine de marches
en ciment, on accédait à un espace ombragé et calme.
Les salariés des alentours venaient y fumer une cigarette
ou manger leur sandwich. Un parc du centre-ville, sans
enfants, ni chiens, ni poussettes.
D’un coup de menton, William indiqua les restes
des fondations en pierre d’une ancienne bâtisse. Ils s’y
installèrent, chacun à une extrémité, sans se regarder.
Comme s’ils ne se connaissaient pas, justement.
Après une minute à observer un employé qui lançait
aux pigeons des miettes de son hot-dog, Olivier appuya
sur la touche pause de son lecteur. Il descendit le casque
dans son cou. Le signal que William pouvait
recommencer à parler.
— Il existe trois façons de se cacher.
Olivier se racla discrètement la gorge. Ce William
allait-il lui donner une leçon de camoufage ? L’art de se
fondre dans la nature, tel un caméléon humain ?
Il remit ses écouteurs et se brûla en avalant une gorgée
du café trop chaud. Il n’aurait pas dû prêter attention
à ce gars. Il savait très bien où aller pour disparaître de
la carte.
18
22114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 18 2016-12-16 11:4522114_Bayard_LaCavale_INT_HR02.indd 216 2016-12-16 11:45DENIS CÔTÉ
ANDRÉ MAROIS
Olivier doit fuir pour oublier tout ce qu’il a vu,
et surtout entendu. Mais son hypermnésie
auditive le lui interdit. Le moindre son se grave
à jamais dans sa mémoire. William est lui aussi
en cavale. Traqué comme un vulgaire gibier.
Trois options semblent s’offrir à eux : se noyer
dans la masse, acheter un aller simple pour
ailleurs ou se réfugier dans un trou perdu.
Ils décident plutôt d’échanger leurs planques
pour brouiller les pistes de ceux qui les
poursuivent.
Nouvelliste et romancier, André Marois écrit autant
pour les jeunes que pour les adultes, mais le polar est
son genre de prédilection. Chez Bayard Canada, il a
publié Lâchez les chiens ! (coll. Zèbre) et il a participé
au recueil de nouvelles 13 peurs.
9 782897 700829
ANDRÉ MAROIS