La Guerre des Ténèbres

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3 Novembre 1943, le silence pesant de cette froide nuit d’hiver fût soudainement brisé par le passage d’un avion de guerre.
Mais suite au survol du Triangle de la Mort dans le Massif Central, l'avion s'écrase tragiquement à cause d'étranges sphères multicolores.
Le seul survivant, Eric Morton, se retrouve transporté dans un univers parallèle et y fait la rencontre d'un peuple, les antaliens.
Leur quête de puissance va les mener à la création de la Pierre Philosophale, une source quasi-illimitée d'énergie, mais dont l'influence néfaste va entraîner l'avènement de l'Empire des Ombres.
Un groupe va s'opposer à cela pour libérer la galaxie et enrayer la menace ...
Entrez dans l'aventure et accompagnez Eric Morton dans cet univers rempli de dangers !


Publié le : mardi 17 décembre 2013
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EAN13 : 9782332652126
Nombre de pages : 184
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intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-65210-2

 

© Edilivre, 2014

Chapitre I
Cauchemar et Perdition

Trois novembre mille neuf cent quarante-trois, le silence pesant de cette froide nuit d’hiver fût soudainement brisé par le passage d’un avion de guerre fendant l’air et rappelant qu’en cette période de trouble, certains résistaient courageusement à l’inacceptable.

En effet, cet avion était un bombardier de type Halifax, d’une envergure de trente mètres et long de vingt et un mètres. Conçu en mille neuf cent trente-six par le constructeur anglais Hadley Page localisé dans l’Hertfordshire au nord de Londres, il a gonflé la flotte de la Royal Air Force qui possédait majoritairement des bombardiers de type Lancaster car l’Halifax, lui, était moins utilisé pour le bombardement à proprement parler, mais plutôt pour la reconnaissance maritime, la traction de planeurs ou encore le transport de troupes et de matériel.

C’était le rôle de cet Halifax qui survolait le massif central, ou plus précisément la zone située entre Mézenc, le Puy-en-Velais et le mont Gerbier de Jonc. On appelle cette région, le « Géant des Cévennes », véritable « triangle de la mort » empreint de mystère, de légendes et de faits toujours inexpliqués.

Pour ceux qui connaissent l’histoire du triangle des Bermudes, celle du Géant des Cévennes est étrangement similaire, en effet, des avions ont disparus dans d’étranges conditions toujours inexpliquées. Des épaves d’avions inconnus y ont même été retrouvées.

C’est donc dans le ciel de ce lieu dangereux et inquiétant que le bombardier Halifax évoluait sans problème apparent, du moins pour le moment…

L’équipage était formé de huit militaires, le capitaine Pulling aux commandes et son copilote, le lieutenant Hodges, tous deux membres de la Royal Air Force. La mitrailleuse arrière de l’avion était sous la surveillance du soldat Barthélémy, fils du secrétaire de l’ambassade de France à Londres, logé sous une coupole de plexiglas l’isolant à peine du froid extérieur. Le capitaine Clark, les soldats Smith et Penfold, John Brough et le sergent Nott surveillaient quant à eux la précieuse cargaison. Des cuves contenant des vivres et un important stock d’armes à destination des résistants de la Drôme.

Une mission très importante au point que Radio Londres passa l’après-midi et le soir à diffuser l’information codée suivante : « Le sang est rouge. »

L’opération devait se faire sur un terrain du nom de Faber au nord de Marsanne, mais le responsable local de l’opération, Albert Davin, ayant été arrêté par la Gestapo, le point de largage a donc été déplacé de dix kilomètres au nord sur le terrain du nom de Temple.

Un dernier membre se trouvait à bord, Éric Morton, un scientifique un peu touche-à-tout né en Écosse de parents français, mais a longtemps vécu en France, il a été recruté au début de la guerre comme consultant de l’armée britannique.

Sa présence pour cette mission s’expliquait par sa connaissance de la région après quelques missions similaires. Les discussions allaient bon train dans le cockpit, Éric expliquait les légendes de la région qu’ils survolaient.

« Balivernes ! Ce ne sont que des fables ! Lança le capitaine Pulling dans un français parfait.

– Vous parlez très bien français capitaine ! Répondit Éric, ayant lui-même l’anglais et le français comme langues maternelle et paternelle.

– Je vous remercie, j’ai passé quelques années en France avant la guerre et comme je le dis toujours, pour bien découvrir un pays, il faut parler au mieux la langue de ses habitants. »

Un appel vint troubler la discussion, c’était John Brough, membre de la Royal Canadian Air Force, il venait demander la permission de relever le soldat Barthélémy au poste mitrailleur arrière.

