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La maison sans fin

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71 pages

Ce recueil de nouvelles traduit, dans les thématiques qu'il développe et en usant du genre du fantastique, les maux dont souffre actuellement le continent noir (avarice, égocentrisme, mysticisme obscurantiste) .

Publié par :
Ajouté le : 01 décembre 2010
Lecture(s) : 65
EAN13 : 9782296707719
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© L'HARMATTAN, 2010 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-12902-3 EAN : 9782296129023
A ma mère qui malgré son absence a su
m’inspirer,
A mon père qui a été pour nous bien plus qu’un père, A mes frères et sœur Paulin, Alain, Lionel et Carine, A Lionel Kamsu pour tout ce qu’il est,
A mes frères de cœur Eric Théophane Fotso, Moïse Mbey Makang et Téguia Bogni,
A Milau Ninkam Tayou
Je vous dois à tous d’être celui
Qu’aujourd’hui je suis.
LA MAISON SANS FIN
Autrefois, il y a bien longtemps aujourd’hui, un homme s’était fait connaître de ses congénères par sa tendance à être prétentieux. Il prétendait toujours pouvoir faire ce que personne dans le village ne parvenait à réaliser. Il avait été orphelin très tôt - à l’âge de neuf ans - car ses parents avaient été tués dans un incendie qui avait ravagé la case familiale. Sa mère lui avait toujours conseillé l’humilité parce qu’elle avait senti monter en lui, alors qu’il n’était encore qu’un enfant, des relents acerbes de suffisance.
N’ayant pas écouté les conseils de sa mère, il vivait reclus et ne reconnaissait pas l’autorité du chef de village. Il avait voulu épouser la fille de ce dernier à son insu. Lorsqu’il en avait été informé, le chef était entré dans une colère folle et n’en était sorti que grâce au souvenir de l’amitié réelle et longue qui l’avait profondément lié aux parents du jeune homme. Il l’avait néanmoins condamné à vivre aux confins du village, coupé de toutes relations avec les autres villageois. On ne devait lui adresser la parole que s’il s’agissait de sa survie. Il lui fut signifié par le chef et le conseil des notables, qu’il ne serait réintégré que s’il demandait pardon et se repentait de ses fautes en présence de tous les habitants du village, car il les avait heurtés par son comportement.
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