La légende des cinq armées

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« Soyez tous maudits ! » Et ils le furent tous. Et toi aussi, pauvre petit prince, toi qui fut engendré après la mort des autres afin de sauver ce qui restait du Royaume des Rives. Ils vont t'envoyer au bout du monde pour conjurer le mauvais sort, mais sais-tu seulement quelles épreuves t'attendent ? Les mages, penchés sur ton berceau, ont prédit que tu remporterais une victoire lointaine avant de porter fièrement la couronne du roi ton père, mais ils n'ont vu ni la peur, ni la souffrance. Maintenant, ils attendent tous de toi un miracle, petit prince. Du haut de tes six ans, sais-tu seulement ce qu'est un miracle ? Auras-tu la force de brandir ton épée et le courage de tenir tête à des guerriers qui pourraient te broyer d'une seule main?
Publié le : mercredi 7 janvier 2009
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EAN13 : 9782304026320
Nombre de pages : 376
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Titre
La légende des cinq armées
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Titre Barbara Simenel
La légende des cinq armées
Roman fantaisy
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2009 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-02632-0 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304026320 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-02633-7 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304026337 (livre numérique)
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A Olwen et Gurwan, mon petit prince et ma petite princesse
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La légende des cinq armées
CHAPITRE1
Un, deux, trois petits princes S’en sont allés Un quatrième est resté A pris la princesse par la main Avec elle a passé la porte Le lendemain Elle était morte. (Comptine des Rives)
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La légende des cinq armées
Dans la cour, les chevaux piaffaient d’impatience et une épaisse vapeur montait de leurs naseaux pour se fondre dans la brume ma-tinale. Les gardes attendaient, la lance au poing, impassibles et raides pour le salut solennel. Le Roi déposa lui-même sa fille endormie dans les bras de Messire Péléant. Il n’en finissait plus de conseiller son fils avant le départ. « Tu resteras fidèle et droit. Tu combattras avec honneur. Tu jugeras avec discernement, mon fils… », lui disait-il d’une voix rendue rauque par l’émotion. Le petit Prince s’étonnait de ces adieux dé-chirants. Il croyait partir pour un court séjour dans les terres de l’est et pensait encore revenir bientôt au Palais. La petite caravane s’ébranla enfin au son des trompettes, sous les acclamations nostalgiques des courtisans. Le Prince Sten montait pour la première fois un vrai cheval que son père lui avait offert le jour de ses six ans. Il observa avec curiosité la cité sous les « Hourra ! » des habitants. Au loin, il aperçut une dernière fois le port avant que la troupe ne s’engage sur la route des collines, qui filait droit vers la frontière de l’est. Le royaume était vaste et encore prospère. Ils chevauchèrent plusieurs jours avant d’atteindre les marches. Au-delà, et jusqu’à la frontière, l’autorité royale devenait plus théorique, et la seule loi qui prévalait restait celle des chefs de
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