La coupole de plexiglas était la zone la plus exposée au froid, le pilote autorisa donc le changement de poste et les deux militaires s’exécutèrent.

Il était un peu plus de minuit quand Hodges et Smith parlaient de leurs enfants respectifs et des inconvénients habituels. Pendant ce temps, pour une raison inconnue, la température monta à toute vitesse, l’équipage rechercha un éventuel départ de feu pouvant expliquer ce changement soudain.

Éric fit le tour de l’avion et de la cargaison, mais ne trouva rien et quand il posa la main sur la carlingue, il se brûla, l’avion était comme prit dans un tourbillon de feu si ce n’est qu’il n’y avait rien de tel. Le jeune homme prit un sac d’équipement et en sortit un kit de secours.

« Capitaine, la coque de l’avion est bouillante mais aucun départ de feu n’a été découvert à l’intérieur, résuma le scientifique en enveloppant sa main dans un bandage.

– Etrange, peut-être un éclair nous a-t-il frappés, un fort orage s’est levé. »

Le bombardier était à présent balloté dans les airs par les vents intenses et frappé de plein fouet par une myriade d’éclairs, heureusement, un avion protège ses passagers tel une cage de Faraday, un éclair frappant le haut de l’avion suit la carlingue pour sortir en dessous et rejoindre le sol sans danger pour ceux qui se trouvent à l’intérieur.

L’équipage se cramponnait à la cargaison, elle-même solidement attachée au sol de l’avion.

« Les instruments de bord sont en panne, les aiguilles tournent dans tous les sens. Fit remarquer Éric qui aidait comme il pouvait dans le cockpit.

– Le moteur droit vient de lâcher.

– Regardez ! Éric pointa du doigt des sphères lumineuses multicolores droit devant eux qui tournoyaient autour de l’appareil.

– Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Les allemands ?

– Je n’en sais rien. Conclut Pulling. Le second moteur vient de lâcher ! »

Une sorte de force semblait attirer l’appareil vers le sol, les tentatives du pilote n’avaient eu aucun effet.

La suite des discussions techniques entre le pilote et son copilote se firent en anglais quand soudain la chaleur insupportable laissa la place à un froid glacial en un battement de paupière. L’avion fût rapidement recouvert d’une couche de givre diminuant grandement la visibilité. Seules les lueurs multicolores étaient visibles au travers.

Le capitaine Pulling donna l’ordre d’évacuer l’Halifax d’urgence, ils s’équipèrent donc de parachutes et ouvrirent la soute qui s’emplit d’un vent d’une formidable intensité.

« Go ! Go ! Go ! Cria le capitaine. »

John Brough sauta le premier, suivi d’Éric, qui, juste après avoir sauté fût prit dans un courant d’air ascendant très violent qui referma la soute dans un fracas indescriptible.

Les autres soldats s’équipèrent pour tenter de rouvrir la soute, mais ce n’était plus possible, le vent avait encastré la porte dans la carlingue.

Désespérés, ils tentèrent de détruire la porte quand une lumière blanche aveuglante entoura le bombardier quelques secondes avant qu’il ne s’écrase accompagné d’une immense explosion qui fit trembler le sol.

Puis, plus rien, plus une lumière, plus un éclair, plus un coup de vent.

Deux survivants étaient encore dans les airs, John Brough qui se posa à quelques centaines de mètres du crash ainsi qu’Éric Morton qui ouvrit son parachute, enfin, essayait plutôt car ce dernier refusait obstinément de coopérer, il passa près de sphères multicolores qui disparaissaient les unes après les autres, certaines se mirent à tournoyer autour de lui.

Tandis qu’il s’acharnait sur son parachute, un regard sur ces objets lui fit se demander si elles pouvaient supporter son poids.

« Allez, je me lance, espérons que ce ne soit pas des illusions. »

Il tendit la main vers une sphère orange et tenta de s’y accrocher mais ne parvint pas à l’atteindre.

Le sol se rapprochait inexorablement et dans un dernier élan, il profita du nouveau passage de la sphère pour se jeter dessus et cette fois l’atteignit. Mais au moment précis où il la toucha, cette dernière l’entoura d’un halo lumineux orange et à quelques centimètres du sol, il disparût dans un flash orangé qui illumina brièvement le ciel après le crash.

Chapitre II
Le mystère du désert

Plus rien… l’esprit inerte, l’existence assoupie…

La première sensation, témoin du retour à la réalité, fût la chaleur, une terrible chaleur qui vous brûle, vous force à sortir de cette douce plénitude qu’est l’inconscience.

