La Désobéissance

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Cela commence comme une histoire d'amour d'abord banale, un peu sensuelle. Puis elle se transforme en crise existentielle insolite. Trois personnages et un moteur distant, absent, dont l'existence est la question toujours posée. Dan, en quête de bonheur, parviendra-t-il à vaincre ses démons et les traverses de la vie morale ? En proie à la lâcheté des sentiments, il cède à l'héroïsme. La désobéissance à quoi ? C'est au lecteur de le deviner. La liberté, l'amour, la faute, le remords, la responsabilité sont les thèmes majeurs. C'est aussi, surtout, un hymne à la femme aimée, éternelle et toujours inacessible.
Publié le : mardi 1 septembre 2009
Lecture(s) : 217
EAN13 : 9782296682924
Nombre de pages : 260
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© L’Harmattan, Paris, 2009.
La Désobéissance
Hugues Thouand
La Désobéissance ou la Symphonie inachevée
roman
L’Harmattan
C’est l’Eternel qui dirige les pas de l’homme, mais l’homme peut-il comprendre sa voie ?
Proverbes 20,24
an n’est pas heureux, je le sais. Son âme est D tourmentée. Il a soif d’absolu. Une ambition muette et un orgueil grand ouvert lui ont laissé croire qu’il était appelé àde grandes choses. Il s’est vu aigri par la vie, alors qu’il n’était que la déception de soi. Les hommes peuvent-ils être heureux malgré eux? La vie d’un homme est la somme de ses actes qui ne sont pas que leurs désirs appliqués mais également leurs faiblesses asservies. La Providence ou le hasard, comme il la nomme, y joue un rôle moindre qu’il ne le croit. La déception est le produit de son insuffisance et des illusions sur soi-même. Dan n’a été heureux que par élans. Il s’est laissé aller à savourer samisère fauted’uncaractèreassez trempé.Il s’est trop souventabandonnéàlui-même, bien que quelquefoisdes sursauts inattendusd’énergieaient redonné un sensàsavie qu’ilcroyait perdue etdont il réclamait le terme. L’enfancedeDan n’apas été heureuse. Les temps étaient durs ; les hommes les avaient faits ainsi. Son extrême sensibilité et un sentiment tropaigude soi l’ont replié en une introspection qu’ila cultivée tropassidûment. Il ne s’est pas ouvertauxautres.Sasensualité trop vive, faculté premièrede larelationà autrui,s’est retournée sur elle-même quandelle ne s’est pas égarée.Les épreuves l’ont abattuau lieude l’endurcir.
10 LA DESOBEISSANCE
Quand il a fini sur le tard par aimer profondément et qu’il s’est engagé pour la vie, il s’est vu rédimé. Il a bravement pris en charge le couple qu’il fondait.Dan n’avait pas été reconnu par sa mère comme son amour-propre le réclamait.Donc il posa la singularité comme assise à sa nature. Reconnu par Judith dont il prisait la valeur en fondant sur elle les accomplissements dont il rêvait pour eux deux, il se prit à croire trop aveuglément en lui. Il mena son couple comme un projet d’entreprise. Judith en souffrit.Elle exprima ses mécomptes avec une vivacité qui laissaDan interdit. Il ne la comprit pas et retourna à son isolement en chien de fusil. Leurs deux égoïsmes entrèrent en conflit. Judith était ouverte sur le monde.Elle exigeait deDan un amour exclusif et dévot. Il en était peu capable. Il avait élargi le repliement sur soi au renfermement sur eux deux. L’établissement d’une famille et la fondation d’une demeure s’opposaient à la mondanité bien séculière que se proposait Judith. Judith était sensuelle par besoin.Dan s’en défendait et s’en effraya. Le désaccord s’aggrava. Les méprises altérèrent leur union qui ne fut plus qu’une mutuelle incompréhension permanente, plus souvent patente, quelquefois dissimulée sous des apparences de réparation.Dan obtint à l’arraché les objectifs qu’il s’était assignés. Ils eurent un fils. Ils eurent une maison. Ils furent au désert. Il eut une situation professionnelle convenable. Judith n’avait rien obtenu. Son insatisfaction devint rancœur. La véhémence de ses sentiments laissaitDan de plus en plus impuissant à les comprendre. Il était sensible au chagrin mais timoré devant la colère. Or la peine de Judith était un courroux violent.
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