La dérive du nénuphar

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Toute civilisation qui s'enlise dans l'autarcie s'étiole fatalement. Soucieuse de sa pérennisation, la culture avikam s'est résolument ouverte aux valeurs occidentales. Produit de cette symbiose, le protagoniste principal de ce roman admet que les cultures doivent s'enrichir d'expériences nouvelles. Fort de ce postulat, il s'affranchit de l'exigence d'un choix exclusif et réalise qu'il est confronté, non à un problème d'identité, mais plutôt à celui de la redéfinition de l'identité.
Publié le : vendredi 5 février 2016
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EAN13 : 9782140001062
Nombre de pages : 176
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Maximin BeugréGnadjro
La dérive du nénuphar
Roman
La dérive du nénuphar
Ecrire l’Afrique Ecrire l’Afrique
La Dérive du Nénuphar
Écrire l’Afrique Collection dirigée par Denis Pryen
Romans, récits, témoignages littéraires et sociologiques, cette collection reflète les multiples aspects du quotidien des Africains.Dernières parutions Maximin Beugré GNADJROLa Dérive du Nénuphar,2016 Gilbert GBESSAYA,A deux dans la cabane, 2016. Philippe MPAYIMANA,Rwanda, regard d’Afrique. Only forward looking, 2015. Adélaïde MUKANTABANA,Agahomamun- L’innommable wa, 2015 Nicole FAUCON-PELLET,Je viens du jardin des cafés, Une vie éthiopienne, 2015 El Hadji DIAGOLA,Merci, les femmes !, 2015 Paterne BOGHASIN,La ruine et la malédiction, 2015 Jean-Baptiste BOKOTO APANDA,Une histoire de violences, Je suis Charlie au Congo, 2015 Jean DUBUS,Là-bas, entre terre et ciel, 2015. Fred JULIANI,Contes et mécomptes d’Afrique et d’ailleurs, 2015. Jean-François Sylvestre SOUKA,Madame Gentil, 2015. Thierry VUNOKA,Héros anonymes, 2015. Jérémie MULIKARE,La vie des pygmées Batwa au Rwanda, 2015. © L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07957-8 EAN : 978-2-343-07957-8
Maximin Beugré GNADJRO
La Dérive Du Nénuphar
DÉDICACE « A Marie LEDJOU Blah, ma regrettée mère à qui me lie l’amour à l’épreuve du temps éternel et de la mort perfide». IN MEMORIAM Vénérable abbé Antonin TITO, Si cet ouvrage attise en moi le souvenir exaltant des temps prometteurs, je me retrouve empêtré dans l’incommodante situation de la sublimation d’un devoir filial, cause de mon incapacité à l’ériger en un panégyrique de l’illustre maître que vous fûtes. En effet, pour paraphraser ce joaillier des vers, c’est à vous, ô docte prélat et éminent magister des débuts de mon cheminement intellectuel que j’aurais fièrement dédié mes premiers écrits, si le respect de cette mémoire sacrée ne m'eût interdit d'inscrire un tout autre nom au frontispice de ce livre. Au-delà de ce devoir de conscience qui, hélas, me fait parjure, je vous revois impartir si patiemment, si méthodiquement, le savoir livresque et je relis en mon cœur cette exhortation prémonitoire écrite de votre plus belle plume sur ma copie d’élève : « Ingénieux disciple, tous mes compliments ! Persévérez…et vous ferez un très grand littéraire ! ». Ardu, mais noble défi ! Maître, à défaut d’y parvenir, en votre honneur, je m’y essaie et cette œuvre en fait foi. Maximin Beugré GNADJRO
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PREMIÈRE PARTIE L’ALLIANCE DU SANG
CHAPITRE 1 Jaillies des entrailles de dantesques forges sidérales, des myriades de dards incendiaires s’infiltraient à travers la maigre canopée et grillaient les feuilles sèches jonchant un sol déjà brûlé et stérile. Mues par l’instinct de survie, les lianes se démêlaient sous l’atroce morsure du feu céleste, s’étiraient à l’assaut de l’espace incandescent et étranglaient les arbres tourmentés. Plus que jamais livrés au brasier solaire, les chardons agressifs se dressaient désespérément contre l’impétueux ennemi. Tout là-bas, au détour du chemin de latérite craquelée qui ceint les terres septentrionales considérablement appauvries, les platanes déshydratés agitaient tristement leur feuillage convoluté sous l’extrême canicule. Caféiers et cacaoyers, dénudés et pareils à un champ de pitons, s’étendaient dans la plaine calcinée que la vie, depuis longtemps déjà, avait désertée pour un univers inconnu. De toute part, les interminables lamentations des bêtes alanguies déchiraient l’espace délétère et se répandaient jusqu’aux confins de la géhenne sylvestre. A la vue de la terre brûlée qu’est devenue la lie des ruisseaux asséchés, des faons altérés bramaient jusqu’à épuisement et s’effondraient d’inanition. Grommelant de fureur et les yeux tout injectés de sang au vu de l’irréversible étiolement des racines nutritives, des hardes de chétifs marcassins 9
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