C’est dans cet état qu’Éric Morton percevait le monde avant de reprendre peu à peu connaissance. Ce sable brûlant sur lequel il reposait.

Il avait envie de se relever, mais il n’était pour le moment pas en état. Seuls ses yeux commencèrent à s’ouvrir pour être submergés d’une intense lumière qui le força à abandonner pour le moment et se reposer encore un peu.

Quelques heures passèrent, la chaleur avait diminué, de même que l’éclat ambiant. Éric parvint enfin à ouvrir les yeux, il vit un ciel bleu ensoleillé.

Puis, pour connaître sa position, il tourna la tête et remarqua qu’il y avait un désert de sable à perte de vue, ce n’était plus le massif-central. Les questions se bousculaient alors dans son esprit, il devait explorer les environs. Pour cela, il fallait se relever, ce qu’il finit par faire après quelques essais plus ou moins fructueux. Il avait maintenant une large vue du paysage qui l’entourait.

Un immense désert sans aucune structure visible qui pourrait signaler la présence de la civilisation.

Selon lui il se trouvait dans le désert du Sahara et se demanda comment il avait bien pu se retrouver à cet endroit du globe. Il se rappela de l’Halifax, de la carlingue bouillante, d’ailleurs il jeta un coup d’œil à sa brûlure, elle formait un ensemble de traits étrangement agencés.

Ceci l’intriguait au plus haut point, il fixait cette brûlure étrange avec insistance. Peu après, le soleil baissant, la nuit s’annonçait toute proche. La température dégringola et Éric décida de marcher pour trouver un lieu où s’abriter.

Après presque une heure, le froid devenait insupportable et par chance il remarqua une grotte affleurant à la surface du désert. Il s’y réfugia pour la nuit en utilisant la toile de son parachute pour s’isoler du froid.

Une fois la nuit passée, il se réveilla face à face avec un animal ressemblant à un tatou. Le scientifique se cogna la tête sur le plafond de la grotte et l’animal se sauva dans le désert.

« Ce n’était donc pas un rêve. » Dit-il en se frottant la tête où une bosse s’était déjà formée.

Son ventre criait famine, il mangea la pomme qui se trouvait dans l’équipement qui lui restait puis reprit sa route en espérant trouver quelqu’un ou alors une oasis pour étancher sa soif car sa gourde se vidait à vue d’œil.

Les heures passèrent et la chaleur, bien que moins importante que la veille, était pesante. Toujours rien à l’horizon que de vastes étendues de sable, quelques roches dépassant çà et là, rompant avec la monotonie de cette vue. Quand soudain Éric sentit quelque chose résister devant son pied ce qui le fit basculer en avant et chuter lourdement, mais heureusement, le sable avait amorti sa chute.

Après avoir craché le sable gobé, il se retourna vers l’objet du délit et remarqua une roche étrangement régulière, comme le coin d’un cube. Le scientifique tenta de s’approcher quand il sentit une forte douleur au niveau du tibia, une entaille provoquée par cette roche laissait échapper du sang, il déchira donc une partie de la toile de son parachute avec un couteau pour confectionner un bandage sommaire afin de continuer son périple. Il passa tout d’abord un peu d’iode sur la plaie pour la désinfecter et installa ensuite le bandage.

Une fois cela effectué, Éric tenta de dégager l’objet en question du sol mais n’y parvint pas, il creusa donc tout autour pour voir un peu plus de ce mystérieux objet.

Le petit animal aperçu peu de temps avant repassa près du scientifique, le fixa du regard, l’homme crut un instant voir une lueur surnaturelle dans ses yeux quand la petite bête s’en alla à toute vitesse.

« Je crois que je me suis fais un nouvel ami… » Dit-il tout en se demandant ce qu’était cette lueur dans les yeux du tatou.

Puis il reprit son travail, cet objet semblait bien plus gros qu’il ne pensait, pour le moment il avait dégagé les alentours sur deux mètres de profondeur, c’était une sorte de cube portant des inscriptions semblables à celles de sa brûlure mais formant des cercles de différentes tailles. Au centre, on trouvait une triple flamme dans un cercle de feu.

« Qu’est-ce que c’est que ça… » Il fit le tour de sa découverte et la détailla du regard.

La fonction de cet objet seulement déterré sur la moitié de sa hauteur restait inconnue, peut-être un ancien objet de culte d’un peuple nomade du désert.

La faim se faisant sentir, il fit une pose et fouilla toutes ses poches, il ne restait plus grand-chose à manger et sa gourde était quasiment vide. Le soleil était intense, il avala ses dernières rations et prit la dernière gorgée d’eau, ce n’était plus le moment de rigoler, il devait trouver un moyen de se sortir de ce mauvais pas et vite.

En s’approchant, il regarda les symboles attentivement quand sa brûlure se réveilla, sûrement à cause de la chaleur, il alla s’asseoir dos au cube et enleva son bandage pour en mettre un nouveau, mais en la nettoyant, il remarqua que sa brûlure représentait des symboles, il se tourna vers le cube, c’était les mêmes.

« Comment se fait-il que ces symboles ressemblent autant à ma brûlure ? »

Après réflexion, il regarda le premier symbole de sa blessure puis toucha ce symbole sur le cube et ce dernier s’illumina d’un éclat d’une blancheur pure. Éric fit un pas en arrière.

« Wow ! Mais qu’est-ce que… »

Il se rapprocha, les symboles étaient gravé dans la roche, mais le fond était cristallin, c’est là d’où provenait la luminescence.

« C’est peut-être autre chose qu’une simple stèle… »

Il entra ensuite le second puis le troisième symbole, la même luminescence apparut.

Lorsque toute la combinaison fût entrée, un grondement se fit sentir dans le sol, le sable remontait la pente pour s’éloigner du cube, en quelques secondes, il fût entièrement dégagé et commença à s’ouvrir sur le dessus.

Un nouveau son plus strident s’échappa du cube et une lueur bleutée apparut au sommet avant de laisser échapper un violent rayon lumineux vers le ciel puis le cube se referma.

Éric n’en croyait pas ses yeux et attendait maintenant la suite des évènements, mais rien, rien du tout. Il observa le cube, il n’y avait plus un bruit, plus une lueur, juste ce cube déterré posé là au milieu du désert, inerte.

« C’est tout ? Rien d’autre ? » Lança-t-il au cube comme si c’était une personne.

Bien que ce qu’il venait de voir était stupéfiant et l’intriguait au plus haut point, il était déçu de ne pas avoir eu de nouveaux indices.

Après quelques instants, il décida de continuer son exploration du désert et par la même occasion sa recherche d’indices. Plus le temps passait, plus il commençait à perdre espoir, la soif et la faim commençaient à le gagner.

Lorsque le soleil se coucha, il remarqua au loin le tatou qui le fixait de son regard lumineux rouge.

« Qui es-tu ? Pourquoi me nargues-tu ? Quelle est ta mission ? » Dit-il d’une voix fébrile. La bête fit demi-tour.

« Ah non cette fois tu ne vas pas te sauver comme ça, tu vas répondre à mes questions ! »

Le pauvre homme perdait la raison, il se mit à courir en direction de l’animal pour tenter de l’attraper, il gagnait de plus en plus de chemin et s’élança sur le tatou mais il tomba à côté, se releva en un éclair et reprit sa course effrénée.

« Tu ne m’échapperas pas cette fois ! »

Il prit le morceau de toile qui lui faisait office de couverture pour s’en servir comme d’un filet afin de capturer le fugitif. Il y arriva du premier coup et se jeta dessus pour le stabiliser et enfin avoir le cœur net sur ce qu’est cet animal.

Lorsque le scientifique le dégagea, la tête n’était plus solidaire du corps et des câbles en sortaient.

« Mais qu’est-ce que c’est que ça ? » Cette découverte accentuait sa perplexité sur la situation.

Quelques petits arcs électriques s’échappaient encore de la carcasse qui s’était fracturée lors de la chute d’Éric puis les yeux rouges s’éteignirent. A l’aide de son couteau, Éric sortit deux objectifs, ces yeux étaient en fait des caméras, mais qui donc le filmait ainsi ?

Notre héros n’allait pas tarder à le découvrir…

Chapitre III
Antalia

Plus qu’une légère brise dans ce désert où le soleil avait disparu. Une faible lueur émanait d’une petite cuvette nichée au cœur d’une dune où s’était réfugié pour la nuit notre héros, il avait fait du feu et étudiait cet animal mécanique d’étrange facture quand il entendit un léger grondement au loin qui s’approchait.

En quelques minutes le vent se leva, un appareil était en vol stationnaire au-dessus du campement du scientifique, un projecteur illumina la zone, tout s’envolait, il rangea au plus vite le maximum de matériel dans son sac avant d’être touché par quelque chose et perdre connaissance.

On ne saurait dire le temps qui passa suite à cette aventure dans le désert, les seuls souvenirs après sa capture furent son réveil dans une salle immaculée sur ce qui semblait être un lit d’hôpital. Une main froide lui toucha le front puis parla un peu mais Éric ne comprenait rien aux paroles. Il retrouva peu à peu ses esprit, la salle où il se reposait...

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